Aujourd’hui, nous vous proposons la seconde interview du pOD : une rencontre avec Cassandra Polito. Retrouvez ci-dessous les principaux éléments abordés durant cet épisode de podcast, ainsi que différents liens et ressources utiles pour découvrir notre invité et son métier.
Sommaire
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Qui est Cassandra Polito, Chargée de communication chez Swello & Créatrice de contenu freelance ?
Pour cet épisode du pOD, le podcast dédié au Social Media de l’agence Ouest Digital, nous vous proposons de rencontrer Cassandra Polito qui est Chargée de communication pour Swello, un outil de programmation pour les réseaux sociaux. Mais aussi créatrice de contenu sur Instagram, TikTok et Linkedin. Elle est venue sud de la France pour assister au Web2Day à Nantes. Nous en avons donc profité pour la recevoir au micro du pOD, afin qu’elle nous parle d’elle, de son parcours professionnel, de son quotidien de Social Media Manager et de sa relation avec les réseaux sociaux.
Cassandra a commencé le community management (sans le savoir) à l’âge de 12 ans via son tout premier skyblog. Mais se sont ses études dans le tourisme qui lui ont permis de découvrir la communication digitale. Elle travaille désormais chez Swello, depuis plus de 2 ans,et crée en parallèle des contenus à destination des réseaux sociaux en freelance depuis plus de 6 ans.
Pour Swello, elle est notamment en charge de :
- animer les réseaux sociaux,
- gérer et créer les contenus du blog,
- rédiger les newsletter,
- et co-organiser les Swello Days (qui reviennent fin octobre 2023)
Tout ça, dans l’objectif d’aider les community managers à gagner en temps et en productivité au quotidien.
Les intervenants sur cet Ă©pisode de podcast sont :
- Gwen, chef de projet social media Ouest Digital. En plus d’être la Voix du pOD elle est pilote la stratégie social media & social ads de nombreux client de l’agence
- Bryan, co-fondateur de l’agence et directeur de clientèle.
- Cassandra, chargée de communication chez Swello et créatrice de contenu en freelance
Au programme de cet Ă©pisode de podcast
Vous êtes Community Manager ou Social Media Manager, et vous avez envie de découvrir les parcours professionnels de vos confrères et consoeurs ?
Dans cet Ă©pisode, voici ce que nous partageons avec vous :`
- Le parcours de Cassandra et comment elle en est arrivée à exercer ce double métier
- Son quotidien en tant que Chargée de communication et freelance à côté
- Ses missions & son organisation
- Ses relations avec ses collègues
- Ce qu’elle aime le plus dans son métier
- Sa passion et son Ă©nergie communicante
Ressources utiles en complĂ©ment de cet Ă©pisodeÂ
- Le site de Swello
- Le compte LinkedIn de Swello (animé par Cassandra)
- Le compte LinkedIn de Cassandra (conseils et astuces de CM)
- Le compte TikTok de Cassandra (@maison_soleil )
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Transcription de l’épisode
[Gwen] Bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur le Pod. Nous sommes ravis de vous retrouver avec un second épisode interview où nous vous proposons de venir rencontrer un invité avec nous. Et pour ce deuxième échange, c’est une invitée, Cassandra Polito.Elle a quitté le sud de la France pour assister au Web2Day à Nantes. Nous en avons donc profité pour la recevoir au micro du Pod pour qu’elle nous parle d’elle, de son parcours, de son quotidien et de sa relation avec le social media. Un premier contact avec le community management à l’âge de 12 ans via son tout premier skyblog, des études dans le tourisme où elle découvre la communication digitale et des expériences professionnelles qui n’ont fait qu’accroître son amour pour la création de contenu.
Aujourd’hui, elle nous parle de son métier comme de sa passion. Elle ne s’en lasse pas et n’échangerait sa place pour rien au monde. Allez, je vous laisse la découvrir.
C’est parti. Bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur le Pod. Donc aujourd’hui, je suis avec Bryan.
Bonjour Bryan.
[Bryan] Bonjour Gwen. [Gwen] Bienvenue dans ce nouvel épisode. [Bryan] Merci. [Gwen] Et aujourd’hui, nous ne sommes pas seuls puisque nous avons une invitée qui arrive tout droit du sud de la France, qui nous a ramené le soleil à Nantes. Donc Cassandra, bonjour. Hello Gwen.Ça va ? Oui, très bien. Et toi ?
Très bien, très bien. On est super contents de t’avoir au micro du Pod aujourd’hui. Merci à vous pour l’invitation.
Et merci à toi d’avoir fait ce long chemin. Bon, pas exprès pour nous puisque du coup, tu as fait d’une pierre deux coups. Parce que du coup, tu es venue assister au Web Today à Nantes.
[Cassandra] C’est ça, pour trois jours, faire le plein de conférences, de networking et c’est top. [Gwen] Super. Eh bien, écoute, je te propose qu’on commence. Et donc pour commencer, est-ce que tu pourrais te présenter un petit peu en nous donnant ton nom, ton prénom, ton poste et l’entreprise dans laquelle tu travailles avec quelques missions principales et depuis combien de temps est-ce que tu y travailles ? [Cassandra] Oui, bien sûr. Alors, je suis Cassandra Polito, chargée de communication chez Swellow depuis maintenant deux ans et demi. Je m’occupe des réseaux sociaux, du blog, de la newsletter.Voilà , pour résumer un peu l’émission. Mais on est une start-up, donc je m’occupe d’énormément de choses comme tout le monde.
[Gwen] Ok, ça marche. Et juste pour savoir, parce que du coup, je n’ai pas forcément l’info en tête, mais vous êtes combien chez Swellow en tout ? [Cassandra] On est douze aujourd’hui. Après, on mène une campagne de recrutement. Mais voilà , on est une petite structure et on fait énormément de choses, dont un événement qui s’appelle les Swellow Days.Donc, il m’arrive aussi de faire de l’événementiel.
[Gwen] On y reviendra un peu plus en détail tout à l’heure sur ton quotidien qui, je suis sûre, est bien rempli, comme tu le disais. Mais avant d’en arriver à ça, nous, on aimerait bien connaître un petit peu mieux ton parcours, même si, bon, on a eu quelques infos sur LinkedIn dans les posts que tu fais. Mais du coup, on aimerait bien s’intéresser un petit peu plus à ce qui t’a amené vers ton métier que tu as aujourd’hui.Et d’ailleurs, en préparant l’épisode, j’ai vu que tu avais posté sur LinkedIn une publication où tu disais que tu avais commencé le Community Management à l’âge de douze ans. Je ne sais pas si tu vois à quel point je fais référence.
[Cassandra] Oui, bien sûr. Pour la petite histoire, dans ce post, je raconte que j’ai commencé à créer du contenu quand j’avais 12 ans sur Skyblog, sur Myspace, sur Tumblr. Il y a eu énormément de plateformes avant de connaître les réseaux sociaux qui sont Facebook, Instagram, LinkedIn et TikTok aujourd’hui.Et c’est pour ça que j’ai fait cette publication qui a résonné chez beaucoup de créateurs de contenu. Donc, c’était chouette un peu de se dire « oui, moi aussi à cette époque, j’écrivais sur Internet ».
[Bryan] C’est marrant. C’est un point d’ailleurs qu’on a abordé sur le dernier épisode avec Jérôme. En fait, finalement, on ne devient pas aujourd’hui ce qu’on est par hasard.On a toujours eu une passion pour la production de contenu. Certains savaient plutôt la photo. J’ai toujours aimé la photo et du coup, j’ai transformé ça aussi avec mon métier aujourd’hui.
Toi, c’est plutôt la partie écriture, ça pourrait être la vidéo. Il y a quand même ce dénominateur commun qu’on va retrouver sur la production vraiment de contenu qui remonte parfois à très longtemps.
[Cassandra] Oui, exactement. Depuis que je suis toute petite, de toute façon, j’écris. Et là , j’écris sur Internet.Et j’aime aussi beaucoup la photo et la vidéo. Donc, ça se recoupe.
[Gwen] Alors du coup, tu viens de parler d’écriture, de photo, de vidéo. C’est des passions ou en tout cas des choses qui t’intéressaient déjà avant d’avoir ton premier Skyblog ? [Cassandra] Oui, depuis que je suis ado, ces domaines-là me passionnent. Et je pense qu’aujourd’hui dans les métiers de communicant, on retrouve beaucoup de passions. C’est vraiment ce qu’on aime faire au quotidien et d’avoir la chance de gagner de l’argent chaque mois en faisant ce qu’on aime, c’est trop cool. [Gwen] Et est-ce que tu penses qu’à cette époque déjà , tu te disais qu’éventuellement, tu pourrais en vivre ? [Cassandra] Non, jamais. Et c’est pour ça, je vais rebondir sur ta question concernant mon parcours. Post-bac, j’ai fait un BTS tourisme.Donc, je n’étais pas du tout partie dans la communication. J’avais cet attrait pour le tourisme. Et c’est là que je me suis rendue compte que finalement, la communication, le marketing, ça me plaisait et j’ai approfondi plus ce domaine par la suite.
Ok. Alors du coup, tu as fait quoi après ton BTS ? Après mon BTS, j’ai enchaîné avec un bachelor communication.
Après, j’ai fait une année de césure où je suis partie à Disney World en Floride, donc là , rien à voir avec la com, mais ça m’a permis de voyager, de pratiquer mon anglais, de visiter un petit peu les Etats-Unis. Et après, j’ai enchaîné avec un master en communication dans le sud, donc à Toulon. Et après, j’ai fait mon petit bout de chemin.
J’ai travaillé au club Med et j’ai atterri chez Swélo par la suite.
[Bryan] C’est quoi le déclic pour passer du tourisme à la communication ? Est-ce qu’il y a eu un événement ou un moment qui t’a fait dire « non, en fait, ce n’est pas forcément le tourisme qui m’intéresse, c’est plutôt de faire de la communication. » Alors après, dans le tourisme, pour débuter, mais est-ce qu’il y a eu un twist à un moment donné ?Il y a eu quelque chose qui t’a fait dire « non, non, moi, ce que j’aime, c’est communiquer, c’est de faire du marketing.
[Cassandra] » C’est des cours, tout simplement. On avait des cours de relations clients, de prestations touristiques. Et on avait des cours de e-tourisme.Et ça m’a vraiment passionnée. Et c’est là que je me suis dit « ah, mais j’adore faire des sites. » Et voilà , je suis partie là -dedans.
[Gwen] Et tu as fait tes études en initiale ou en alternance ? [Cassandra] J’ai fait de l’alternance, oui. Quand j’étais en master communication à Toulon, j’étais community manager en même temps à la ville de Toulon. [Gwen] Oui, d’accord. Donc, ce n’est pas forcément pendant ton BTS que tu as pu avoir des expériences professionnelles où tu as eu l’occasion de toucher un petit peu à la com, c’était vraiment les cours ? Oui, voilà .C’est marrant. Très bien. Et du coup, tu parlais de l’une de tes premières expériences professionnelles au Club Med.
Oui. Qu’est-ce que tu faisais sur cette première expérience professionnelle ?
[Cassandra] C’était juste après mon master. Je suis partie deux saisons avec le Club Med, une dans les Alpes et une autre en Grèce. Et donc, j’étais IGO.Il y a les GO, gentils organisateurs. Et moi, j’étais chargée de la communication digitale. Je prenais des photos, des vidéos.
J’étais chargée de mettre à jour l’application mobile qu’il y a dans chaque village. Et c’était vraiment incroyable de passer ma journée à prendre des photos, à créer du contenu, faire du storytelling et en même temps vivre des expériences, parce que le Club Med, c’est une aventure humaine. Et c’était trop chouette de commencer un peu dans la vie active par cette expérience.
[Gwen] Et du coup, tu faisais déjà un petit peu de social media dans cette expérience-là ? [Cassandra] Oui, j’avais un compte Instagram dédié dans l’hôtel où j’étais. Et j’étais chargée de créer du contenu, de les poster et d’animer les communautés, de répondre aux messages. C’était social media à fond.Première expérience pour toi, social media, à ce moment-là ? Avant, j’avais été community manager de la ville de Toulon. Voilà .
En alternance. Voilà , c’est ça. Mais mon vrai contrat, c’était lors du Club Med.
[Gwen] Ça marche. Tu peux nous parler peut-être un petit peu de ton expérience en tant que CM à la ville de Toulon, parce que du coup, en tant que CM, tu devais avoir un métier beaucoup plus spécialisé que quand tu étais au Club Med, où tu faisais aussi plein d’autres choses. [Cassandra] Oui, et puis c’était au sein d’une institution publique, donc beaucoup plus réglementée, beaucoup plus hiérarchisée. On ne poste pas du contenu comme je pourrais en poster aujourd’hui chez Swellow, une story comme ça à la volée. C’était en termes de contenu un peu plus bridé, mais ça, je pense que c’est commun à toutes les institutions.Il faut beaucoup plus respecter la charte graphique et la ligne éditoriale. Il faut vraiment être focus et on ne peut pas dévier de ce qui a été mis en place. On est un peu plus bridé en termes de créativité au sein d’une institution.
Je trouve que dans une entreprise privée.
[Bryan] Et du coup, tu dirais que ces contraintes, c’était… Est-ce que c’était ta principale difficulté ou est-ce qu’il y avait d’autres choses qui étaient plus difficiles dans ton quotidien au sein de cette collectivité ? [Cassandra] Au niveau des contraintes, oui, c’est vrai que la créativité était un petit peu bridée. Après, c’était ma première expérience, donc je n’ai pas énormément de comparaisons dans une institution publique, mais c’était très formateur en tout cas. [Bryan] C’est sûr que ça doit te faire un gap avec aujourd’hui, et comme tu te dis, tu peux faire des stories à la volée sans trop te poser la question de… Est-ce que c’est conforme à la charte, à la ligne, à l’identité ? Même s’il y a quand même des règles à respecter, mais il y a une liberté qui est un peu plus forte. [Cassandra] Oui, chez Swello, c’est vrai qu’on a une ligne éditoriale aussi, on a une charte graphique, mais on va dire que c’est un peu plus divertissant et du contenu fun pour être proche de notre communauté. [Gwen] Du coup, là , vous parliez des difficultés dans l’institution au niveau du social media. Moi, j’ai envie de te demander, qu’est-ce qui te plaît le plus dans ton métier sur le plan social media, puisque tu ne fais pas que ça, mais qu’est-ce qui te plaît le plus dans le social media au quotidien ? [Cassandra] Alors moi, j’adore créer du contenu pour la communauté. J’adore créer des tutos, des conseils, des astuces. Et j’aime beaucoup quand la communauté réagit en disant « merci beaucoup, je ne connaissais pas cette astuce ».C’est vraiment le plaisir d’aider et d’apporter des solutions au quotidien des community managers, parce qu’il y a beaucoup de problématiques et de ce fait, j’adore créer du contenu pour les aider.
[Bryan] T’as la sensation d’avoir une vraie valeur ajoutée et d’apporter quelque chose aux personnes qui te suivent. [Cassandra] Oui, exactement. C’est vrai qu’on pourrait penser que c’est futile, les réseaux sociaux, on peut se dire que c’est un petit peu superficiel, mais aujourd’hui, il existe énormément de community managers et les réseaux sociaux sont leur quotidien. J’espère pouvoir leur apporter un soulagement quand je leur propose des conseils, des astuces.Et c’est aussi la ligne éditoriale de Swelo. On veut aider les community managers pour les aider à se sentir mieux dans leur quotidien, être plus productif, avoir moins de charge mentale parce que ça, en étant community manager, on a plein de notifications tout le temps, on est hyper connecté. Parfois, on se retrouve à faire des stories tard le soir ou pendant ses week-ends.
Et nous, on veut pouvoir dire au CM « Non, vous n’êtes pas obligé, il y a des solutions qui existent ».
[Bryan] Oui, c’est aussi un moyen de faire reconnaître les coulisses du métier et de faire en sorte que ça soit un peu mieux vécu par celles et ceux qui occupent ce métier-là . [Cassandra] Oui, parce qu’on a observé un vrai manque de reconnaissance de la part de l’environnement des CM. On pense que poster une story, c’est hyper rapide. Créer un carousel sur LinkedIn, ça prend 10 minutes, mais pas du tout.Il y a une véritable réflexion en amont. Et c’est pour ça qu’on veut affirmer le rôle de CM et l’importance qu’il a dans toutes les entreprises.
[Bryan] Et comment tu parles de ce que tu fais à tes proches ? Comment tu expliques ce que tu fais et comment tu décris ton métier, tes journées auprès de ta famille, tes amis ? [Cassandra] Je t’avoue qu’ils ne comprennent pas tout le temps ce que je fais, donc j’évite d’aller dans les détails. Après, j’ai la chance d’avoir un grand frère qui est aussi dans le domaine du design et de la communication, donc ça aide. Mais c’est vrai que je ne raconte pas dans les détails parce que c’est un petit peu compliqué de dire qu’on gagne sa vie grâce aux réseaux sociaux.Mais moi, je trouve ça chouette.
[Gwen] Ils arrivent à faire la différence entre tes différentes casquettes ou pas vraiment ? C’est vrai que je suis aussi créatrice de contenu sur LinkedIn et sur TikTok. [Cassandra] Et être rémunérée pour écrire des publications, des fois, ça peut interloquer parce que pour eux, écrire sur Internet, tout le monde peut le faire. Mais nous, on sait qu’il y a une vraie stratégie, il y a une communauté derrière. C’est vrai que j’essaie de faire de la pédagogie, mais ils ne sont pas de la même époque que nous qui sommes hyper connectés. [Gwen] Justement, on parlait de ton travail chez Swello. Est-ce que tu pourrais nous parler aussi un petit peu de ce que tu fais à côté pour toi ? [Cassandra] J’ai toujours été un peu sur Instagram. J’ai fait un peu d’influence parce que j’avais une petite communauté. Ensuite, depuis deux ans maintenant, j’écris régulièrement sur LinkedIn.Là , j’approche des 20 000 abonnés. J’ai réussi à monétiser mon contenu. C’est hyper intéressant.
C’est tout nouveau, mais c’est une opportunité qu’il faut saisir. Depuis peu, je fais de l’influence sur LinkedIn et je suis aussi créatrice de contenu UGC, c’est-à -dire que des marques me contactent pour que je crée du contenu pour qu’elles le diffusent sur leurs propres réseaux sociaux à elles.
[Bryan] Tu vas leur livrer un contenu clé en main qui a été produit à 100 % par tes mains et ton cerveau. [Cassandra] C’est ça, exactement. Comme j’ai un compte LinkedIn où je poste des vidéos de rénovation parce que je rénove ma maison, j’ai une ligne éditoriale sur chaque réseau social. Cela a plu à certaines marques et je me suis lancée là -dedans.C’est tout nouveau. On observe vraiment un phénomène d’UGC, d’User Generated Content. Je trouve ça cool de pouvoir se développer et de créer du contenu et d’avoir un vrai échange avec les marques.
[Bryan] C’est quoi l’intérêt pour une marque de confier une partie de la production de contenu à une personne comme toi plutôt que de recruter une personne en interne pour le faire directement ? [Cassandra] Pour plusieurs raisons. Peut-être que la marque n’a pas la capacité financière d’embaucher une personne à temps plein. Deuxième raison, ça peut être aussi pour diversifier sa création de contenu.Parce que c’est vrai qu’un chargé de com ou un CM, il a une vision des choses, il a une manière de produire du contenu. Alors qu’un créateur de contenu, il aura sûrement des autres inspirations et produira différemment le contenu. Mais c’est aussi pour diversifier les personnes qui se trouvent devant la caméra.
C’est vrai que ça apporte une touche de diversité quand c’est une personne différente qui parle devant la caméra.
[Bryan] Oui, et le point de vue est un peu différent aussi de celui de la marque. C’est généralement une personne qui utilise le produit ou qui le connaît très bien et qui ne va peut-être pas forcément parler de la même manière, le présenter sous la même forme que si c’était la marque elle-même qui le faisait. [Cassandra] Exactement. De base, l’UGC, c’était du contenu complètement gratuit et depuis peu, ça se transforme en du contenu payant et maintenant, on assiste plutôt au créateur de contenu qui va démarcher une marque pour lui créer du contenu. Alors qu’avant, c’était plus un effet volontaire.Une personne achetait un produit et en parlait sur les réseaux sociaux mais de façon totalement bénévole. Alors que là , la tendance, elle est plus vers la rémunération.
[Bryan] On a eu un petit renversement avec ce qu’on faisait un peu avant où on allait surveiller ce qu’ils disaient sur les réseaux pour après contacter les personnes qui avaient parlé d’un produit pour leur demander s’ils étaient OK pour qu’on reprenne ce contenu pour la communication officielle. Alors que là , c’est un peu différent. C’est vraiment le créateur, la créatrice qui va proposer son contenu à la marque pour qu’elle puisse l’exploiter derrière. [Cassandra] Oui, après la marque, elle peut aussi démarcher. Moi, j’ai des marques qui me contactent grâce à LinkedIn et qui me proposent de créer du contenu pour eux. Ce qui est chouette aussi, c’est que tout est en évolution.En 2003, ça se passe comme ça. L’année prochaine, ça se passera peut-être autrement. C’est chouette de voir des opportunités qui apparaissent.
C’est chouette d’être créateur de contenu et d’avoir un champ infini et de pouvoir créer sur LinkedIn, sur Insta, sur TikTok, des choses différentes.
[Bryan] Comment ça t’est venu l’idée de proposer du contenu GC aux marques ? [Cassandra] En étant sur LinkedIn, parce que je suis beaucoup en veille, je regarde ce qui se fait, ce qui fonctionne. Je me suis dit pourquoi ne pas me lancer là -dedans. J’ai créé un portfolio et depuis, j’ai des marques qui me contactent. [Bryan] Comment tu arrives à gérer ton temps entre ton emploi, ton poste de salarié et ton activité en parallèle sur la partie du GC ? [Cassandra] Il faut savoir que je travaille 35 heures chez Swallow, mais en 4 jours et demi. On est en week-end, le vendredi à 13 heures. Ça, c’est trop cool.Je dirais que j’ai une certaine sérénité d’esprit. Mon travail chez Swallow, je l’adore et il ne me procure pas de stress particulier. Je suis dans une certaine zone de confort.
Je me challenge tous les jours au travail, mais ça me laisse de la charge mentale. Par exemple, le week-end, pour bosser sur mes projets persos, ce qui ne serait pas forcément possible si j’étais dans un emploi qui me demandait beaucoup d’énergie et qui me stressait au quotidien. Je serais incapable de créer du contenu pour moi le week-end ou les soirs.
[Bryan] C’est les conditions mises en place par ton employeur actuel qui te permettent d’envisager sereinement d’avoir une activité supplémentaire. [Cassandra] Oui, exactement. C’est ce que je préconise aussi quand on me demande sur LinkedIn comment cumuler un CDI avec du freelance. Il faut être dans une sérénité d’esprit et ne pas être stressé et ne pas avoir de problème d’argent.Il faut vraiment être dans sa zone de confort pour pouvoir entreprendre à côté.
[Bryan] Cool. J’espère que ça donnera des idées à certains d’entre vous qui nous écoutez. C’est un parcours déjà qui est très intéressant.Ça permet de faire une bonne transition, je pense.
[Gwen] Avec son quotidien ? [Bryan] Oui, tout à fait. [Gwen] On va revenir un peu plus sur la partie ton travail chez Swello. Chez Swello, tu es chargée de communication. Tu ne gères pas que les réseaux sociaux.Quel part de ton temps de travail ça te prend de gérer les réseaux sociaux parmi tout ce que tu fais d’autre ?
[Cassandra] J’essaie d’organiser mes tâches en batching, en traitement par lot. J’essaie vraiment de rester concentrée et focus sur une tâche. Par exemple, si je dois faire de la veille, je me bloque deux heures et je fais de la veille.Si je dois écrire des publications, j’aime bien le faire dans un blog. Si je dois créer des visuels sur Figma, pareil. J’essaie de condenser tout ça pour ne pas m’éparpiller.
Ça fait partie de mon quotidien, mais des fois, ce n’est pas toujours possible. Je dois faire plusieurs tâches à la fois, écrire une newsletter tout en communiquant sur les réseaux sociaux. Les réseaux sociaux, ça prend une grande partie de mon temps et j’adore ça.
Mais ce qui fonctionne aussi beaucoup, c’est que la programmation des publications, déjà ce qu’on propose chez Swillow, ça m’aide à rester organisée parce que je sais que mes publications vont se publier toutes seules tous les jours de la semaine si je les programme en amont. Si je dois faire des statistiques, je sais que j’ai mon tableau de bord. En un clic, je peux les exporter, ça me fait gagner du temps.
Pareil pour le calendrier éditorial. Notre outil m’aide beaucoup dans mon quotidien de community manager. C’est pour ça que je peux communiquer aussi bien dessus, c’est parce que moi-même, il m’aide.
Moi-même, je connais les problématiques et je peux y répondre dans mes contenus.
[Bryan] Tu disais que ça te prend une grande majorité de ton temps. Une grande majorité, c’est quoi ? C’est 50 %, 70 % de ta semaine ? [Cassandra] Oui, je dirais 60 %. Parce qu’après, c’est vrai que je m’occupe du blog et des newsletters. Je fais aussi des webinars.C’est vrai que ça me prend pas mal de temps à côté. Ça peut dépendre des semaines. Mais oui, je dirais bien 60 %.
[Bryan] Bien plus que la moitié de ton temps, bien plus qu’à mi-temps. [Cassandra] Après, ça reste un canal d’acquisition important. C’est pour ça qu’on y met des ressources humaines dessus. [Gwen] Comment est-ce que ça a été défini ? Est-ce que ça s’est fait naturellement de se dire que tu y passerais à peu près 70 % de ton temps à gérer les réseaux sociaux ? Ou est-ce que c’est Jonathan qui est le boss de Swello qui t’a dit que ça, c’est la plus grande partie de ton travail et le reste, je ne veux pas dénigrer en disant que c’est secondaire, mais ça prendra moins de temps ? [Cassandra] C’est vrai qu’on n’a jamais fait une répartition officielle, à savoir que c’est lui qui m’a formée sur ce poste. Au départ, quand je suis arrivée chez Swello, j’avais aussi la relation client, tout ce qui est réponses au chat, au mail et au téléphone. C’est vrai que mes missions étaient encore réparties différemment.Après, nous avons eu Diane qui nous a rejoints en support client. C’est vrai que j’ai pu modifier mes missions au quotidien. Mais c’est vrai que ça se fait naturellement.
Sachant que nous sommes une plateforme de réseaux sociaux, il est important que nous soyons sur les réseaux sociaux. On est présents sur TikTok, LinkedIn, Instagram, Twitter, Facebook, Pinterest, une grande majorité des réseaux sociaux. Après, il faut qu’on concentre nos efforts et notre temps.
Mais c’est vrai que la production de contenu sur LinkedIn est très importante pour nous. Quand tu es arrivée chez Swello, vous étiez combien ? On était sept, il me semble.
[Gwen] Donc, tu avais un poste chargé de com’ mis relation client, c’est ça ? Maintenant, il y a une personne ou plusieurs dédiées à la relation client. Toi, tu es toute seule sur la com’ ? [Cassandra] Aujourd’hui, j’ai Maureen qui est en stage avec nous et qui va sûrement continuer en alternance. J’aime beaucoup la former sur tout ce que je sais sur les réseaux sociaux. Petit à petit, je lui donne la main et on avance ensemble.On travaille sur Figma en collaboration. On est au bureau ensemble, mais ça permet de créer des visuels sur Figma ensemble. Aujourd’hui, je chapote un peu tout ça avec Jonathan, bien sûr, qui reste le CEO, qui a un œil sur tout ça.
Mais Maureen a rejoint l’équipe, oui.
[Bryan] Deux personnes aujourd’hui sur la partie communication et réseaux sociaux. [Cassandra] Après, il y a Diane aussi qui est Customer Success Manager, qui s’occupe également des podcasts parce que Jonathan participe à beaucoup de podcasts. Donc, elle chapote aussi tout ça, elle influence. En fait, on a un peu d’écoute aux Suisses.Et quand on a des domaines qu’on adore, on peut proposer, on peut avoir des idées pour s’y lancer dessus.
[Gwen] Ok. Est-ce que tu pourrais nous parler un petit peu de ta semaine type ? Enfin, si tu en as une. [Cassandra] Oui. Alors, il y a des temps forts dans ma semaine. Généralement, le lundi matin, je regarde tout ce qui s’est passé pendant le week-end.Parce qu’au début, je le faisais. Maintenant, je ne le fais plus. Je ne regarde plus les messages, plus les commentaires.
Ça, c’est fini. Du coup, je rattrape tout ça le lundi matin et je planifie ma semaine. Donc, j’utilise Notion qui est un outil gratuit.
Et j’ai aussi un carnet dans lequel je note toutes mes tâches à faire la semaine, les rendez-vous importants, les événements, s’il y a des webinars auxquels je veux assister. J’aime beaucoup être organisée et savoir quand est-ce que je vais faire telle tâche. Ensuite, le lundi après-midi, on a une réunion d’équipe qui ne dure pas très longtemps, mais juste pour se dire ce qui va se passer cette semaine et ce qui s’est passé la semaine dernière.
Ça me permet d’avoir une visibilité sur les nouvelles fonctionnalités, sur les événements sur lesquels je vais communiquer pendant ma semaine et sur lesquels je vais créer du contenu. À peu près pour le lundi, après, je passe à la création de contenu. C’est assez diversifié.
Aucun jour ne se ressemble et aucune semaine ne se ressemble. Mais en fin de semaine, il y a l’élaboration de la Friday News. C’est un article de blog qu’on sort ensuite en carousel sur LinkedIn et en story sur Instagram.
Généralement, j’ai des contenus qui reviennent assez souvent, mais je n’ai pas de semaine type. C’est ça qui est un peu excitant aussi. Aujourd’hui, je sais que je vais créer du contenu et c’est chouette.
[Bryan] Tu as un lundi type, mais le reste de la semaine va s’organiser en fonction de ce qui est prévu ? [Cassandra] Exactement. [Bryan] J’ai une question parce que ça fait écho à la manière dont nous travaillons aussi. Pourquoi tu as choisi le lundi matin pour préparer ta semaine et pas le vendredi matin ? [Cassandra] Le vendredi matin, c’est assez sport sachant qu’il y a la Friday News à publier. Je termine toutes mes missions de la semaine pour partir tranquille en week-end. Je préfère le lundi matin pour être dans un bon mood et me dire « Ok, cette semaine, qu’est-ce que je fais ?C’est parti, j’y vais.
[Bryan] » C’est intéressant comme approche parce que dans nos métiers, nous y compris, j’ai beaucoup de confrères et de consœurs qui font ça. Ils préfèrent, avant de partir, planifier leur semaine suivante pour se dire « Je pars en week-end la tête tranquille, sereine, je sais le lundi matin quand j’arrive ce que j’ai à faire. » Et toi, en l’occurrence, c’est un peu l’inverse.Je boucle toutes mes tâches avant de partir en week-end et je planifie ma semaine le lundi matin en commençant pour avoir une vision claire de ce qui m’attend. C’est amusant d’avoir une autre manière de faire. Mais je pense que c’est très lié au fait de faire 4 jours et demi finalement.
[Gwen] Je pense que c’est plus lié à ça Friday News. [Bryan] Oui. [Gwen] Parce qu’il y aurait la Thursday News, je pense que ça changerait la donne dans son organisation. [Cassandra] Peut-être. [Gwen] C’est vrai que nous, on a l’habitude d’avoir notre vendredi pour les tâches qu’on n’a pas le temps de faire dans la semaine ou pour des choses qu’on n’a pas le temps de faire, qu’on repousse ou pour organiser la semaine suivante. Mais effectivement, quand tu as un impératif d’une production à sortir avant une certaine heure, c’est une autre organisation du coup. [Cassandra] Oui, après la Friday News, je la sors aux environs de 9 heures et après, il me reste jusqu’à 13 heures. Mais justement, j’aime bien finir toutes mes missions de la semaine parce qu’il y a toujours quelque chose à faire quand on est en com’. On ne peut pas dire « Ah, c’est bon, j’ai terminé ».Non, il y a toujours quelque chose à faire. Tu n’as jamais fini.
[Bryan] La todo liste infinie, c’est une réalité. [Cassandra] Oui. [Bryan] Mais c’est intéressant quand même dans l’organisation parce qu’effectivement, tu as raison, ce n’est pas tant lié à votre organisation de travail, c’est plus lié au livrable qui est récurrent. Qui va finalement cadencer la fin de semaine. Et ça, je trouve que ça a quand même un point à avoir à l’esprit.C’est que quand une marque décide par exemple de lancer un support tous les mercredis, tous les vendredis, etc. Du coup, la semaine de la personne qui sera amenée à produire ce contenu-là , elle va s’organiser autour de ça. Et on en voit beaucoup des clients qui nous disent « On va lancer un truc le mardi, un truc le jeudi, un truc le vendredi » parce qu’ils ont compris que c’était important de créer des rendez-vous.
Ça, c’est bien, ça a vraiment pris dans la tête des uns et des autres. Le problème, c’est que ça a des conséquences sur la manière dont la semaine est organisée. Parce que forcément, tu as une deadline et tu ne peux pas dire « Non, je n’ai pas le temps de la faire cette semaine, donc tant pis, ça sortira la semaine prochaine.
» Et c’est vrai que je trouve que c’est un bon retour et je pense que c’est quelque chose qui est un peu sous-estimé. Quand on se dit qu’on va créer des rendez-vous ou un podcast hebdo ou une newsletter hebdo, il faut tenir compte que ça va avoir un impact sur l’organisation de ta semaine.
[Cassandra] Oui, tout à fait. C’est comme j’essaie d’envoyer une newsletter chaque semaine en fonction des fonctionnalités qui sortent. Ça prend beaucoup de temps d’établir une newsletter.On pense juste qu’il faut écrire et insérer des photos. Mais non, pas du tout. Il faut y réfléchir sur quel lien ils vont cliquer ou insérer le bouton.
C’est passionnant quand même.
[Bryan] Il y a un truc intéressant. Tu parlais de ce qui prend du temps quand on fait une newsletter. Nous, on avait une question sur la partie post-réseaux sociaux.Quand tu as des posts à faire sur les réseaux sociaux, il y a beaucoup de choses à faire avant d’avoir le post final. Qu’est-ce qui te prend le plus de temps en général pour produire un post ?
[Cassandra] Trouver la bonne idée. Parce qu’on fait énormément de veille, mais après, il y a des posts qui ne voient jamais le jour parce que finalement, non, ce n’est pas une très bonne idée. Après, comme je le disais, on fait toute la partie graphique sur Figma.Donc, on réutilise des templates. La charte graphique, elle est déjà créée. Donc, on reprend des petits éléments.
C’est vrai que parfois, ça prend du temps. Un carousel de 10 slides avec un design différent sur chaque slide, ça prend du temps également. Après, la rédaction du post, c’est hyper rapide.
Et quand tu as un post buzz, ce qui prend du temps aussi, c’est de répondre aux commentaires. Ça, on le néglige. On a envie que tous nos contenus performent, mais ça prend du temps.
[Bryan] C’est vrai, exactement. Et ça, ce n’est pas du tout prévisible pour le coup. Donc, ça peut avoir un impact sur tout le reste de ta journée. [Cassandra] Oui, parce qu’il faut évidemment répondre aux commentaires et aux messages. [Bryan] Je dois quand même préciser que vous faites partie des rares marques à répondre à tous les commentaires sur les réseaux sociaux. Enfin, je ne vais pas dire tous, mais une très grande majorité. Ce qui fait que ça a quand même un impact assez fort.Parce qu’on a vraiment une sensation de proximité avec Swello et toute l’équipe. Et on a presque la sensation de vous connaître alors qu’on ne vous a jamais vraiment rencontrés. Et ça, je trouve que c’est quelque chose qu’il y a à souligner dans le travail que vous faites et qui est du vrai travail de community management pour le coup.
[Cassandra] Oui, en fait, c’est vraiment l’objectif de se montrer authentique, sincère et proche de notre communauté. Si on a des belles statistiques, c’est avant tout grâce aux personnes qui likent et qui commentent. Et on met un point d’honneur vraiment à répondre à tous les commentaires.Là , sur notre dernier post, par exemple, il y a eu des commentaires qui n’étaient pas d’accord avec nous. Ce n’est pas grave, on répond, on est bienveillant. Et aussi, on répond à toutes les publications qui nous mentionnent sur LinkedIn, par exemple.
Ça commence à faire beaucoup par jour, mais il faut le faire. Si une personne prend le temps de faire un post sur nos fonctionnalités, on répond, on commente.
[Bryan] Et ça peut donner des idées de contenu aussi, les commentaires. Est-ce que ça vous alimente ? [Cassandra] Oui, tout le temps, on a des questions et on se dit « trop chouette, on va faire un carousel sur cette question ». Ou un article de blog, c’est cool. [Bryan] En synthèse, ce qui prend le plus de temps, c’est de trouver la bonne idée, de regarder un peu ce qui se fait, des questions qu’on vous pose régulièrement. Et après, de dire « une fois qu’on a trouvé l’idée, je vais passer à la phase de production ». Mais finalement, la production en tant que telle, rédaction, création du visuel, ce n’est pas ce qui va représenter la majeure partie du temps quand il y a un post à publier sur les réseaux sociaux.C’est vraiment la recherche de l’idée et du sujet de ton post.
[Cassandra] J’irais que c’est 50-50. [Bryan] Très bien. [Gwen] Ça marche. Tu parlais de répondre à toutes les personnes qui font une publication pour parler de Swello. Comment est-ce que vous vous intéressez, comment est-ce que vous surveillez ce qui se dit de vous sur Internet en général ?Pas forcément que sur les réseaux sociaux, mais comment vous faites votre veille à ce niveau-là ?
[Cassandra] On a un channel sur Slack. C’est une messagerie instantanée, automatisée avec un bot qui nous dit à chaque fois que quelqu’un publie quelque chose sur Swello, ou nous mentionne. Même s’il n’y a pas le arrow base, s’il y a Swello dans la phrase, on est au courant.C’est pour ça qu’on va voir, on répond et on commente. Sur LinkedIn, on va dans la partie mention et on regarde. C’est un travail tous les matins à faire, mais c’est incontournable.
Surtout, ça nous fait de la visibilité de répondre également.
[Bryan] Il va falloir nous donner la recette du bot Slack, parce que je pense que ça va intéresser beaucoup de monde. [Cassandra] Je ne sais pas dans les détails comment il est configuré, parce qu’il était déjà là quand je suis arrivée, mais c’est vraiment très utile. C’est très pratique. [Gwen] Ça marche. Tout à l’heure, tu disais que vous voudriez que tous les postes marchent. C’est quoi pour vous un poste qui marche ? [Cassandra] J’ai dit ça en général. Pour tous les community managers, on a envie que le poste sur lequel on a passé du temps fonctionne, qu’il y ait des likes, des commentaires, des partages. Après, ça peut dépendre.Notre but, c’est quand même de promouvoir notre produit, mais on le fait subtilement. On veut d’abord apporter de la valeur. Une fois que notre prospect aura besoin d’un outil de gestion de réseaux sociaux, il va penser à Swellow.
Pour nous, un poste qui fonctionne, c’est si derrière, on convertit. Mais ça, c’est difficile de savoir. Un poste qui fonctionne, c’est quand il y a quelques commentaires positifs.
Ça dépend des réseaux après.
[Bryan] Une des statistiques les plus importantes à vos yeux, c’est la conversation qui est générée autour de vos publications. C’est ça que vous cherchez à faire. Il n’y a pas forcément d’objectif de générer du trafic derrière ou de générer de la visibilité.Ce qui est très important, d’abord, c’est la conversation, c’est le commentaire.
[Cassandra] C’est un tout, c’est un ensemble. Au niveau des chiffres clés, c’est vrai qu’un commentaire est plus fort qu’un like, par exemple. C’est vrai qu’on préfère engager la conversation avec notre communauté qu’un simple like.Mais après, on est très content d’avoir juste un like aussi. On fait de la notoriété, de la visibilité et bien sûr de l’acquisition. C’est le but premier.
[Bryan] Est-ce que vous avez des objectifs différents entre vos contenus ? Il y a forcément des contenus qui vont peut-être avoir un objectif plutôt de générer des commentaires, d’autres qui vont plutôt avoir un objectif de s’inscrire à un webinaire. Est-ce que vous avez construit comme ça, dans votre ligne éditoriale, des formats qui vont avoir un objectif bien spécifique et qui vous permettront de vous dire ça, ça a marché, ça, ça a moins bien marché parce que là ici, ce qu’on cherchait, c’était faire en sorte que ça génère des inscrits au webinaire ou là ici, c’était parce qu’on cherchait à avoir des commentaires, etc.Est-ce que vous avez comme ça déterminé des formats avec des objectifs spécifiques ?
[Cassandra] Oui, bien sûr. En fait, on a plusieurs objectifs et différents contenus qui correspondent. Par exemple, un contenu éducatif à travers des carousels, à travers des reels qui vont apprendre des tutoriels.Par exemple, comment insérer un arc-en-ciel dans sa story, ce genre de petites astuces. Donc ça, c’est plus du contenu éducatif. Après, on a du contenu plus images de marques, culture d’entreprise.
On va montrer l’équipe, on va montrer les événements qu’on fait pour promouvoir un petit peu notre culture d’entreprise. Ensuite, on a du contenu un peu plus divertissant avec les mèmes. Donc, on a fait un concept qui s’appelle les mèmes creudis.
Ce sont des mèmes qu’on publie le mercredi et en général, ça fonctionne plutôt bien. Donc ça, c’est plutôt humoristique, divertissant. Après, on a plus inspirationnel avec des citations de motivation.
En fait, on mélange un peu tous ces contenus pour au final donner une recette à notre communauté pour qu’elle ne soit jamais lassée. Et bien sûr, on a le contenu plus produit. Donc là , on va parler des fonctionnalités de Swello pour dire à notre communauté « Coucou, on est là et on sert à ça.
[Gwen] » Alors, tu nous disais tout à l’heure que vous êtes douze chez Swello maintenant. Est-ce que tes collègues, en fonction de leur poste à chacun, arrivent tous à comprendre ce que toi, tu fais ? Ou est-ce que tu as un peu cette sensation, comme avec certains de tes proches, qu’ils ne comprennent pas toujours ce que tu fais ? [Cassandra] Alors, j’ai de la chance parce que chez Swello, c’est une startup et on est dans l’univers de la tech. Donc, tout le monde est plus ou moins connecté et alerte sur les nouvelles technologies. Donc, sur ça, j’ai de la chance.Mais par exemple, quand j’étais dans une institution publique, c’est vrai que tout le monde ne connaît pas l’émission d’un community manager. Mais aujourd’hui, j’ai de la chance.
[Bryan] Est-ce qu’à l’inverse, le fait d’être dans une boîte où les personnes sont assez connectées et à l’aise avec les outils, ça n’a pas un autre effet qui est peut-être plutôt négatif ? C’est que chacun, chacune se sent légitime pour te dire ce qu’il serait bien de faire sur les réseaux sociaux. Est-ce que ça n’a pas quand même cet effet plus négatif ?Est-ce que tu le ressens parfois ?
[Cassandra] Non, je ne ressens pas du tout ça. Au contraire, avec Diane qui s’occupe du support, elle est aussi créatrice de contenu sur LinkedIn. Et justement, on peut s’échanger nos bonnes pratiques.S’il y a un poste qui fonctionne, on s’encourage toutes les deux. Je trouve que c’est vraiment une force. On est une boîte sur les réseaux sociaux, donc tout le monde connaît l’importance des réseaux sociaux.
Et on sait à quel point c’est important de communiquer dessus. Donc j’ai vraiment de la chance à ce sujet.
[Bryan] Tu n’as pas besoin d’éduquer en interne sur ce qu’on peut faire, ce qu’on ne doit pas faire, etc. Ça va plus être des contributeurs et des contributrices internes plutôt que des personnes qui vont te dire à quoi faire parce qu’ils ont passé un poste sur LinkedIn et qu’ils ont découvert la recette miracle sur un poste d’une personne qu’ils ne connaissaient pas. [Cassandra] Voilà , exactement. Et après, mon boss, le CEO de Swello Jonathan, il a mon âge et il est aussi hyper connecté et à l’aise avec les réseaux sociaux. Donc, on a plus des discussions sur les tendances, sur comment on pourrait s’améliorer, mais c’est toujours positif. [Bryan] Intéressant de parler du management de Jonathan. Les contenus, quand tu les as produits, est-ce que quelqu’un te les valide, les relie ? Comment ça fonctionne ?Avant de les sortir, est-ce qu’il y a une phase de relecture, de validation ? Et si oui, qui s’en occupe ?
[Cassandra] Oui, alors il y a une phase de validation et je trouve que c’est toujours mieux d’avoir une relecture par quelqu’un d’autre parce que parfois, on pense dire quelque chose et au final, ça n’a aucun sens. Donc, c’est cool d’avoir une relecture. Et c’est Jonathan directement qui valide mes contenus.Et aujourd’hui, comme on travaille avec Maureen qui est en stage chez nous, du coup, il y a une double validation. Ça passe d’abord par moi et ensuite Jonathan s’il a quelques retours à faire. Et c’est toujours mieux d’avoir trois cerveaux sur un visuel, sur un carousel que un seul.
[Bryan] Oui, et puis, est-ce que c’est clair déjà dans un premier temps d’avoir un contre-regard ? Et puis, quand on a passé du temps sur un texte ou sur une image, parfois, on ne voit plus les petites fautes, les coquilles. Donc, le fait d’avoir quelqu’un d’autre qui va regarder, tout de suite, tu vas avoir quelqu’un qui va dire, attention, là , il manque une virgule.Attends, il y a une phrase où tu as accordé un verbe au pluriel alors que tu utilises un singulier avant. Parce que juste, tu as reformulé ta phrase et du coup, tu as oublié de rechanger tout l’orthographe derrière. C’est vrai que c’est quand même assez confortable d’avoir cette double validation.
[Cassandra] C’est ça et les erreurs, ça existe. On n’est pas parfait, donc, il peut nous arriver de faire des fautes. Et surtout, de base, j’ai un master en communication, mais je ne suis pas designeuse.Donc, je ne connais pas toutes les bases du design. Et des fois, Jonathan est là pour me dire, attention, il n’y a pas assez de marge, ce n’est pas aligné et c’est des retours qui font que mon contenu est encore meilleur.
[Bryan] Alors, du coup, c’est bien d’avoir une validation. Mais par contre, ça pose une contrainte. C’est que tu ne peux pas produire un contenu le matin pour le midi.En tout cas, c’est quand même très lié à l’agenda de la personne qui va relire. En général, vous prenez de l’avance. Et si oui, combien de temps avant un post est prêt, avant sa publication ?
[Cassandra] Alors, ça peut dépendre de beaucoup de facteurs. Mais généralement, on a bien deux semaines de contenu qui sont prêts, en tout cas visuellement. Après, on rédige les wordings et on les programme sur Swallow.Mais c’est vrai que comme on fait des séances de batching, on regroupe vraiment la création visuelle. C’est un gros bloc de publications qui sont déjà prêtes et qui n’attendent que la validation.
[Bryan] Donc, en général, deux semaines avant, c’est déjà quasi prêt. Ce qui nécessite une grosse capacité d’anticipation. Tu ne peux pas te dire, le post qui est prévu pour jeudi, je le ferai mercredi.Parce que là , je n’ai pas le temps, je n’ai pas envie, j’ai la flemme, je n’ai pas les infos. Il y a quand même une compétence à avoir, qui est cette capacité d’anticiper et cette rigueur aussi pour tenir les échéances.
[Cassandra] Oui. Après, je ne dis pas que c’est toujours comme ça. Il peut arriver qu’on soit un petit peu en retard et que le post de demain n’ait pas été validé.Mais ce n’est pas grave. Je veux dire, ce n’est pas un métier où il y a mort d’homme si on ne publie pas un contenu. Donc, il faut apprendre aussi à lâcher prise.
Et si un contenu n’est pas validé, il ne sera pas publié demain. Ce n’est pas grave.
[Bryan] Oui, tout à fait. C’est important ce que tu dis. Ça nous arrive au quotidien.Des fois, on se met la pression parce qu’un client n’a pas validé un post. Et oui, mais en même temps, s’il n’est pas validé, tant pis. À un moment donné, tu as fait ton travail, ça n’a pas été validé.
Parfois, on se rend compte qu’il peut être publié deux jours plus tard, voire même des fois deux semaines plus tard, voire même d’autres fois deux mois plus tard, parce qu’on a quand même des contenus qui sont assez froids. C’est la chance qu’on a aussi dans notre métier, c’est de pouvoir aussi produire des contenus qui ne sont pas liés à une date. Donc oui, effectivement, il faut savoir lâcher prise quand on a travaillé sur un post qui n’a pas été validé.
C’est pas grave, en fait, il n’est pas perdu. Il peut être repoussé, réadapté.
[Cassandra] Après, je comprends que ce soit frustrant. Au début, c’est vrai que je prenais un petit peu à cœur en me disant « Oh là là , mon calendrier éditorial, il va être tout perturbé. Mon feed Instagram, ça ne va plus du tout.» Et maintenant, j’apprends juste à me dire que ce n’est pas grave. Il y a des publications qui sont postées 6 jours sur 7 sur LinkedIn. Donc, si un jour, je ne poste pas, ce n’est pas grave.
[Bryan] Et personne ne le verra. [Cassandra] Personne ne s’en rendra compte. [Bryan] C’est vrai que souvent, quand on prend un peu du recul, on se rend compte que « Ah, t’as oublié de publier le vendredi alors que tu le fais toujours d’habitude. » Mais en fait, parfois, on ne va pas forcément s’en rendre compte. Par contre, on s’en rend compte quand ça devient récurrent.C’est-à -dire que si votre news du vendredi, vous oubliez de la faire un vendredi, ok. Mais par contre, au bout de 2-3 vendredis, on va peut-être vous dire « Mais au fait, ce format a disparu.
[Cassandra] » C’est vrai que quand on prend des pauses, par exemple, juste à Noël, ça nous arrive très, très rarement. On nous demande « Ah, il n’y en a pas cette semaine ? » Donc, on sent que c’est un rendez-vous assez important pour certaines personnes.Donc voilà , c’est vraiment une obligation. Chaque semaine, la Friday News, elle est publiée.
[Bryan] Oui. Il faut savoir lâcher prise, mais il ne faut pas tomber dans le travers, de créer du chaos et de tout oublier derrière. [Gwen] Alors du coup, tu disais que Jonathan relisait tes publications. Donc, tu as Maureen qui travaille aussi avec toi au quotidien et Diane. Donc, vous êtes quatre chez Swellow à participer à la communication digitale ou est-ce qu’il y a d’autres personnes ? [Cassandra] Alors, aujourd’hui, oui. C’est vrai qu’on a un gros pôle de développeurs. C’est très important chez nous.Après, on a Mathilde qui est plus au niveau du business développement. Et ensuite, on a Florence qui est plus sur la partie administrative. Donc, c’est vrai que le pôle com, market team comme on nous appelle, on est quatre, oui.
Pas full time sur la com à part moi et Maureen. Mais sinon, on est quatre à participer à la communication. Ça marche.
[Bryan] Alors, il y a un truc que vous faites beaucoup chez Swellow et qui est une question qu’on a très souvent. Vous êtes présents sur LinkedIn, vous avez la page d’entreprise et vous y êtes aussi à titre personnel. Et du coup, comment vous déterminez qui doit être publié en premier sur la page d’entreprise, sur les profils ?Est-ce que les profils peuvent reprendre des contenus de la page d’entreprise ? Comment vous organisez justement cette relation entre les profils et la page d’entreprise ?
[Cassandra] Alors, on a mis au point une stratégie d’employee advocacy. C’est le fait de publier à titre professionnel sur LinkedIn en faisant la promotion de la page. Dans un sens, ça nous fait de la visibilité en tant que profil personnel, mais aussi sur la page Swellow.Donc, c’est gagnant-gagnant. On laisse toujours la primeur à la page Swellow de publier un contenu. Donc, si c’est un carousel éducatif, si c’est la Friday News, tous nos contenus qui sont publiés, c’est d’abord sur Swellow.
Et ensuite, nous, on peut reprendre, si on a envie, on peut le poster. Mais ce n’est absolument pas une obligation. Ce n’est pas écrit dans notre contrat qu’on doit écrire sur LinkedIn en faisant la promotion de Swellow.
Mais généralement, on le fait de bon cœur parce qu’on sait que ça donne de la visibilité et c’est donnant-donnant. Et au niveau des contenus personnels que l’on poste, c’est assez diversifié. Par exemple, Diane va plus parler du contenu photo, de personnel branding.
Moi, j’ai plus parlé d’influence, d’UGC, de création de contenu. Et Jonathan va plus parler d’entrepreneuriat parce que c’est lui qui a fondé Swellow, il a fait des start-up week-end. Donc, on a chacun notre ligne éditoriale, mais on incorpore des contenus de Swellow.
C’est comme ça, je pense, qu’on arrive à ne pas saouler les gens, en faisant la promotion de Swellow tout le temps.
[Bryan] Ce qui est intéressant, c’est quand tu parles de primauté à la page, quand ça concerne l’entreprise, le produit, la culture, etc. Et après, c’est basé sur le volontariat, sur la partie profil. Chacun va pouvoir reprendre des éléments à son compte s’il souhaite le faire.Et après, sur la partie profil, vous avez chacun vos sujets, vos thèmes de prédilection qui sont liés de près ou de loin à votre poste et à vos expériences passées. Exactement. C’est intéressant.
[Cassandra] C’est complémentaire. Et on observe dans beaucoup d’entreprises cette stratégie d’employé-advocat ici parce que pousser le collaborateur à publier sur LinkedIn, ça doit être un choix et non pas une obligation. Mais si la culture d’entreprise est positive, dans ce cas-là , c’est gagnant-gagnant.Par exemple, j’ai le droit d’emmener mon chien au travail tous les jours à Poppy. Et forcément, je communique dessus sur LinkedIn. J’ai plein de commentaires en mode « c’est génial », mais j’ai aussi des commentaires négatifs.
Il y en a à chaque fois. Mais c’est un avantage de plus pour communiquer sur Swillow.
[Bryan] Oui, c’est intéressant ce que tu dis. C’est un choix quand même. Personne ne va te forcer à le faire.Qu’est-ce qui te fait choisir ? Qu’est-ce qui te donne envie de publier sur ton entreprise au-delà d’un des avantages que tu as de pouvoir emmener ton animal de compagnie ?
[Cassandra] Comme je suis dans la communication, c’est sûr que je veux donner de la visibilité à la page. Surtout que je crée du contenu pour. Mais j’ai vraiment envie de montrer notre culture d’entreprise.Par exemple, il y a le congé menstruel qui est en place. Il y a des tampons dans les toilettes. C’est important, c’est des sujets d’entreprise.
J’espère vraiment inspirer d’autres entreprises à faire de même parce que je sais que j’ai de la chance de vivre dans de bonnes conditions au travail. Parfois, ça peut ouvrir les yeux, inspirer. C’est pour ça que je crée du contenu en faveur.
[Bryan] C’est intéressant. [Gwen] Je voulais revenir sur la partie création de contenu. Est-ce que c’est toi qui produis toutes les photos, vidéos qui vont te servir à communiquer sur les comptes de Swello ? Est-ce que tu es la photographe vidéaste en sous-marin de Swello ? [Cassandra] Je ne suis pas toute seule. Diane aussi prend des photos. Mais c’est vrai que, par exemple, si j’ai besoin d’un visuel d’ordinateur pour un carousel, je vais prendre la photo.On a un compte sur Unsplash. Je ne sais pas si vous connaissez. C’est une banque d’images gratuites.
On met nos photos dessus. On voit que les gens les utilisent. A chaque fois, on essaie de placer subtilement Swello.
C’est encore un plus dans notre communication. J’adore faire de la photo et de la vidéo. Oui, je m’en charge parfois.
Ça marche.
[Bryan] Si on parlait des contenus, dans la ligne éditoriale de Swello, vous avez choisi d’aller sur la partie gain de temps. Ça, on comprend assez bien par rapport à votre produit. Il y a un deuxième axe sur la productivité, la charge mentale, etc.Pourquoi avez-vous choisi d’aller sur cet axe-là et pas sur d’autres axes qui auraient pu être plus proches de votre produit ?
[Cassandra] On s’est rendu compte que la santé mentale était très importante pour tout le monde, notamment pour les communicants. C’est lié à la charge mentale digitale qu’on a au quotidien. On a choisi d’intégrer ce sujet à notre ligne éditoriale pour montrer un peu plus d’humain.On a une culture d’entreprise qui fousavorise le bien-être. C’était essentiel pour nous de communiquer dessus au sein de notre stratégie éditoriale.
[Bryan] L’idée, c’était d’avoir un peu d’impact sur ce que vivent vos homologues et d’essayer de faire évoluer les mentalités sur ce métier-là . [Cassandra] On est dans une société où on doit être toujours plus productif, travailler plus, faire du contenu en masse. On voulait rétablir le bien-être dans la balance et dire que c’était important d’y faire attention. [Bryan] Est-ce qu’on parle un peu des outils de Cassandra ? Parce qu’on a parlé un peu de Figma. On va peut-être commencer par ça, d’ailleurs.Forcément, tu dois avoir une stack d’outils que tu utilises très souvent. Tu parles beaucoup de Figma. Pourquoi vous utilisez Figma et pas d’autres outils comme Canva, qui sont très connus ?
Pourquoi ce choix-lĂ ?
[Cassandra] De base, on utilisait Adobe XD, de la suite Adobe. Mais on était un peu limité concernant le travail collaboratif. On ne pouvait pas ouvrir le même fichier si l’autre était dessus, avec Jonathan.Notamment pour les validations, c’était un peu compliqué. Alors que sur Figma, déjà , c’est sur le navigateur web. On peut travailler en live tous les deux sur un même document.
C’était beaucoup plus facile. Les fonctionnalités sont beaucoup plus développées aujourd’hui. Donc, on a penché pour cette solution.
[Bryan] Et pourquoi pas Canva ? [Cassandra] Pourquoi pas Canva ? Parce que Jonathan a fait des études dans le design et dans le développement. Du coup, il n’a jamais utilisé Canva. [Bryan] Très bien. C’est intéressant comme retour. Oui, je connais un peu Figma.C’est très utilisé pour faire des maquettes de sites web. C’est bien de savoir qu’on peut aussi l’utiliser pour faire des maquettes de visuels pour les réseaux sociaux. Au final, c’est assez logique quand on y pense.
Mais c’est intéressant de savoir qu’il n’y a pas que Canva dans la vie.
[Cassandra] Non, après, je n’ai pas du tout de haine contre Canva. Je l’utilise parfois pour faire des présentations, par exemple. Mais voilà , c’est un choix aujourd’hui qui nous convient, Figma. [Gwen] Et alors l’autre jour, il y a déjà quelques semaines, tu avais fait une publication top 15 de tes outils préférés. Est-ce que tu pourrais nous dire, peut-être pas les 15, mais quels sont tes 3-4 outils préférés que tu utilises le plus dans ton quotidien ? [Cassandra] Oui, déjà Notion pour tout ce qui est écrit. Dès que j’ai une idée, je la note sur Notion. Dès que je dois faire un calendrier ou partager un document, ce sera sur Notion.Ensuite, Figma du côté visuel. Bien sûr, tout ce qui est programmation de poste, analyse des statistiques, veille, c’est Swellow. J’adore aussi la prévisualisation du feed Instagram sur Swellow.
Ça, j’adore agencer les visuels pour que ce soit harmonieux. Ensuite, d’un point de vue création vidéo, il y a CapCut, qui a été racheté par le groupe de TikTok. Ça, au niveau transition, texte, sous-titrage automatique, c’est vraiment top et c’est gratuit.
Il y a plein de possibilités de personnalisation, de typos. On peut même faire du suivi d’objets dynamiques. On peut même effacer l’arrière-plan.
C’est hyper complet, c’est gratuit et on peut l’utiliser sur l’ordinateur aussi. Ça, pour les community managers, c’est vraiment un essentiel aujourd’hui. Ça, c’est un peu les outils que j’utilise au quotidien en tant que chargée de com chez Swellow.
J’utilise MailChimp pour faire les newsletters et le blog est sur WordPress en back-office.
[Bryan] Tu as parlé dans ton top 15 de chat GPT, de mémoire. Comment tu l’utilises au quotidien ? C’est quand même un sujet qui monte, on en parle de plus en plus.Il y a des avantages et des inconvénients. À quel moment ça intervient dans ton quotidien ?
[Cassandra] Ça intervient un peu, notamment au niveau de la première phase d’inspiration, de veille. C’est très facile de trouver des idées de contenu ou de définir des problématiques de community manager. C’est une phase un peu inspirationnelle.Ça intervient comme la veille. Je peux regarder des posts LinkedIn et me dire que c’est une bonne idée. Je peux demander à chat GPT des idées.
Je me base dessus, mais ça ne sera jamais le contenu final.
[Bryan] Ça t’évite le syndrome de la page blanche. [Cassandra] Oui, c’est un outil. [Gwen] Ça marche. On a brièvement parlé de la partie veille, mais on ne s’est pas arrêté sur ce sujet. Comment fais-tu ta veille pour te tenir à jour de toutes les nouveautés socials médias, pour pouvoir alimenter tes publications ? [Cassandra] Je scrolle. Dès que je vois un post qui m’inspire ou qui m’interpelle, je l’enregistre. Je fais une capture d’écran pour le retrouver par la suite, quand je serai dans la phase de création de contenu.Pour tout ce qui est veille des nouvelles fonctionnalités sur les réseaux sociaux, sur Twitter, il y a un compte. C’est une mine d’or, c’est Matt Navarra. C’est un anglais.
Il publie énormément de choses sur les nouveautés des réseaux sociaux. C’est comme ça qu’on arrive à se tenir à la page de ce qui se passe en temps réel. Si Insta sort une nouvelle fonctionnalité, on le sait tout de suite.
[Bryan] Tu es abonnée à sa newsletter aussi ou c’est uniquement son compte Twitter que tu suis ? [Cassandra] Uniquement son compte Twitter. C’est vrai que je suis abonnée à sa newsletter, mais généralement, c’est des redits de ce qu’il a dit en tweet. C’est vrai que je ne la lis pas forcément. [Gwen] Ça marche. J’aurais une dernière question par rapport à ton quotidien. Quelle serait ta plus grande difficulté au quotidien dans ton métier de chargée de communication slash committee manager ? [Cassandra] Ma plus grande difficulté ? Franchement, j’ai un quotidien assez facile. On ne va pas se mentir.Comme je le disais tout à l’heure, je ne sauve pas des vies. Ça reste un métier passion que j’aime faire, créer du contenu. Je peux dire que c’est l’hyper-connexion peut-être.
C’est la charge mentale qu’il faut toujours produire du contenu, trouver des nouvelles idées.
[Gwen] C’est une bonne réponse. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse d’ailleurs. [Bryan] C’est quelque chose qu’on entend très souvent. On est constamment dans la production en continu. Il y a des thématiques autour du recyclage.C’est en train d’émerger de plus en plus. C’est quand même une contrainte assez lourde. On doit produire du contenu en permanence, avec les problématiques que ça soulève derrière d’un point de vue environnemental.
Chaque lundi, tu repars de zéro sur le contenu à produire. Ce n’est pas toujours facile.
[Cassandra] Oui, d’où l’utilisation parfois de chat JPT qui peut nous donner des idées quand on n’en a pas forcément. [Bryan] Des idées, des nouvelles perspectives. Dans ton quotidien, est-ce qu’il y a des choses que tu fais et que tu as tendance à repousser ? Tu te dis qu’il faut encore que je le fasse, ça revient toutes les semaines ou tous les mois.Des choses qui ne sont pas difficiles, mais assez pénibles à tes yeux.
[Cassandra] Non, je n’ai pas d’idées en tête tout de suite. J’ai de la chance de ne pas être objectivée sur les statistiques. Chaque mois, je ne dois pas produire un reporting en disant que telle publication a bien fonctionné.Jonathan me fait confiance. Je ne dois pas atteindre un nombre précis d’abonnés chaque mois. Je n’ai pas de stress par rapport aux statistiques.
Du coup, je n’ai pas de tâches liées qui m’embêtent un petit peu.
[Bryan] Il n’y a pas cette petite tâche dans ton ocean qui revient régulièrement où tu te dis que tu as encore ça à faire. Il n’y a pas de tâches pénibles. [Cassandra] Non, je ne vois pas en tout cas. [Bryan] C’est top, tu as bien de la chance. [Gwen] On parle des social ads. Est-ce que tu fais des social ads pour Swello ? Non.Vous en faites et ce n’est pas toi qui t’en occupe ? Non, on ne fait pas d’ads sur les réseaux sociaux.
[Bryan] Incroyable. [Cassandra] Notre contenu organique, pour l’instant, fonctionne plutôt bien. Pour le moment, non, ce n’est pas dans notre stratégie. On a fait des ads sur Google à un moment donné pour le référencement de notre site.Mais sinon, sur les réseaux sociaux, non.
[Bryan] Là aussi, c’est un retour assez intéressant. Aujourd’hui, je dis « on » parce qu’on s’inclut dedans. On recommande de plus en plus de joindre des ads à une stratégie de contenu.Notamment pour une marque qui se lance sur les réseaux sociaux. Aujourd’hui, c’est très difficile d’émerger sans avoir le coup de pouce publicitaire. Swello, vous avez la chance d’être arrivé il y a quelques années.
Vous n’êtes pas une nouvelle marque. Mais c’est vrai que c’est de plus en plus difficile de réussir sans avoir un budget publicitaire pour essayer de booster l’ensemble. Sans forcément faire de l’acquisition.
Souvent, les gens pensent que social ads équivaut à l’acquisition bas de tunnel. On peut aussi faire des social ads uniquement en haut de tunnel pour faire découvrir les contenus, etc. Chez vous, il n’y a pas d’ads.
C’est 100% organique, 100% naturel.
[Cassandra] Oui. Après, nous, on est un SaaS. On est en B2B.C’est différent qu’une marque qui voudrait vendre ses produits aux grands consommateurs. C’est vrai que, par exemple, sur Facebook, on délaisse totalement. Sur nos publications, on a 2-3 likes.
Mais c’est OK, ce n’est pas grave. On recycle du contenu sur Facebook. On ne va pas mettre de l’argent dessus pour être plus visible.
Sur LinkedIn, on arrive à faire de la visibilité. On dépense en 0€. C’est plutôt chouette.
Si on avait vraiment des objectifs de vente et qu’on voulait chiffrer ça derrière, les ads seraient pertinents.
[Bryan] C’est un super retour. On voit que quand une stratégie de contenu est orientée sur ce qui intéresse les cibles, ce qui intéresse vos utilisateurs, à savoir les community managers, les social media managers, ça, c’est un point qui est important. À partir du moment où le contenu va leur plaire, du contenu pertinent, on n’a pas forcément besoin de recourir systématiquement à des ads pour réussir à être visible. [Cassandra] Chaque cas est différent. [Bryan] Tout le travail amont de la recherche de cibles et de la compréhension des attentes et des besoins, c’est souvent ce qui va te permettre d’être moins dépendant de la partie publicitaire. [Gwen] Est-ce que tu as encore des questions ? Avant qu’on arrive à la conclusion. Très bien.Il y a une question que j’aime bien poser à chaque fois. Est-ce que tu pourrais nous raconter une anecdote qui t’est arrivée récemment ou pas, dans ton quotidien pro, que tu aimerais raconter à d’autres community managers ou social media managers, pour partager cette anecdote, ce petit moment de vie professionnelle ?
[Cassandra] Je peux raconter l’année dernière. On a organisé les Swello Days sur un jour. C’était un événement dédié aux social media et à l’influence.On a fait ça à l’Opéra de Toulon. J’étais chargée du community management de la journée. On a eu énormément de partages et de mentions.
J’avais l’impression d’être une star. Sur le compte Swello, on avait plein de notifications, plein de stories. C’était dur de répondre à tout le monde.
Il fallait faire des choix, quel contenu on reposte. Alors que d’habitude, on reposte systématiquement le contenu en story. C’était chouette de voir l’engouement des participants, de voir les stories qui étaient postées et de voir l’effet que ça faisait.
C’était sur un jour l’année dernière. Après, je me suis dit que c’était drôlement calme quand je n’avais plus toutes ces stories à ouvrir. Mais c’était sympa de vivre ça pour un jour.
[Gwen] Super. C’est une très bonne anecdote. Pour terminer, est-ce que tu pourrais nous citer une, deux ou trois personnes que tu aimerais entendre dans notre podcast à ta place une prochaine fois ? [Cassandra] Oui. Il y a Valentine Soda qui est créatrice de contenu sur LinkedIn et elle habite aux environs de Nantes. Je pense qu’elle pourrait être aussi intéressante au niveau de la création de contenu à écouter.Juste une. Un très bon choix. Après, j’ai bien sûr Diane Massé, ma collègue qui est créatrice de contenu sur LinkedIn.
Jonathan aussi que vous connaissez Ă©videmment.
[Gwen] Ça marche. [Bryan] On note pour Valentine. [Gwen] Merci beaucoup à toi. Merci à vous. [Bryan] Merci Cassandra pour tes réponses. [Gwen] J’espère que tu as passé un bon moment. Oui, c’est passé hyper vite. J’étais ravie d’être avec vous.Merci beaucoup. Peut-être qu’on aura le plaisir de t’accueillir de nouveau une prochaine fois sur le pod. Avec plaisir.
Merci beaucoup. D’ici là , bon retour dans le Sud. Bonne fin de journée à toi.
Bonne fin de journée à Bryan. A très bientôt à tout le monde. A très vite.
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