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đŸ€ DĂ©velopper des relations influenceurs pour promouvoir sa marque, avec Axelle Marot

Notes de l’épisode 14 du pOD : pour ce quatorziĂšme Ă©pisode, nous Ă©changeons ensemble sur la question des relations influenceurs. Retrouvez ci-dessous les principaux Ă©lĂ©ments abordĂ©s durant cet Ă©pisode (pour rappel, ce sont des notes 😉), ainsi que diffĂ©rents liens et ressources utiles pour approfondir votre rĂ©flexion.

Vignette de l'Ă©pisode 14 du pOD, le podcast qui dĂ©cortique les problĂ©matiques des mĂ©dias sociaux avec une dose de stratĂ©gie, proposĂ© par l’agence Ouest Digital


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Avant-propos

Pourquoi est-ce que l’on a choisi d’aborder ce sujet ? Parce que depuis plusieurs annĂ©es maintenant, le terme d’influenceur revient trĂšs souvent. Et le marketing d’influence va s’appuyer sur ces « influenceuses et influenceurs » pour promouvoir une marque ou un produit. Mais alors, est-ce vraiment performant ? Et si oui, comment s’y prendre pour se lancer ? Quelles sont les bonnes pratiques ?

Pour cet Ă©pisode, nous avons proposĂ© Ă  Axelle Marot d’intervenir. Dans ses expĂ©riences professionnelles passĂ©es, elle a dirigĂ© le PĂŽle Social Media & Influence d’une grande marque de retail français. Elle a ainsi menĂ© plusieurs opĂ©rations d’influence. Aujourd’hui, elle est Social MĂ©dia Manager Freelance et crĂ©atrice du Podcast « La Grande Aventure » 🙂 

Les intervenants sur cet Ă©pisode de podcast sont donc :

  • Gwen, chef de projet social media Ouest Digital
  • Bryan, co-fondateur Ouest Digital
  • Axelle, invitĂ©e.

Axe 1 – Marketing d’influence et relations influenceurs : les fondamentaux

Le marketing d’influence permet de bĂ©nĂ©ficier de l’audience et de la crĂ©dibilitĂ© d’un tiers pour faire la promotion d’une marque ou d’un produit.

L’influence est souvent mal perçue, mal comprise et mal connotĂ©e, mais elle a toujours existĂ©e (propagande, marketing, etc.).

Pour aller plus sur la notion d’influence, nous vous recommandons de lire : « Quel est le nouvel Ă©cosystĂšme de l’influence « digitale » ?« 

« Tout l’intĂ©rĂȘt du marketing d’influence c’est qu’on ne fait pas seulement appel Ă  une audience ou Ă  une visibilitĂ©, on fait aussi appel Ă  de l’humain et Ă  une personnalitĂ©. » – Axelle

Il y a deux volets importants dans le marketing d’influence : 

  1. L’audience : Cela permet de profiter de l’audience d’un tiers pour promouvoir une marque ;
  2. La crĂ©dibilitĂ© et la personnalitĂ© : Cela donne l’occasion de faire connaĂźtre une marque de façon diffĂ©rente de ce qu’elle peut faire en temps normal.

Il existe différents types de relations influenceurs, notamment 2 identifiés par Axelle : 

  • Le partage produit : La marque envoie un/des produit(s) Ă  l’influenceur pour qu’il teste et partage son expĂ©rience avec ce produit.
  • La crĂ©ation ou co-crĂ©ation d’un produit : La marque co-crĂ©Ă© un produit ou une gamme de produit de A Ă  Z avec un influenceur (choix du produit, design, suivi de production, marketing, communication).

« Pour moi, les influenceurs sont des puits de connaissance pour une marque ! » – Axelle

Les utilités des relations influenceurs pour une marque : 

  • Donner de la visibilitĂ© Ă  la marque ou Ă  un produit/une gamme de produits ;
  • Gagner en notoriĂ©tĂ© auprĂšs d’une nouvelle audience ;
  • Gagner en crĂ©dibilitĂ© auprĂšs de son public ; 
  • DĂ©velopper la marque avec la co-crĂ©ation d’un nouveau produit/d’une gamme de produit avec un influenceur.
Une Ă©tude menĂ©e par Hubspot illustre bien ces Ă©lĂ©ments, oĂč l’on apprend notamment que :

  • 92% des consommateurs font davantage confiance au contenu publiĂ© par une personne plutĂŽt que par une marque ;
  • 4 consommateurs sur 5 achĂštent un produit qui leur a Ă©tĂ© recommandĂ©.

Axe 2 – Les relations influenceurs : les Ă©tapes clĂ©s

« Il faut se poser la question de la stratĂ©gie de marque au global. Le marketing d’influence n’est pas forcĂ©ment fait pour tout le monde ! » – Axelle

Les étapes clés à suivre quand on veut se lancer dans les relations influenceurs :

  1. Avoir des objectifs précis : Il existe différents objectifs comme vendre un produit, gagner en notoriété, gagner en crédibilité etc.
  2. Être prĂȘt Ă  laisser un tiers valoriser la marque avec sa propre personnalitĂ© et ses mots.
  3. Choisir les bons influenceurs : Ce choix est trÚs important, il faut choisir des profils cohérent avec sa marque, intéressants stratégiquement et pertinents par rapport à ses objectifs.
  4. Avoir un projet clair Ă  proposer : En effet, pour que ce soit confortable pour la marque et pour l’influenceur il faut avoir un projet rĂ©flĂ©chi en amont et clair Ă  mettre en place.
  5. Contacter l’influenceur en se dĂ©marquant : Les influenceurs reçoivent plein de demandes de collaborations chaque jour. Il faut donc lui faire savoir qu’on le connaĂźt et qu’on s’intĂ©resse Ă  lui.
  6. Échanger avec l’influenceur : Les Ă©changes en amont du lancement pour cadrer le projet et commencer la collaboration sur de bonnes bases sont trĂšs importants.

3 critÚres pour bien choisir un influenceur ou une influenceuse : 

  • La thĂ©matique de sa ligne Ă©dito doit ĂȘtre cohĂ©rente avec les produits/services proposĂ©s par la marque ;
  • Il faut aimer la personnalitĂ© de l’influenceur. Pour laisser de la libertĂ© Ă  l’influenceur quand il parlera de la marque, il faut s’intĂ©resser Ă  sa personnalitĂ© et l’aimer ;
  • Il est Ă©galement important d’évaluer son implication vis-Ă -vis de sa communautĂ©. Cela ne sert Ă  rien de travailler avec un influenceur qui ne porte pas d’attention Ă  sa communautĂ©. Mieux vaut travailler avec des influenceurs proches de leur communautĂ©, ce sera plus bĂ©nĂ©fique pour la marque.

💡 L’astuce d’Axelle pour s’assurer que les profils identifiĂ©s sont les bons :

« Je faisais une mise en quarantaine de l’influenceur pendant deux semaines. ConcrĂštement, je suivais son compte, pas en tant que marque mais en tant qu’Axelle. J’interagissais avec ses publications et rĂ©pondais Ă  ses stories. L’objectif Ă©tait d’évaluer sa capacitĂ© et sa disponibilitĂ© pour Ă©changer avec sa communautĂ© et Ă  rĂ©pondre Ă  ses messages privĂ©s ! » – Axelle 

Pour juger de la pertinence de votre choix, vous pouvez Ă©galement regarder les chiffres visibles sur son profil. Mais attention, cela ne fait pas tout 😉

Les statistiques que vous pouvez regarder sur le profil de l’influenceur  :

  • Nombre de fans : Beaucoup de personnes regardent cet indicateur, alors qu’elle n’est pas si importante que ça finalement ; 
  • L’engagement de la communautĂ© vis-Ă -vis des contenus publiĂ©s (nombres de likes et de commentaires par publication) ; 
  • Le contenu publiĂ© : Vous pourrez voir si l’influenceur a une rĂ©gularitĂ© dans la publication de ses contenus (plus il publie rĂ©guliĂšrement et plus sa communautĂ© est active). Identifiez Ă©galement si l’influenceur publie plus ou moins de contenus sponsorisĂ©s ou spontanĂ©s. L’équilibre est important. Plus il aura de contenus spontanĂ©s et plus vous serez sĂ»rs d’avoir Ă  faire Ă  quelqu’un d’authentique et passionnĂ©.

Pour analyser la performance de ses relations influenceurs, il faut se baser sur les objectifs fixés au début du projet. Si votre objectif était : 

  • Donner de la visibilitĂ© → vous allez pouvoir regarder l’évolution de votre exposition de marque ;
  • Promouvoir un produit → vous allez plutĂŽt regarder la conversion sur votre site ou les ventes du produit en question ;
  • Gagner en notoriĂ©tĂ© → ici, vous regarderez certainement l’évolution de votre nombre de fans ; 
  • Gagner en crĂ©dibilitĂ© → vous pouvez regarder les interactions de votre cible avec vos contenus et les avis ; 
  • DĂ©velopper la marque → vous regarderez ici, le trafic vers votre site, les ventes et l’engagement de votre communautĂ©.

« C’est Ă  la marque de fournir des liens trackĂ©s Ă  l’influenceur. Cela permettra Ă  la marque de tracker les ventes, la conversion etc. » – Axelle

Pour aller plus sur la dĂ©finition de ses indicateurs de performance, nous vous recommandons d’Ă©couter l’Ă©pisode 10 du pOD : « Choisir et analyser ses indicateurs de performance sur les rĂ©seaux sociaux, avec Benjamin LaguĂ«s« 

Axe 3 – Conseils et astuces pour se lancer dans les relation influenceurs

« Le marketing d’influence ne doit pas ĂȘtre rĂ©flĂ©chi tout seul. Il doit ĂȘtre rĂ©flĂ©chi dans un dispositif de communication global en fonction de la marque. » – Axelle

Les bonnes pratiques quand on veut se lancer dans les relations influenceurs :

  • Avoir de l’empathie : Il ne faut pas oublier que les influenceurs sont des passionnĂ©(e)s, qu’ils ont une vie Ă  cĂŽtĂ©. Essayez de ne pas les considĂ©rer comme de simples prestataires faits pour exĂ©cuter des demandes.
  • Être honnĂȘte et transparent : Pour crĂ©er une confiance rĂ©ciproque, il faut que la marque soit claire dĂšs le dĂ©but sur ce qu’elle attend et sur la contrepartie.
  • Bien choisir les influenceurs (on ne le rĂ©pĂštera pas assez) :
    • Il est important de faire un bon sourcing : privilĂ©giez la qualitĂ© Ă  la quantitĂ© et abstenez-vous de faire des relations influenceurs comme des relations presse, en louant des fichiers presse pour envoyer des mails dĂ©shumanisĂ©s au plus grand nombre de personnes.
    • Choisissez des influenceurs produisant des contenus de qualitĂ© et surtout, ayant une vraie relation avec leur communautĂ©.
  • Garder contact avec eux mĂȘme aprĂšs l’opĂ©ration et continuer de les suivre pour entretenir des relations et imaginer des actions rĂ©guliĂšres sur le long terme.

« Un influenceur qui connaĂźt bien une marque et qui a une affinitĂ© particuliĂšre avec elle, va forcĂ©ment savoir bien en parler. Cela se ressentira dans son discours et ses contenus ! » – Axelle

A l’inverse, les erreurs Ă  Ă©viter : 

  • Ne rien cadrer dans son projet : Ce ne sera confortable ni pour la marque ni pour l’influenceur. Dans ce cas de figure, tout le monde risque de passer un mauvais moment et d’en garder un mauvais souvenir.
  • Faire du volume et envoyer des mails non personnalisĂ©s : Cette seconde erreur pourrait ĂȘtre fatale pour l’image de votre marque. Si vous le faites rĂ©guliĂšrement, cela se verra et l’image de votre marque en pĂątira. 

Pour conclure ce sujet

Les maßtres mots pour se lancer dans les relations influenceurs : 

  • Avoir une dĂ©marche professionnelle et exigeante : Cadrez votre projet et choisissez bien vos influenceurs ;
  • Adaptez-vous aux influenceurs : C’est vous qui avez besoin d’eux, alors soyez reconnaissant de leur travail et faites en sorte que la collaboration se passe bien ; 
  • LĂąchez prise et acceptez de ne pas tout maĂźtriser : Dans les relations influenceurs il est important de laisser sa libertĂ© Ă  l’influenceur sinon, le projet risque de mal se passer. 

👉 L’astuce pour ĂȘtre capable de lĂącher prise et d’avoir confiance ? Bien les choisir en amont. CQFD 😉

Enfin, voici un mĂ©mo fort utile pour vous aider Ă  dĂ©velopper des relations influenceurs pour votre marque 😉

Infographie - Les étapes clés pour développer des relations influenceurs pour sa marque - © Agence Ouest Digital
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<img src="https://www.keepitsimple.fr/wp-content/uploads/2021/02/etapes-cles-developper-relations-influenceurs-promouvoir-marque-683x1024.png" alt="Infographie - Les étapes clés pour développer des relations influenceurs pour sa marque - © Agence Ouest Digital" />
Source: <a href="https://www.keepitsimple.fr/developper-relations-influenceurs-promouvoir-marque-axelle-marot-974863">Keep it Simple - DĂ©velopper des relations influenceurs pour promouvoir sa marque, avec Axelle Marot (Le pOD, Ă©pisode #14)</a>

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Transcription de l’Ă©pisode

[Gwen] Bonjour et bienvenue sur Le pOD, le pODcast qui dĂ©cortique les problĂ©matiques des mĂ©dias sociaux avec une dose de stratĂ©gie proposĂ©e par l’agence Ouest Digital. Durant une vingtaine de minutes, nous Ă©changeons ensemble sur les mĂ©tiers liĂ©s Ă  la communication digitale, savoir-faire, conseils, bonnes ou mĂȘmes mauvaises pratiques du mĂ©tier, on se dit tout, et on partage nos approches, nos trucs et astuces pour ĂȘtre le plus efficace au quotidien. Dans l’Ă©pisode d’aujourd’hui, je suis accompagnĂ©e d’Axelle et de Bryan, et nous allons vous parler de l’impact que les relations influenceurs peuvent avoir sur une marque, quelle est l’utilitĂ© et comment bien choisir ses influenceurs.

Un dernier mot avant de vous laisser avec l’Ă©pisode. Si ce pODcast vous plaĂźt, pensez Ă  vous abonner sur votre plateforme d’Ă©coute prĂ©fĂ©rĂ©e pour ĂȘtre sĂ»r de ne rater aucun Ă©pisode. Allez, je vous laisse avec l’Ă©pisode, c’est parti !

Bonjour et bienvenue dans ce quatorziĂšme Ă©pisode du pOD. Alors aujourd’hui, nous allons parler de marketing d’influence. Pour aborder ce sujet, je suis bien entourĂ©e, toujours avec Bryan.

Bonjour Bryan. Bonjour Gwen. Mais également notre invité du jour, Axelle, qui connaßt bien ce sujet pour avoir mené des opérations assez poussées avec des influenceurs dans son parcours professionnel.

Axelle, je vais te laisser te présenter si tu veux bien.

[Axelle] Oui, bonjour Gwen et puis merci pour l’invitation Ă  vous deux. Donc moi, je suis Axelle Marot, je suis freelance en social media depuis un petit peu plus d’un an maintenant et j’ai un parcours spĂ©cialisĂ© social media, on va dire. Et j’accompagne aujourd’hui les entreprises dans le dĂ©veloppement de leurs rĂ©seaux sociaux pour effectivement faire rayonner leur plateforme de marque sur Instagram, sur Facebook, sur LinkedIn et plein d’autres.

Et effectivement, j’ai pu mettre en place pas mal d’opĂ©rations de marketing d’influence. Et puis j’ai surtout vu l’Ă©volution en fait de ce nouveau secteur d’activitĂ© entre guillemets et donc c’est ce dont on va parler je crois aujourd’hui.

[Gwen] Tout Ă  fait. Et d’ailleurs, tu auras certainement l’occasion de nous reparler de tes expĂ©riences puisque dans le pOD, on est trĂšs friands des anecdotes et des histoires vĂ©cues. TrĂšs bien.

Alors, juste un petit mot de pourquoi est-ce qu’on a choisi d’aborder ce sujet aujourd’hui. Comme tu le disais, depuis plusieurs annĂ©es maintenant, c’est un nouveau terme qui revient assez souvent, celui d’influenceur et notamment de marketing d’influence. Donc le marketing d’influence, lui, va s’appuyer justement sur ces personnes que l’on appelle influenceurs pour promouvoir une marque ou un produit.

Et aujourd’hui dans l’Ă©pisode, on va voir si cette technique est performante et si oui, comment est-ce qu’on s’y prend pour se lancer. Donc comme d’habitude, on vous explique tout en toute simplicitĂ©, toujours avec des conseils, des astuces et plein d’anecdotes. Alors c’est parti.

La premiĂšre question que je voulais te poser pour introduire ce sujet, c’est qu’est-ce que c’est exactement le marketing d’influence tout simplement ?

[Axelle] Alors pour moi, le marketing d’influence a deux volets. Si je devais rĂ©sumer en une phrase, je dirais que c’est bĂ©nĂ©ficier de l’audience et de la crĂ©dibilitĂ© d’un tiers pour faire la promotion de sa marque en fait. Pourquoi je dis qu’il y a deux volets, c’est qu’il y a vraiment cette notion d’audience et c’est souvent celle qu’on retient majoritairement, c’est que finalement, on va faire appeler Ă  quelqu’un parce qu’il est suivi par un volume de personnes qui est intĂ©ressant, donc qui va amener de la visibilitĂ©.

Mais je rajoute toujours la notion de crĂ©dibilitĂ© et de personnalitĂ© parce que c’est ce qui fait, je trouve, la beautĂ© du marketing d’influence et l’intĂ©rĂȘt du marketing d’influence, c’est qu’on ne fait pas appel juste Ă  une audience ou une visibilitĂ©, mais on fait aussi appel Ă  de l’humain et Ă  une personnalitĂ©. Et donc, c’est important de le rappeler. Et c’est pour ça aussi, je trouve que souvent, on parle beaucoup d’influenceurs et pas forcĂ©ment de crĂ©ateurs de contenus, alors que cette notion, elle est hyper intĂ©ressante parce que les influenceurs, ils ont aussi leur personnalitĂ©, ils ont aussi leur maniĂšre de crĂ©er leur propre contenu et c’est ce qui fait que les gens adhĂšrent Ă  leur personnalitĂ© et les suivent.

Donc, c’est vraiment important, je trouve, de garder cette notion-lĂ . En tout cas, de la garder en tĂȘte parce que quand on va travailler avec un influenceur ou un crĂ©ateur de contenu, c’est vraiment quelque chose Ă  prendre en compte dans la collaboration.

[Bryan] C’est bien justement que tu aies abordĂ© le sujet sous cet angle-lĂ  parce qu’en fait, c’est souvent un point qu’on oublie quand on fait du marketing d’influence. C’est l’importance justement de bien choisir les personnes avec lesquelles on va travailler, de bien s’assurer en fait que les deux univers peuvent coexister, qu’il y a un intĂ©rĂȘt des deux parties en fait, Ă  la fois pour la marque, pour aller toucher une communautĂ© qui correspond d’une certaine maniĂšre aux personnes Ă  lesquelles elle cherche Ă  s’adresser, mais aussi pour la personne qui crĂ©e le contenu, qui possĂšde entre guillemets ou qui anime la communautĂ© parce qu’il faut que ce soit cohĂ©rent avec ce qu’elle a l’habitude de raconter. On ne va pas aller chercher des influenceurs pour parler de cosmĂ©tiques si la personne ne parle que d’Ă©vĂ©nements sur un territoire. Donc c’est hyper important en fait qu’il y ait une adĂ©quation entre les deux univers en fait.

Tout Ă  fait. Ça c’est quelque chose qui est souvent oubliĂ©, j’ai l’impression, quand mĂȘme dans le marketing d’influence. On fait un peu de la masse.

On fait un peu comme dans les relations presse, on loue des fichiers et puis on envoie un message un peu indiffĂ©rent Ă  tout le monde et on voit ce qu’il prend. En tout cas, moi je l’observe beaucoup. Alors moins maintenant quand mĂȘme, ça a bien Ă©voluĂ©, mais dans le passĂ© c’Ă©tait quand mĂȘme une pratique qui Ă©tait trĂšs rĂ©guliĂšre.

[Axelle] Mais c’est assez ressemblant avec le social media, c’est-Ă -dire que pendant trĂšs longtemps on ne regardait que la mĂ©trix du nombre de fans, sans forcĂ©ment s’intĂ©resser Ă  la notion d’interaction, de taux d’interaction pour une marque sur les rĂ©seaux sociaux. Et maintenant on commence Ă  regarder l’engagement, on commence Ă  regarder vraiment le contenu. Les influenceurs c’est exactement la mĂȘme chose, c’est qu’on va aller regarder est-ce que la communautĂ© est engagĂ©e ou pas du tout.

Et c’est ce qui fait par exemple, je trouve, la diffĂ©rence entre des influenceurs, je ne veux pas caricaturer, mais quand mĂȘme, par exemple des influenceurs tĂ©lĂ©-rĂ©alitĂ© qui sont beaucoup plus sur du portage produit, montrer le produit, mais sans forcĂ©ment l’expliquer ou sans avoir une lignĂ©e Ă©ditoriale eux-mĂȘmes trĂšs poussĂ©e, et des influenceurs plus « classiques », qui eux ont vraiment dĂ©veloppĂ© eux-mĂȘmes leur plateforme de marque, leur identitĂ©, et c’est ça qui fait vraiment la diffĂ©rence entre les deux.

Mais si vous regardez un influenceur tĂ©lĂ©-rĂ©alitĂ©, si vous regardez juste les chiffres, ah bah oui, c’est forcĂ©ment des gens qui sont extrĂȘmement suivis. Par contre, est-ce que derriĂšre ça va rĂ©pondre Ă  l’objectif de la marque qui va ĂȘtre de gagner par exemple en visibilitĂ© ou en crĂ©dibilitĂ© ou de gĂ©nĂ©rer de la conversion par exemple ? Ça ce n’est pas Ă©vident, mĂȘme si l’influenceur a une trĂšs grosse communautĂ©.

[Bryan] C’est vrai qu’aujourd’hui, quand on source des influenceurs, nous on ne regarde plus trop la taille de la communautĂ©, on regarde beaucoup, est-ce que sa communautĂ© rĂ©agit, interagit, pose des questions, et surtout, est-ce que la personne rĂ©pond ? Est-ce qu’elle est dans la conversation en fait ? Et c’est pour ça que parfois on va sĂ©lectionner des personnes qui ont au moins 500, 600 personnes qui les suivent.

C’est bien, c’est une belle petite communautĂ©, mais on ne va mĂȘme plus forcĂ©ment regarder la taille de l’audience, mais on va vraiment regarder l’interaction, la conversation qu’elle a avec la communautĂ©. Et c’est marrant parce que j’ai une anecdote lĂ -dessus qui m’avait vraiment marquĂ© Ă  l’Ă©poque. Il y a plusieurs annĂ©es, il y a trois ans maintenant, j’avais travaillĂ© avec une marque sur des relations influenceurs pour faire dĂ©couvrir le concept.

Donc on avait travaillĂ© avec beaucoup d’influenceurs locaux, c’Ă©tait hyper intĂ©ressant. Et il y avait un influenceur qui nous avait contactĂ© en direct en nous disant voilĂ , je voudrais aussi venir dĂ©couvrir le concept. Donc il y avait une question de gratuitĂ© derriĂšre, il n’y avait pas de rĂȘme, rien du tout, mais c’Ă©tait de la gratuitĂ©, c’Ă©tait du produit qui Ă©tait vraiment proposĂ© gratuitement Ă  l’influenceur.

Et en fait, ce qu’il avait mis en avant, c’Ă©tait j’ai 90 000 personnes qui me suivent sur Instagram. Alors forcĂ©ment, mon client m’a dit c’est Ă©norme, il faut qu’on accepte, c’est une opportunitĂ© de dingue, etc. Moi j’Ă©tais beaucoup plus mesurĂ© parce qu’en fait, en regardant son compte, en fait il partageait des photos, mais jamais personne ne posait de question, il n’y avait jamais d’interaction, jamais d’Ă©change en fait, c’Ă©tait trĂšs plat.

Et en fait, ce qui s’est passĂ©, c’est qu’on l’a fait venir, on a travaillĂ© avec lui, en fait il a postĂ© quelques photos et ça n’a eu aucun impact. ZĂ©ro impact. ZĂ©ro impact.

Donc en fait, lĂ  on Ă©tait vraiment dans un exemple oĂč ce n’est pas la taille de l’audience qui compte, c’est vraiment sa capacitĂ© Ă  interagir avec l’audience. Et ça, je pense que c’est un point qui est clĂ© quand on fait du marketing d’influence.

[Axelle] Et dans mon ancienne entreprise, donc moi je travaillais dans une entreprise, un retailer de mode français, donc effectivement l’influence aujourd’hui dans le secteur de la mode, c’est vraiment un point trĂšs trĂšs important d’une stratĂ©gie. Et on faisait ce qu’on appelle une mise en quarantaine. Alors bon, avec le Covid, ça a pris une autre dimension, mais moi j’appelais ça la quarantaine, dans le sens oĂč on mettait un influenceur avec qui on aimerait bien travailler, on le mettait dans une espĂšce de sas de quarantaine pendant 15 jours, oĂč en fait l’idĂ©e ce n’Ă©tait pas d’interagir en tant que marque avec la personne, mais moi en tant que personne lambda, j’envoyais des messages privĂ©s, je rĂ©pondais Ă  des stories ou des choses comme ça, et je regardais en fait si l’influenceur en question rĂ©pondait Ă  mes questions ou interagissait avec moi, ou finalement il ne se passait rien du tout. Et je trouvais que c’Ă©tait une bonne maniĂšre en fait d’Ă©valuer aussi l’implication de l’influenceur avec sa communautĂ©.

[Bryan] C’est hyper intĂ©ressant. Il faut qu’on le note ça Gwen, parce que c’est pas simple, c’est hyper intĂ©ressant. C’est une bonne technique.

[Axelle] Parce qu’en fait le taux d’interaction n’est pas si simple Ă  calculer. On peut le faire gros smile par rapport au nombre de commentaires et au nombre de likes par rapport Ă  la communautĂ©, mais souvent on va dire qu’il y a ou des grosses diffĂ©rences, et lĂ  on voit qu’il y a un bug, comme tu parlais de la personne qui Ă©tait suivie par 90 000 personnes par exemple, si elle a trois likes et puis jamais de commentaires, bon lĂ  on se dit qu’il y a un problĂšme. Mais il y a aussi pas mal d’influenceurs qui peuvent avoir pas mal de likes, quelques commentaires, mais quand mĂȘme on n’arrive pas trop Ă  savoir si c’est vraiment trĂšs engagĂ© ou pas, et en fait je trouvais que ce systĂšme Ă©tait assez efficace pour ça.

Et ça permettait vraiment de dĂ©tecter des influenceurs qui n’Ă©taient pas du tout impliquĂ©s, qui ne jouaient pas forcĂ©ment le jeu de la communautĂ©, qui jouaient plutĂŽt le jeu de je publie beaucoup et je rĂ©colte beaucoup de mĂ©trics, mais je n’Ă©change pas forcĂ©ment. Et on le verra aprĂšs, mais par exemple des influenceurs qui sont trĂšs trĂšs engagĂ©s et qui gĂ©nĂšrent beaucoup d’interactions avec leur communautĂ©, en fait pour les marques c’est un puits de connaissances qui est pour moi, c’est ma vision, mais qui est pour moi aujourd’hui complĂštement sous-Ă©valuĂ©, c’est-Ă -dire qu’au-delĂ  de faire du marketing d’influence pour encore une fois ĂȘtre visible, il faut bien se dire qu’un influenceur qui est spĂ©cialisĂ© dans son domaine par exemple, c’est un puits de connaissances Ă©norme, parce qu’il va avoir des Ă©changes humains avec vos prospects ou vos clients, que vous en tant que marque il est beaucoup plus difficile de rĂ©colter.

On peut faire des tests, on peut faire des enquĂȘtes, mais on ne rĂ©pond pas Ă  une enquĂȘte comme on Ă©change avec un influenceur qu’on assimile Ă  un copain ou une copine en fait. Et ça c’est hyper intĂ©ressant d’avoir ces connaissances-lĂ  pour dĂ©velopper des produits.

[Bryan] C’est vrai qu’on le voit, d’ailleurs c’est aussi une des raisons pour lesquelles souvent on fait du marketing d’influence, c’est de faire porter un message par un tiers de la marque, parce qu’on a souvent plus confiance en un proche, ou en tout cas une personne qui nous ressemble, que la marque elle-mĂȘme qui va dĂ©rouler son argumentaire commercial. C’est hyper intĂ©ressant d’avoir cette approche-lĂ , c’est trĂšs malin.

[Axelle] Et puis c’est amenĂ© de l’humain, pareil l’influence est souvent encore une fois vue comme une maniĂšre d’ĂȘtre visible, mais il y a aussi cette notion de crĂ©dibilitĂ©, dans la marque pour laquelle j’ai travaillĂ© par exemple, il y avait un vrai dĂ©ficit de notoriĂ©tĂ©, avec une image qui n’Ă©tait pas forcĂ©ment toujours positive, et de passer par des influenceurs, ça permettait d’amener une caution mode, sur lequel on savait qu’on Ă©tait un peu dĂ©ficitaire.

Et c’Ă©tait aussi par un tiers, ramener une certaine crĂ©dibilitĂ©, parce qu’on savait que la personne qui allait suivre un influenceur, qui Ă©tait trĂšs reconnue par exemple pour son goĂ»t, pour la mode par exemple, ne serait pas allĂ©e dans le magasin de la marque, par contre quand elle voit la personne porter la marque, elle dit ah oui, en fait c’est plutĂŽt pas mal, peut-ĂȘtre que je vais retourner voir cette marque-lĂ , parce que je pensais que je n’aimais pas du tout, mais en fait c’est plutĂŽt pas mal. Et toute cette notion-lĂ , elle est hyper intĂ©ressante Ă  travailler aussi en influence, vraiment lĂ  on parle de la qualitĂ© de l’influence, et puis vraiment cette notion de crĂ©dibilitĂ© Ă  travers ces influenceurs.

[Gwen] On reparlera aprĂšs de toute la partie process, comment choisir ses influenceurs, etc. Moi je me demandais, je t’ai pas mal entendu parler, un coup de marketing d’influence, un coup d’influenceur ou de relation influenceur, est-ce que tu fais une diffĂ©rence entre ces deux termes ?

[Axelle] Non. Franchement je crois qu’il faut aussi un peu amener de simplicitĂ©, quand je parle de relation influenceur ou de marketing d’influence, pour moi c’est la mĂȘme chose, aprĂšs peut-ĂȘtre que certains ont d’autres avis, mais pour moi c’est la mĂȘme chose, c’est faire appel Ă  des influenceurs. AprĂšs il y a diffĂ©rents types de relations influenceurs, ou d’opĂ©rations influenceurs, ça va du simple portage produit, Ă  effectivement crĂ©er ou co-crĂ©er un produit avec un influenceur, ça c’est trĂšs diffĂ©rent, et je trouve qu’il y a diffĂ©rents steps de collaboration, mais aprĂšs sur le terme en gĂ©nĂ©ral, pour moi ça englobe Ă  peu prĂšs la mĂȘme chose.

Ça marche.

[Gwen] Alors dans le pOD, on aime bien demander Ă  chaque fois, puisqu’on change de thĂ©matique Ă  chaque Ă©pisode, quelle est l’utilitĂ© pour une entreprise, parce que c’est vrai qu’il y a des personnes qui nous Ă©coutent des fois, et qui disent, ça ne me concerne pas du tout, donc quelle est l’utilitĂ© pour une entreprise selon toi, de se lancer dans le marketing d’influence ?

[Axelle] Alors avant de se poser la question de l’utilitĂ©, pour moi il faut se poser la question de la stratĂ©gie de marque au global, parce qu’effectivement l’influence, elle n’est pas forcĂ©ment nĂ©cessaire pour tout le monde, ou il n’y a pas forcĂ©ment d’opportunitĂ© Ă  le faire pour tout le monde. J’allais te demander justement aprĂšs, si ça concerne tout le monde. En fait c’est vraiment comme le social media, aujourd’hui il y a quand mĂȘme un mythe du social media, et un mythe de l’influenceur, qui peut ĂȘtre trĂšs puissant, mais sur lequel il faut rĂ©pondre Ă  un certain nombre de critĂšres, et parfois toutes les entreprises n’ont pas forcĂ©ment un intĂ©rĂȘt Ă  aller sur le social media, c’est un peu bizarre de dire ça pour une freelance social media, mais je suis tout Ă  fait honnĂȘte avec ça, il y a des entreprises qui n’ont pas forcĂ©ment d’opportunitĂ© sur les rĂ©seaux sociaux trĂšs dĂ©veloppĂ©s, ou en tout cas l’Ă©nergie Ă  mettre pour dĂ©velopper les rĂ©seaux sociaux est trop grande par rapport aux bĂ©nĂ©fices qu’ils pourraient recevoir, l’influence c’est exactement la mĂȘme chose, il faut vraiment se poser la question de qu’est-ce qu’on attend de l’influence, pour moi il y a plusieurs objectifs possibles, soit on attend de vendre trĂšs basiquement un produit, Phare par exemple, donc on a un produit identifiĂ© qu’on veut vendre massivement, et auquel cas on veut trouver un influenceur qui va relayer ce produit-lĂ  pour le vendre, ensuite on veut gagner en notoriĂ©tĂ© et aller se faire connaĂźtre auprĂšs d’une nouvelle cible par exemple, ça peut ĂȘtre un autre objectif, ou encore une fois gagner en crĂ©dibilitĂ©, parce qu’aujourd’hui on a identifiĂ© qu’on avait un besoin de se rĂ©approprier une certaine image qu’on a perdue, ou parce qu’on a changĂ© un produit qui Ă©tait un petit peu dĂ©criĂ©, et on voudrait montrer qu’aujourd’hui il est trĂšs diffĂ©rent, c’est encore un autre objectif, donc avant de faire appel Ă  des influenceurs, comme tout projet de communication finalement, c’est important de dĂ©finir les objectifs et ce qu’on attend de ces relations influenceurs, pour aussi avoir un projet trĂšs clair, et proposer des projets trĂšs clairs aux influenceurs, parce que souvent ça c’est pas si Ă©vident que ça. Oui, ça marche.

[Bryan] Ce que ça veut dire en fait, c’est que c’est pas trop une question du secteur d’activitĂ©, de taille dans l’entreprise, etc. C’est plutĂŽt une question d’objectifs, comme tu l’as trĂšs bien dit, et donc ça veut dire aussi une chose, c’est que si on a bien dĂ©fini son objectif, et qu’on a bien compris aussi ce qu’on cherchait Ă  avoir dans l’opĂ©ration d’influence, notamment donner du crĂ©dit Ă  une marque, on peut trĂšs bien aussi faire du marketing d’influence quand on est une entreprise en B2B, dans le conseil, etc. ComplĂštement !

C’est pas restreint qu’au B2C, comme parfois on pourrait le laisser penser, puisque moi je lis beaucoup d’articles qui parlent beaucoup des relations influenceurs en B2C, c’est vrai, il y a beaucoup d’opportunitĂ©s en B2C, mais en fait, mĂȘme en B2B, mĂȘme quand on est dans une entreprise de conseil, on peut aussi mener des campagnes de marketing d’influence Ă  condition que ça soit alignĂ© avec ses objectifs.

[Axelle] ComplĂštement ! Et encore une fois, ce sera certainement pas les mĂȘmes critĂšres de sĂ©lection de l’influenceur, parce qu’on ne va pas regarder les mĂȘmes mĂ©triques, on peut ĂȘtre influenceur sur Instagram, sur Twitter, sur LinkedIn, tout dĂ©pend de son niveau d’influence et de son secteur d’influence, on va dire, mais complĂštement, on peut faire du B2B, du B2C, comme on peut travailler avec des micro-influenceurs, comme des trĂšs gros, mais il faut vraiment se poser cette question d’objectif, et derriĂšre l’objectif, il y a aussi de pouvoir identifier les KPIs pour voir si ça a Ă©tĂ© performant ou pas, donc ça veut dire aussi de dĂ©finir les diffĂ©rents Ă©lĂ©ments qui vont nous permettre de dire est-ce que mon opĂ©ration a Ă©tĂ© rĂ©ussie ou pas, et ça ne passe pas forcĂ©ment par de la vente.

[Bryan] Tout Ă  fait.

[Gwen] Alors justement, sur la partie process mise en place pour une entreprise qui souhaite se lancer dans le marketing d’influence, puisqu’elle considĂšre que c’est dans ses objectifs, aprĂšs avoir dĂ©fini ses objectifs et s’ĂȘtre dit qu’elle allait se lancer dans cette aventure, par quoi est-ce qu’on continue ? Qu’est-ce qu’il faut identifier ? Quel est un peu le process de mise en place ?

[Axelle] La premiĂšre Ă©tape, c’est vraiment la sĂ©lection des influenceurs, donc lĂ , c’est une Ă©tape trĂšs chronophage, parce qu’aujourd’hui, ce n’est pas si Ă©vident que ça de pouvoir
 Il n’y a pas un moteur de recherche de thĂ©matique d’influence, par exemple, donc il faut un peu s’armer d’huile de coude et se relever les manches pour aller rechercher des influenceurs intĂ©ressants et qu’ils soient pertinents, surtout au-delĂ  d’intĂ©ressants, c’est vraiment pertinent pour le projet et pour servir les objectifs qu’on aura dĂ©finis. Mais une fois qu’on a sĂ©lectionnĂ© ces influenceurs, je crois qu’il faut aussi un peu dĂ©mystifier les opĂ©rations influenceurs et c’est un petit peu comme n’importe quel projet, c’est-Ă -dire qu’il faut contacter la personne, lui proposer un projet.

Par contre, c’est comme ce que je disais avant, c’est important de cadrer ce qu’on attend pour ne pas avoir de mauvaises surprises et parfois, on a tendance Ă  penser que relĂąchĂ© influenceur, on envoie le produit et puis aprĂšs, l’influenceur se dĂ©brouille. Et en fait, c’est lĂ  oĂč gĂ©nĂ©ralement, personne n’est content parce que finalement, on n’a pas cadrĂ© ce qu’on attendait, on n’a pas cadrĂ© les diffĂ©rents Ă©lĂ©ments. Évidemment, le client avait envie de plus et puis l’influenceur a dĂ©jĂ  eu l’impression de faire beaucoup.

Donc, je dirais que le conseil que j’ai, c’est vraiment de cadrer en amont ce qui est attendu, de laisser une part aussi de personnalisation Ă  l’influenceur. Ça, c’est quelque chose qui revenait trĂšs souvent. Comme je disais au dĂ©but, on choisit un influenceur parce qu’il est spĂ©cialisĂ© dans son secteur et parce qu’on aime aussi sa personnalitĂ© et la maniĂšre dont il Ă©change avec sa communautĂ©.

Donc, il faut lui laisser la place de s’exprimer comme il en a l’habitude. Ça passe par plusieurs choses. Ça passe par ne pas lui envoyer, par exemple, un texte tout fait Ă  rĂ©citer.

Ça, c’est catastrophique. Je trouve que c’est contre-productif pour tout le monde. C’est pas authentique.

C’est pas du tout authentique. On voit trĂšs bien les gens qui lisent des phrases toutes faites parce que ça ne correspond pas Ă  leurs phrases habituelles, parce que ce n’est pas leur personnalitĂ©. Par exemple, ça, ça ne fonctionne pas.

Ça passe par leur laisser, par exemple, un choix parmi plusieurs produits, si c’est possible, parce qu’Ă©videmment, si vous ĂȘtes dans un objectif de valoriser un produit en particulier, ça, ce ne sera pas forcĂ©ment possible. Mais mĂȘme sur la mise en scĂšne du produit ou comment il va le montrer, il faut laisser un certain degrĂ© de libertĂ©.

[Bryan] Il ne faut vraiment pas les considĂ©rer comme des prestataires. J’ai dĂ©jĂ  eu le cas avec certains clients par le passĂ© qui les voyaient comme des prestataires. On va contacter les influenceurs pour qu’ils testent le produit et qu’ils en parlent.

On va leur envoyer des Ă©lĂ©ments de langage et aprĂšs, on va s’assurer qu’ils ont bien prĂ©sentĂ© le produit comme on l’entendait. En fait, ce n’est pas du tout des prestataires. Il ne faut pas oublier qu’avant tout, ce sont gĂ©nĂ©ralement des passionnĂ©s de leur sujet et qu’ils ont leur propre caractĂšre.

Donc, il faut les laisser vraiment libres et s’exprimer. Et puis, il faut aussi avoir un petit peu d’empathie pour les personnes avec lesquelles on travaille. Il ne faut pas oublier que gĂ©nĂ©ralement, ce n’est pas leur mĂ©tier.

Ils font ça Ă  cĂŽtĂ©. C’est leur passion. Pareil, si on organise un Ă©vĂ©nement, on ne va pas les inviter en journĂ©e.

On ne va pas leur fixer des deadlines. Et ça, je pense que c’est aussi une difficultĂ© pour un grand nombre d’entreprises. C’est d’avoir Ă  l’esprit que ce ne sont pas des prestataires et qu’on ne peut pas leur imposer les mĂȘmes choses qu’avec d’autres.

Alors bien sĂ»r, il y a des formes de relations influenceurs qui vont aller un peu plus loin. Il y aura souvent un contrat, voire une rĂ©munĂ©ration aussi quand on va vraiment plus loin, quand on va coproduire du contenu ou mĂȘme coproduire un produit directement. Mais quand mĂȘme, il y a une grande partie de l’influence qui se joue aussi sur le degrĂ© de libertĂ© de l’influenceur.

[Axelle] Alors moi, j’amĂšnerais juste un petit bĂ©mol sur ça, puisque je trouve que ça dĂ©pend vraiment du niveau de professionnalisation des influenceurs. Je suis tout Ă  fait d’accord avec cette notion-lĂ  au niveau des petits influenceurs et ceux qui ne sont pas du tout professionnels, par exemple. Et d’ailleurs, je dis toujours que suivant la rĂ©munĂ©ration et ce qu’on demande, on pose souvent la question de la rĂ©munĂ©ration.

Combien il faut payer pour un influenceur et quel travail on peut demander ? En fait, plus on va ĂȘtre exigeant sur ce qu’on attend, plus je trouve que c’est difficile de ne pas rĂ©munĂ©rer. MĂȘme une rĂ©munĂ©ration qui n’est pas mirobolante, mais si on est trĂšs exigeant sur les attentes, c’est un travail auquel cas il faut que ce soit rĂ©munĂ©rĂ©.

Et concernant les influenceurs qui sont trĂšs professionnels, pour moi, quand j’ai fait du marketing d’influence avec eux, c’Ă©tait un peu comme des prestataires. Mais par contre, pas prestataires classiques, parce que c’est un peu Ă  mi-chemin. Parce que finalement, comme je leur laisse un degrĂ© de libertĂ© et de challenger le dispositif que je pouvais leur proposer, il y avait un gros travail d’Ă©change en amont avant d’arriver Ă  la rĂ©alisation de l’opĂ©ration, mais qui Ă©tait essentiel pour qu’on trouve un commun d’accord sur les contenus attendus et ce qui allait ĂȘtre mis en place, et puis dĂ©finir la date, des choses comme ça.

Mais dans certains cas, sur des gros influenceurs et puis des grosses opĂ©rations aussi, il y a forcĂ©ment pas mal d’Ă©lĂ©ments qui doivent ĂȘtre cadrĂ©s et qui, quand mĂȘme, s’approchent plus d’une relation avec un prestataire.

[Bryan] En fait, ça dĂ©pend vraiment du type d’influenceur. Est-ce qu’on est sur un nano, ce qu’on dit toujours, les nano, les micro, les macro. Ça dĂ©pend vraiment du type d’influenceur.

Et ça, c’est vrai qu’il faut avoir un juste Ă©quilibre en fonction de la personne avec laquelle on est en train d’Ă©changer et surtout en fonction de la contrepartie, de ce qu’on attend vraiment en face de la relation. On ne peut pas avoir une seule et mĂȘme façon de faire. Ça dĂ©pend vraiment de l’objectif et aussi de l’influenceur qu’on a en face.

Je te rejoins aussi lĂ -dessus, tout Ă  fait.

[Axelle] ComplĂštement. Et pareil, sur le rendu, je rajoute juste un petit quelque chose, sur le rendu attendu, ce que j’ai pu observer, c’est que les influenceurs, comme ils ont leurs pattes et leur personnalitĂ©, il faut parfois un peu lĂącher prise sur l’identitĂ© de la marque puisque quand on fait appel Ă  des influenceurs, il faut accepter que le rendu ne soit pas chartĂ© comme on a l’habitude de faire sur tous les autres contenus. Et quand tu parlais des relations presse, lĂ  aussi, c’est un petit peu similaire.

C’est-Ă -dire que les relations presse ou la publicitĂ© comme du 4×3 ou des choses comme ça, c’est la marque qui envoie le visuel. Donc Ă©videmment, le visuel, il est chartĂ©. Il rĂ©pond Ă  tous les codes de l’entreprise.

Sur l’influence, c’est diffĂ©rent. Donc, il faut accepter que la mise en scĂšne ne soit pas forcĂ©ment hyper raccord avec les mises en scĂšne classiques. Mais encore une fois, si on a bien sĂ©lectionnĂ© son influenceur, s’il est dans le mĂȘme secteur qu’on souhaite et qui rĂ©pond Ă  tous les objectifs qu’on voulait, il faut accepter que cette patte-lĂ , ce soit la patte de l’influenceur parce que lui, c’est son travail Ă  lui aussi d’avoir une cohĂ©rence dans ses contenus et lui, il doit s’assurer d’avoir une cohĂ©rence dans ses contenus.

Donc, il faut juste accepter un peu, parfois, de lĂącher prise et que peut-ĂȘtre que l’influenceur, quand il va prĂ©senter quelque chose en story, il ne va peut-ĂȘtre pas forcĂ©ment parler comme un professionnel le ferait dans l’entreprise.

[Bryan] C’est lĂ  oĂč ça rejoint un petit peu ce qu’on… Oui, vas-y, Gwen.

[Gwen] Excuse-moi. Non, je me disais peut-ĂȘtre que finalement, si l’entreprise n’accepte pas cette part de l’influenceur de faire de sa propre façon, de rester authentique, finalement, c’est peut-ĂȘtre que la marque n’est pas faite pour faire des relations influenceurs, finalement. ComplĂštement.

[Axelle] C’est que la marque n’a pas forcĂ©ment compris tout l’intĂ©rĂȘt de faire appel Ă  des influenceurs.

[Bryan] Oui, c’est exactement ce que je voulais revenir lĂ -dessus. C’est un trĂšs bon indicateur, en fait, pour savoir si l’entreprise est prĂȘte Ă  aller sur la question de l’influence pour mesurer son degrĂ© de maturitĂ©. C’est vraiment de s’assurer, est-ce qu’elle est prĂȘte Ă  lĂącher prise sur la façon dont on prĂ©sente son produit et Ă  accepter qu’elle n’ait pas la main Ă  100% sur la façon dont il sera prĂ©sentĂ©.

C’est un bon indicateur, je pense, Ă  analyser avant de se lancer sur ce type d’opĂ©ration.

[Axelle] Et derriĂšre, en plus, le bĂ©nĂ©fice, c’est que parfois les influenceurs le prĂ©sentent d’une maniĂšre dont la marque n’avait pas du tout imaginĂ©e et qui, en fait, va se rĂ©vĂ©ler ĂȘtre hyper intĂ©ressant Ă  mettre en place pour d’autres compagnies. Donc, en fait, le lĂącher prise, il peut ĂȘtre aussi trĂšs intĂ©ressant dans une dĂ©marche un peu empirique de savoir comment les gens s’approprient leurs produits, tout simplement.

[Gwen] Justement, on t’en parlait au dĂ©but de l’Ă©pisode, Axellele et Bryanne, tu viens juste d’en parler, concernant l’efficacitĂ©, l’impact sur la marque de travailler avec des influenceurs. Comment est-ce qu’on pourrait mesurer l’efficacitĂ© de ces actions ?

[Axelle] Encore une fois, il faut revenir, Ă  mon sens, aux objectifs et dĂ©finir des mĂ©triques en lien avec ces objectifs. Soit on va rechercher de la notoriĂ©tĂ© et notamment, par exemple, recruter de nouveaux followers sur nos propres rĂ©seaux sociaux. Et Ă  ce moment-lĂ , les mĂ©triques, ce sera effectivement la couverture qu’a amenĂ© l’influenceur sur la marque.

Par exemple, typiquement, combien de personnes ont vu les stories et combien de personnes ont interagi sur une publication. Je le fais en version gros smile, on va dire. Ou combien de personnes sont venues sur le site et combien de personnes se sont abonnĂ©es au compte Instagram, par exemple, suite Ă  une story avec l’influenceur.

Ça, ça peut ĂȘtre des choses basiques. Ensuite, ça peut ĂȘtre effectivement de la conversion produit. Et lĂ , on va vraiment aller chercher des liens traquĂ©s qu’on aura fournis Ă  l’influenceur.

Encore une fois, le process en amont d’une opĂ©ration influenceur, il est hyper important parce que si on a dĂ©fini un objectif de conversion, ça veut dire que chez nous, il faut qu’on mette en place des systĂšmes pour pouvoir analyser la performance de cette conversion-lĂ . Donc, c’est Ă  nous de fournir Ă  l’influenceur un lien traquĂ© qu’il devra mettre dans ses stories et que lui ne prenne pas un lien lambda du site, par exemple. Ce qui fait qu’on va pouvoir le traquer sur notre Google Analytics et dĂ©finir vraiment la performance jusqu’au bout de l’achat en ligne, par exemple.

Et ensuite, le plus difficile vraiment Ă  identifier, c’est la partie, justement, comment dire, crĂ©dibilitĂ© qui, lĂ , est plus sur du long terme. Et ça, ça se fait plus par le biais d’enquĂȘtes ou regarder aussi, par exemple, si on a, sur une annĂ©e, si on a une Ă©volution de nombre de fans, par exemple, sur une tranche d’Ăąge dĂ©finie qu’on n’arrivait pas Ă  toucher. Et lĂ , on sait qu’en ayant travaillĂ© tel type et tel type d’influenceurs, on voit qu’il y a une vraie progression sur cet Ăąge-lĂ , par exemple, en termes de communautĂ© de la marque elle-mĂȘme.

Donc, voilĂ , il y a certaines notions qui sont aussi plus faciles Ă  analyser que d’autres, mais je dirais qu’en rĂšgle gĂ©nĂ©rale, il y a quand mĂȘme pas mal de mĂ©trics qui sont faciles Ă  regarder pour dĂ©terminer si ça a Ă©tĂ© une bonne opĂ©ration ou pas.

[Bryan] AprĂšs, c’est vrai que le sujet pour la mesure de performance sur la question de la conversion, ça marche assez bien pour des actes d’achat un peu impulsifs avec des paniers d’achat qui sont des paniers moyens qui ne sont pas trĂšs Ă©levĂ©s. Par contre, toi, quand on a des cycles de vente un peu plus longs ou des cycles de la rĂ©flexion ou l’achat mĂȘme peut ĂȘtre diffĂ©rĂ© parce que ce n’est pas forcĂ©ment le moment, lĂ , c’est plus compliquĂ©. Et c’est lĂ  oĂč c’est important aussi, effectivement, comme on le disait prĂ©cĂ©demment, de bien savoir dĂ©finir l’objectif qu’on attend de l’OP parce que, parfois, mesurer la conversion directe, ça va ĂȘtre quand mĂȘme assez compliquĂ© en fonction de ce qu’on cherche Ă  valoriser.

ComplĂštement. Ça, c’est
 Enfin, voilĂ , il ne faut pas avoir


C’est vrai qu’il y a un mythe un peu dans le numĂ©rique, c’est qu’on peut tout mesurer. C’est vrai. Mais, parfois, attribuer, en fait, une vente Ă  telle opĂ©ration, ce n’est pas aussi simple que ça parce que, en fait, une vente peut ĂȘtre faite grĂące Ă  plusieurs points de contact, un post d’un influenceur, une pub sur Facebook, une recherche dans Google.

Il peut y avoir trois, quatre points de contact avant que la vente se finalise. Et donc, voilĂ , l’attribution derriĂšre, elle n’est pas aussi simple que ça n’y paraĂźt.

[Axelle] Et ce qui ressort des enquĂȘtes, c’est que, d’ailleurs, c’est plutĂŽt un effet cocktail plutĂŽt qu’un canal qui est vraiment
 C’est le seul canal qui gĂšre l’attribution. Non, c’est souvent l’effet cocktail d’avoir plusieurs


Justement, plusieurs points de contact qui génÚrent une conversion derriÚre. Donc, effectivement, il ne faut pas tout miser non plus sur les réseaux sociaux et
 Sur les réseaux sociaux.

Sur le marketing d’influence. Et ça permet aussi d’amener une autre notion. Ce que tu viens de dire, c’est que, finalement, le marketing d’influence, il n’est pas forcĂ©ment Ă  rĂ©flĂ©chir tout seul.

Il est Ă  rĂ©flĂ©chir sur un complĂ©ment de dispositif de communication sur un projet au global, en fait. Et que le traiter comme ça, d’abord, c’est souvent plus performant. Et puis, ça permet, encore une fois, d’amener une caisse de rĂ©sonance supplĂ©mentaire dans un projet global de communication.

[Gwen] Alors, on a pas mal parlĂ© de toute la partie process, comment s’y prendre. Est-ce que tu aurais des erreurs Ă  ne pas commettre, Ă  nous partager ?

[Axelle] Les erreurs, j’en ai parlĂ© un peu tout Ă  l’heure, c’est vraiment de rien cadrer. Ça, je dirais que c’est la premiĂšre erreur. La deuxiĂšme, c’est d’envoyer plein de mails Ă  des influenceurs non personnalisĂ©s parce que ça, ils en reçoivent Ă©normĂ©ment et du coup, vous n’allez pas forcĂ©ment ressortir du lot.

Et je dirais que le conseil le plus simple, c’est que, finalement, un influenceur, c’est comme vous et moi. C’est-Ă -dire qu’il a besoin d’avoir un email oĂč la personne s’est un minimum intĂ©ressĂ©e Ă  lui avant, a un minimum compris ce qu’il faisait et lui a amenĂ© assez d’Ă©lĂ©ments pour lui donner envie de travailler avec vous. Donc, finalement, les conseils, c’est simplement considĂ©rer un influenceur comme n’importe quel prospect ou prestataire avec qui vous travaillez.

Et c’est important, dans ce cadre-lĂ , d’avoir vraiment des Ă©changes et d’avoir une relation aussi avec les influenceurs et pas juste de les voir comme des porte-produits insignifiants, finalement.

[Bryan] C’est hyper… LĂ , le dernier point que tu as mis en avant, c’est aussi quelque chose qu’on explique trĂšs souvent aussi aux personnes avec lesquelles on travaille. En fait, les relations influenceurs, ce n’est pas juste du one-shot, ce n’est pas juste une OP par-ci, par-lĂ , sauf dans certains cas.

On essaie vraiment de les inciter Ă  entretenir une vraie relation durable parce que, finalement, on peut en mener plusieurs dans la durĂ©e. On peut faire plusieurs OPs dans l’annĂ©e. Et c’est vraiment hyper important d’abord de considĂ©rer l’influenceur, lui montrer qu’on s’est vraiment intĂ©ressĂ© Ă  lui et qu’on a compris qu’ils pouvaient avoir un intĂ©rĂȘt commun Ă  travailler ensemble.

Mais c’est surtout aussi de poursuivre la relation. Poursuivre la relation, ça ne veut pas dire faire une OP tous les mois, mais au moins prendre rĂ©guliĂšrement des nouvelles comme on le ferait avec un client ou mĂȘme avec des amis. Je ne dis pas que les influenceurs vont venir nos amis, quoique parfois ça peut arriver, mais il faut vraiment essayer de garder aussi ce lien dans la durĂ©e parce que, tĂŽt ou tard, ça peut aussi avoir un intĂ©rĂȘt pour imaginer de nouvelles choses ensemble.

Quitte Ă  le faire rentrer dans notre univers, autant que ça se fasse dans la durĂ©e, que ça s’inscrive dans la durĂ©e.

[Axelle] Et puis souvent les influenceurs sont plutĂŽt friands d’avoir une relation plutĂŽt longue durĂ©e avec des marques oĂč on sait par exemple qu’ils vont travailler pour la marque peut-ĂȘtre trois, quatre fois dans l’annĂ©e plutĂŽt qu’effectivement les one-shot. C’est quelque chose qui s’est beaucoup dĂ©veloppĂ©. Alors au dĂ©but, on ne le voyait pas forcĂ©ment beaucoup au dĂ©but de l’influence et je trouve que ça s’est vraiment dĂ©veloppĂ© de plus en plus quand on voit par exemple…

Je prends souvent des exemples modes parce que dans l’influence, c’est quand mĂȘme un secteur qui est trĂšs convoitĂ© dans l’influence. Mais par exemple, quand on voit l’Ă©nasituation avec la marque Jennifer qui font des collections chaque annĂ©e et plusieurs opĂ©rations dans l’annĂ©e, on sent que forcĂ©ment l’influenceur, il a une relation particuliĂšre avec cette marque-lĂ  parce qu’il connaĂźt bien les Ă©quipes, parce que du coup, il a dĂ©jĂ  travaillĂ© plusieurs fois, parce qu’il a des Ă©changes rĂ©guliers. Donc forcĂ©ment, ça crĂ©e de l’appĂ©tence pour la marque qui est beaucoup plus dĂ©veloppĂ©e.

Et je pense que dans sa maniĂšre de prĂ©senter la marque, elle va la prĂ©senter diffĂ©remment si c’est une marque avec laquelle elle connaĂźt les personnes qui travaillent pour cette marque-lĂ  et avec qui elle a des Ă©changes rĂ©guliĂšrement plutĂŽt qu’une marque qui a juste envoyĂ© un produit et elle sait qu’il faut qu’elle porte pendant trois stories et mettre un lien. En fait, c’est juste un peu… C’est du bon sens quand on y pense plus gĂ©nĂ©ralement, mais c’est vraiment…

De construire une relation avec des influenceurs, c’est vraiment intĂ©ressant pour avoir cette relation privilĂ©giĂ©e et puis des opĂ©rations qui soient plus qualitatives, je trouve.

[Gwen] Oui, tout Ă  fait. Je voulais te poser une question que j’aime bien poser Ă  la fin, juste avant la conclusion. Est-ce que tu aurais une anecdote professionnelle Ă  nous raconter en lien avec le sujet du jour ?

[Axelle] Quand je disais tout Ă  l’heure que les influenceurs Ă©taient un puits de connaissance, c’Ă©tait vraiment le cas dans mon ancienne entreprise. Encore une fois, j’ai pu dĂ©velopper une collection grande taille en collaboration avec une influenceuse grande taille, du coup. Et c’Ă©tait vraiment une opĂ©ration de co-crĂ©ation, c’est-Ă -dire que vraiment l’influenceuse est venue pour co-crĂ©er des produits.

Et en fait, on a dĂ©veloppĂ© des produits qui rĂ©pondaient Ă  des vrais besoins en grande taille mode. Et en fait, je me suis rendue compte Ă  quel point dans ce secteur de la grande taille et de la mode, en fait, on ne prenait pas du tout le temps d’Ă©couter les vrais besoins et les vraies envies de la cliente finale. Et qu’en fait, en passant par cette influenceuse-lĂ , on a rĂ©coltĂ© un nombre de donnĂ©es hyper intĂ©ressantes pour la construction produit qui Ă©taient vraiment super intĂ©ressantes pour le dĂ©veloppement des produits.

Et ensuite, on a Ă©tĂ© jusqu’Ă  faire une boutique Ă©phĂ©mĂšre Ă  Paris oĂč on prĂ©sentait la collection. Et donc, on a vu les clientes finales. Et en fait, j’ai vu Ă  quel point non seulement cette notion d’engagement, elle Ă©tait visible en physique, puisque les personnes venaient remercier l’influenceuse, remercier la marque.

Elles Ă©taient toutes en train d’essayer les produits et dire mais c’est gĂ©nial, ça, on ne l’a jamais vu sur d’autres produits. Ça, ça rĂ©pond vraiment Ă  notre besoin. Et lĂ , je me suis dit, ouais, en fait, les influenceuses, ce n’est vraiment pas juste des personnes qui vont amener de la visibilitĂ©.

C’est avant tout des personnes qui ont une relation particuliĂšre avec leur audience et qui la connaissent extrĂȘmement bien. Et c’est les premiĂšres Ă  savoir quelles sont les attentes aujourd’hui de leur audience, en fait.

[Bryan] C’est marrant parce que c’est un peu de cette maniĂšre-lĂ  que se construisent aussi beaucoup de produits, des DNVB. Je sais que tu parles beaucoup de ce sujet-lĂ . Et en fait, on est Ă  peu prĂšs dans la mĂȘme logique.

C’est-Ă -dire que ce n’est pas la marque qui va concevoir un produit et qui va le distribuer aprĂšs. C’est la marque qui va Ă©couter une cible bien particuliĂšre et qui va essayer de crĂ©er vraiment un produit qui rĂ©pond en tout point aux besoins de son public cible. Et je trouve que c’est hyper intĂ©ressant et ce n’est pas quelque chose auquel on pense systĂ©matiquement quand on fait des relations influenceurs.

Ce cĂŽtĂ© puis de connaissance, je trouve que c’est vraiment hyper prĂ©cieux comme approche aussi.

[Axelle] Et c’est pour ça qu’il y a beaucoup d’influenceuses qui montent leur marque maintenant. Je trouve que c’est un petit peu l’avenir du marketing d’influence. Du coup, ce n’est pas super l’avenir parce que pour les marques, ce n’est pas forcĂ©ment une trĂšs bonne nouvelle que les influenceuses, finalement, soient trĂšs indĂ©pendantes sur le dĂ©veloppement de leur business.

Mais quand on voit Justine Utho avec le Deodorant Respire, par exemple, on est complĂštement lĂ -dedans. C’est-Ă -dire qu’elle, elle a dĂ©marrĂ© avec, elle avait une communautĂ© mais pas Ă©norme non plus. Je crois qu’elle avait 20 000 abonnĂ©s Ă  peu prĂšs.

Mais en fait, ça lui a permis d’Ă©changer et de voir le vrai besoin de cette communautĂ© sur une partie bien-ĂȘtre au naturel et sur une partie, notamment Deodorant au naturel. Et c’est ça qui lui a permis de construire ses produits et de dĂ©velopper sa communication. Et c’est comme ça qu’a dĂ©marrĂ© toute l’aventure Respire.

[Bryan] Et parce qu’elle faisait aussi partie des cibles de son produit, en fait. Elle Ă©tait complĂštement inclue, en fait, dans ses personnages. Et c’est ça qui est intĂ©ressant, justement, avec les influenceuses et les influenceurs dont on parlait juste avant.

C’est qu’elles-mĂȘmes, en fait, ces personnes-lĂ , elles font partie des cibles du produit. Donc, c’est encore plus riche et encore plus puissant, quoi.

[Axelle] Et je pense que les marques qui sont trĂšs importantes ont un petit peu dĂ©laissĂ© cette partie terrain et cette partie testing, le fait de prendre des panels et d’interroger les gens. On est sur des choses qui sont beaucoup plus massives et beaucoup plus, comment dire, moins artisanales. C’est-Ă -dire que tout le monde a les mĂȘmes cahiers de tendances, tout le monde a les mĂȘmes inspirations qui viennent souvent des dĂ©filĂ©s.

Par exemple, encore une fois, je prends juste l’exemple de la mode, mais ça peut vraiment s’Ă©tendre Ă  beaucoup de secteurs d’activitĂ©. Finalement, je trouve que la force des DNVB, effectivement, c’est de partir d’un besoin. Et pour partir d’un besoin, il faut interroger ses clients ou ses prospects finaux, finalement.

Les influenceurs, ce sont juste des laboratoires de testing, en fait. Dit comme ça, ce n’est pas trĂšs sympa pour les influenceurs, mais en fait, c’est trĂšs positif quand je le dis, mĂȘme si le mot n’est pas trĂšs joli. Puis de connaissances, c’est beaucoup mieux, donc on va rester lĂ -dessus.

Pour moi, les influenceurs sont vraiment des puits de connaissances qui sont trÚs intéressantes pour les marques. TrÚs bien.

[Gwen] Est-ce que tu pourrais conclure le sujet du jour en trois mots ou en trois phrases à retenir impérativement ?

[Axelle] Je m’Ă©tais notĂ©e trois mots-clĂ©s. C’Ă©tait d’avoir une dĂ©marche professionnelle et exigeante dans ces relations influenceurs. Professionnelle dans le sens oĂč on a dit tout Ă  l’heure que c’est important de cadrer et de rĂ©flĂ©chir Ă  ce qu’on veut faire comme opĂ©ration influenceur et pas faire de l’influence pour de l’influence.

Vraiment rĂ©flĂ©chir aussi bien aux objectifs et puis Ă  ce qu’on veut analyser et sĂ©lectionner, encore une fois, avec exigence les influenceurs. Ensuite, c’est l’adaptabilitĂ©. C’est vraiment ce cĂŽtĂ© lĂącher-prise dont on a parlĂ©.

Du coup, les deux mots, c’Ă©tait adaptabilitĂ© et lĂącher-prise, mais l’adaptabilitĂ©, c’est plus de vraiment chercher des influenceurs qui soient le plus raccord avec la marque et puis de s’adapter Ă  leur personnalitĂ© et leur laisser un degrĂ© de libertĂ©, mĂȘme si ce n’est pas forcĂ©ment dans l’habitude de la marque. Et puis, le lĂącher-prise, c’est justement accepter qu’on puisse ne pas tout maĂźtriser dans les relations influenceurs et c’est ce qui fait la beautĂ© et c’est ce qui fait que les gens vont adhĂ©rer et vont dĂ©couvrir la marque d’un autre angle. Cet autre angle, entre guillemets, c’est la part de personnalitĂ© de l’influenceur et mĂȘme si ce n’est pas quelque chose que la marque avait envisagĂ©, il faut vraiment prendre en considĂ©ration que ça peut ĂȘtre une opportunitĂ© pour la marque.

TrĂšs bien.

[Gwen] Merci pour cette conclusion et merci pour cet Ă©pisode. Merci d’ĂȘtre venue au micro du pOD.

[Axelle] Merci Ă  vous deux pour l’invitation. C’Ă©tait trĂšs sympa de parler du marketing d’influence. Moi, j’adore parler de ce sujet-lĂ  et je trouve que c’est parfois un sujet qui est


Je trouve que les influenceurs se font souvent taper dessus alors que moi, j’ai un profond respect pour leur travail et je trouve qu’on oublie un peu que derriĂšre les paillettes, il y a aussi un peu
 Il y a aussi beaucoup, beaucoup de travail et je trouve que c’est un peu
 Les influenceurs, c’est un peu comme les footballeurs.

On a toujours l’impression qu’il n’y a que des Neymars et autres footballeurs qui gagnent beaucoup d’argent pour faire finalement que du football mais on oublie qu’avant de gagner beaucoup d’argent, il y a aussi beaucoup de travail et beaucoup de sacrifices.

[Bryan] Le sacrifice, je pense que c’est hyper important et ça rejoint trĂšs bien l’analogie avec le foot. On voit le rĂ©sultat final mais on oublie en fait toute la construction au prĂ©alable. TrĂšs belle conclusion.

[Gwen] Oui, c’est ce que j’allais dire. TrĂšs bien. Eh bien, je pense qu’on va pouvoir se quitter puisqu’on a largement explosĂ© le compteur.

Je suis un peu bavarde. C’est un sujet que j’aime bien alors
 Non, mais c’est trĂšs bien.

Au final, on aime bien aussi déborder et papoter dans le pOD. Bon, parfait. Eh bien, je vais pouvoir conclure cet épisode en vous disant tous les deux à bientÎt et à bientÎt à nos auditeurs également pour un prochain épisode du pOD.

Parfait. Bonne journée.

[Bryan] Bonne journée.

[Gwen] Quelques mots avant de se quitter. Tout d’abord, vous pouvez retrouver cet Ă©pisode sur le blog de l’agence www.keepitsimple.fr rubrique pODcast ou sur nos rĂ©seaux sociaux. Ensuite, n’hĂ©sitez pas Ă  nous faire vos retours sur le pOD en nous Ă©crivant Ă  l’adresse pODcast arrobas ouest point digital.

Nous serions ravis de savoir ce que vous aimez, ce que nous pourrions améliorer, les thématiques qui vous intéressent ou les invités que vous voudriez entendre. Merci beaucoup pour cet échange. Je vous dis à trÚs bientÎt pour un nouvel épisode du pOD.

À propos Gwendoline Moreau

Je conseille et accompagne les clients de l’agence Ouest Digital (entreprises, collectivitĂ©s et associations) dans le dĂ©veloppement de leur prĂ©sence sur les mĂ©dias sociaux. Je contribue Ă©galement Ă  la stratĂ©gie de communication social media de l'agence et Ă  la crĂ©ation de nouveaux projets internes.

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