Notes de l’épisode 27 du pOD : pour ce vingt-septième épisode, nous échangeons ensemble à propos des outils de programmation sur les réseaux sociaux. Retrouvez ci-dessous les principaux éléments abordés durant cet épisode (pour rappel, ce sont des notes 😉), ainsi que différents liens et ressources utiles pour approfondir votre réflexion.
Sommaire
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Avant-propos
Pourquoi est-ce qu’on aborde ce sujet ? Nous avons choisi ce sujet car c’est la base (ou plutôt, l’une des bases) de notre métier. Quand on travaille dans le social media et plus précisément en tant que community manager, il est plus confortable d’utiliser des outils pour programmer ses contenus sur les réseaux sociaux.
Ils font partie de notre quotidien, ils nous facilitent la vie et nous libèrent l’esprit pour ne pas avoir à publier chaque publication en direct.
Peut-être que vous n’en utilisez pas encore. Ou que vous ne savez pas vers quel outil vous tourner. Ou bien, vous en utilisez certains mais ils ne vous satisfont pas entièrement. Nous allons donc vous aider à y voir plus clair dans cet épisode 😉
Les intervenants sur cet épisode de podcast sont donc :
Axe 1 – Les outils de programmation sur les réseaux sociaux : les fondamentaux
« Le jour-J, on n’a pas besoin de se connecter, on n’a rien à faire : c’est l’outil qui publie votre publication à votre place. » – Bryan
Un outil de programmation, aussi appelé outil de Social Media Management ou “outils tiers”, ce n’est ni plus ni moins qu’un logiciel qui permet d’enregistrer un post et de le diffuser à une heure et une date bien précise.
Il doit sortir sur vos réseaux sociaux le vendredi à 7h.
Avec un outil de programmation, vous allez pouvoir programmer sa diffusion automatique le vendredi à 7h.
Les outils les plus connus sont :
- Hootsuite
- Buffer
- Sprout Social
- Agorapulse (🇫🇷)
- Swello (🇫🇷)
💡 Quelle est l’utilité d’utiliser des outils des programmation sur les réseaux sociaux ?
Tout d’abord, si vous souhaitez que vos contenus performent sur les réseaux sociaux (qu’ils soient vus, likés, commentés par votre audience), l’objectif est de les publier au meilleur moment.
Ce moment, c’est quand votre audience est connectée sur les réseaux sociaux et prompte à réagir. Car si votre audience ne réagit pas à vos publications au moment où elles sortent, l’algorithme risque de déprécier leur visibilité.
Et l’effet boule de neige, c’est que si vos contenus ne performent pas, cela risque de vous démotiver.
C’est pourquoi il y a 4 intérêts majeurs à utiliser des outils de programmation sur les réseaux sociaux :
1️⃣ L’optimisation
Le bon moment pour publier, ce n’est peut-être pas un moment où vous travaillez.
L’idéal serait donc de la publier vers 6h30 / 7h. Au moment où la plupart des gens prennent ou s’apprêtent à prendre leur petit déjeuner.
Sauf qu’en tant que CM vous ne travaillez probablement pas à 6h30 / 7h le matin.
Les outils de programmation vont donc vous permettre de publier votre publication à cette heure-là, sans que vous n’ayez rien à faire.
Cela signifie que si vous publiez au moment où votre audience est connectée, vous augmentez vos chances d’avoir des interactions sur vos contenus. Et si vous avez des interactions sur vos contenus, cela envoie un signal positif à l’algorithme, qui va d’autant plus pousser vos contenus. Et le tour est joué 😉
2️⃣ La disponibilité
Peut-être que dans votre cas, vos contenus doivent toujours être publiés sur des heures de la journée où vous travaillez.
Mais peut-être qu’à cette heure-là, vous serez au téléphone ou en réunion. Les imprévus arrivent chaque jour, alors autant se libérer l’esprit de cette tâche.
3️⃣ La productivité
On parle beaucoup de « batch cooking » depuis quelques années. Et bien là, on peut faire pareil pour ses publications sur les réseaux sociaux.
Dans le but de gagner du temps, si toutes vos publications sont prêtes et validées pour la semaine ou le mois à venir, vous allez pouvoir toutes les programmer en une seule fois.
Comme on dit : ce qui est fait, n’est plus à faire 😉
4️⃣ La déconnexion
Et petit bonus, ces outils permettent vraiment de se déconnecter des réseaux sociaux et de son travail en dehors de ses heures de travail. Autrement dit, ils vous libèrent de la charge mentale (et quand on est CM, ce n’est pas du luxe 😉).
💡 De plus, il est important de distinguer :
- les outils de programmation dits « natifs », proposés directement par les réseaux sociaux eux-mêmes (comme le Creator Studio pour Facebook & Instagram ou Tweetdeck pour Twitter) ;
- et les outils de programmation dits « tiers », qui sont des solutions développées par des entreprises externes aux réseaux sociaux (comme Swello ou Buffer).
Il est effectivement possible de programmer ses publications en direct sur certaines plateformes, comme Facebook (et donc Instagram) avec le Creator Studio ou Twitter avec Tweetdeck.
Mais attention, car tous les réseaux sociaux ne permettent pas la programmation native, comme LinkedIn par exemple. D’où l’utilité des outils tiers en complément.
« Le problème c’est que tous les outils de programmation tiers ne proposent pas les mêmes fonctionnalités. C’est pourquoi, il faut se poser les bonnes questions pour faire son choix. » – Bryan
Axe 2 – Les outils de programmation sur les réseaux sociaux : faire le ou les bons choix
« Il faut penser à son besoin avant de penser à l’outil. » – Bryan
Les étapes clés pour bien choisir les outils de programmation sur les réseaux sociaux dont on aura besoin :
1️⃣ Lister les réseaux sociaux sur lesquels vous êtes présents
En effet, chaque outil ne permet pas de programmer sur toutes les plateformes.
Pour faire votre choix, vous allez donc commencer par réfléchir aux plateformes sur lesquelles vous êtes présent.
2️⃣ Lister les formats que vous publiez sur vos réseaux sociaux
Chaque outil ne permet pas de programmer tous les formats (photo, vidéo, lien, carrousel, etc.).
Pour faire votre choix, vous allez ensuite réfléchir aux types de formats que vous publiez le plus souvent.
3️⃣ Recenser les différents outils de programmation qui existent sur le marché
Une fois que vous savez quels types de formats vous publiez et sur quelle plateforme, vous allez pouvoir croiser ses données avec les différents outils existants et leur fonctionnalités.
💡 Et pour faire son choix, il faut bien distinguer les subtilités de chaque outil.
🔹 1ère subtilité : tous les outils de programmation ne gèrent pas tous les réseaux sociaux.
Vous devez donc choisir votre outil de programmation en fonction des réseaux sociaux où vous êtes présents.
🔹 2ème subtilité : certains proposent des fonctionnalités de planning éditorial en complément.
⚠️ Attention : les fonctionnalités de planning éditorial ne fonctionnent que pour les contenus qui sont déjà programmés sur la plateforme. Vous n’avez pas de vue sur ce qui est à programmer.
C’est la raison pour laquelle à l’agence nous dissocions les outils de planification des outils de programmation.
🔹 3ème subtilité : certains peuvent gérer la modération des commentaires ou encore les DM.
Cette option complémentaire peut s’avérer utile si vous souhaitez centraliser vos actions sur un outil.
🔹 4ème subtilité : certains permettent de programmer les stories.
🔹 5ème subtilité : certains proposent également la mise en forme (italique, gras, etc.) de vos publications.
« Peut-être qu’un seul outil ne suffira pas pour faire tout ce que vous voulez faire. Il faudra donc faire des choix : choisir celui qui vous semble le plus adapté ou bien en choisir plusieurs. » – Bryan
Évidemment, plus il y a de fonctionnalités proposées par l’outil, plus il coûte cher.
📌 Ceux dont on se sert le plus à l’agence sont :
- Buffer pour Twitter (dont les retweets)
- Swello pour Linkedin (dont les vidéos natives et mentions de page)
- Creator Studio pour Facebook et Instagram
- Storrito pour les stories Facebook et Instagram
- Publer pour les Threads Twitter ou des fonctionnalités plus avancés comme les carrousels Facebook, les albums Facebook ou les posts Google My Business
« En gros, si on veut pouvoir tout programmer, ce n’est pas possible de n’utiliser qu’un seul outil. Il faut assembler plusieurs outils les uns aux autres afin d’avoir toutes les fonctionnalités que l’on souhaite. » – Bryan
Axe 3 – Conseils et astuces
Nos conseils bien pour choisir et utiliser les outils de programmation sur les réseaux sociaux :
✅ se créer une liste des réseaux sociaux sur lesquels vous êtes présents et des différentes fonctionnalités nécessaires. L’objectif ici est de choisir celui ou ceux qui cochent le plus de cases pour vous.
✅ en complément, si vous le pouvez, travaillez en équipe pour les posts que vous devrez faire en natifs (en cas d’absences, d’imprévus, de congés, etc.). En effet, certaines publications nécessitent d’être publiées en natif quoiqu’il arrive, comme les posts LinkedIn avec mention de profil. Aucune plateforme ne permet, encore, de le faire. Alors, comme on dit, l’union fait la force.
✅ suivez les nouveautés annoncées par les réseaux sociaux. L’évolution des réseaux sociaux est constante et une nouvelle fonctionnalité peut émerger du jour au lendemain. Si un outil innove, c’est un signal faible intéressant car d’autres outils peuvent faire de même dans les semaines et mois à venir.
✅ choisir des horaires de programmation qui ne sont pas « ronds ». Plutôt que de programmer votre post à 18h, faites-le à 17h59 ou 18h03. C’est peut-être un détail, mais selon nous, ça fait plus naturel et spontané !
À l’inverse, voici les erreurs à ne pas commettre :
❌ penser qu’il y a un outil qui fait tout ce dont vous avez besoin. On ne va pas se répéter, mais chaque outil a ses spécificités 😉
❌ penser que ça « coûte pas cher ». Ces outils vous enlèvent une charge mentale non négligeable et vous font gagner un temps considérable. Alors c’est comme tout, ça a un coût !
❌ croire en l’idée reçue que programmer vos publications via un outil tiers va dégrader vos performances. C’est une idée reçue qui n’a jamais été prouvée.
Les réseaux sociaux n’ont aucun intérêt à dégrader les performances de post publiés par des outils tiers. Ces outils sont utilisés par la grande majorité des spécialistes des réseaux sociaux.
Pour conclure ce sujet
Les mots clés pour choisir les bons outils de programmation sur les réseaux sociaux :
- Besoin : pour lister ses différents besoins avant de penser aux outils qui existent ;
- Subtilité :pour avoir conscience que tous les outils ne font pas la même chose et que tous ont des subtilités qu’on ne peut pas découvrir tant qu’on ne les a pas testé ;
- Timing : c’est la raison pour laquelle on utilise des outils de programmation, pour pouvoir publier des contenus au moment où l’audience est présente sur les réseaux sociaux.
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Transcription de l’épisode
[Gwen] Bonjour et bienvenue sur LePod, le podcast qui décortique les problématiques des médias sociaux avec une dose de stratégie proposée par l’agence Ouest Digital. Pendant une demi-heure, parfois plus, nous échangeons ensemble sur les métiers liés à la communication digitale, savoir-faire, conseils, bonnes ou même mauvaises pratiques du métier, on se dit tout, et on partage nos approches, nos trucs et astuces pour être le plus efficace au quotidien. Dans l’épisode d’aujourd’hui, je suis accompagnée de Bryan, et nous allons vous parler d’outils de programmation sur les réseaux sociaux.Lequel choisir ou lesquels choisir ? Et pour quels usages ? Un dernier mot, si ce podcast vous plaît, pensez à vous abonner sur votre plateforme d’écoute préférée pour être sûr de ne rater aucun épisode.
Allez, je vous laisse, c’est parti ! Bonjour et bienvenue dans ce 27e épisode du Pod. Alors aujourd’hui, nous allons parler d’outils de programmation sur les réseaux sociaux.
Et pour aborder ce sujet, je suis avec Bryan. Bonjour Bryan.
[Bryan] Bonjour Gwen. [Gwen] Tu vas bien ? [Bryan] Très bien, très très bien. C’est le retour du beau temps, ça fait très plaisir. [Gwen] Et d’ailleurs, tu as la voix cassée pour le retour du beau temps. [Bryan] Et voilà, c’est pour fêter le retour des gros chaleurs. [Gwen] Alors du coup, un petit mot sur le sujet du jour avant de commencer. Donc je disais les outils de programmation sur les réseaux sociaux. Nous avons choisi ce sujet car c’est un peu la base finalement dans notre métier, en tout cas l’une des bases.Quand on travaille dans le social media et plus précisément en tant que community manager, il est plus confortable d’utiliser des outils de programmation pour publier ses contenus. Donc comme je le disais, ils font partie de la base de notre travail. Ils nous facilitent la vie et nous libèrent l’esprit pour ne pas avoir à publier chaque publication en direct pour chaque client, etc.
D’autant plus quand on travaille en agence. Donc peut-être que vous n’en utilisez pas encore ou tout simplement que vous ne savez pas vers quels outils vous tournez ou bien vous en utilisez certains, mais ils ne satisfont pas toutes vos problématiques. Eh bien, pas de panique, nous sommes là pour vous aider.
Aujourd’hui, à y voir plus clair, Bryan a préparé tout ça pour nous partager toutes ces petites astuces du quotidien. Donc c’est parti ?
[Bryan] C’est parti. [Gwen] Allez, let’s go. Peut-être qu’on va commencer par la base, mais est-ce que tu pourrais expliquer ce qu’on entend quand on parle d’outils de programmation sur les réseaux sociaux, parce que peut-être ça ne parle pas à tout le monde. [Bryan] Oui, alors en outils de programmation, on parle aussi d’outils de social media management, on parle aussi d’outils tiers. Il y a plein de manières d’en parler, il y a plein de termes utilisés par les spécialistes des réseaux sociaux. C’est ni plus ni moins qu’un logiciel qui permet d’enregistrer un post et de le diffuser à une heure et à une date bien précises.Dans ce cas-là, c’est le logiciel qui va diffuser ce post, cette publication-là, même si on n’est pas forcément connecté le jour J, du coup on n’aura rien à faire. L’exemple typique, c’est d’avoir un post qui est validé, qui est OK le lundi à 14h, sauf qu’en fait, il est prévu pour le vendredi qui suit à 7h du matin. Avec l’outil, on va pouvoir enregistrer ce post-là, et c’est l’outil qui se permettra de le diffuser le vendredi à 7h directement.
C’est ni plus ni moins un outil qui nous fait gagner du temps, je pense qu’on y reviendra parce qu’il y a beaucoup d’utilités, et pas que de la productivité d’ailleurs.
[Gwen] Oui, d’ailleurs, avant de parler des utilités, est-ce que tu pourrais nous en lister quelques-uns ? On rentrera un peu plus dans le détail de chacun après, mais est-ce que tu pourrais nous en lister quelques-uns ? [Bryan] Oui, il y a une dizaine d’années, quand j’ai commencé un peu à travailler dans ce domaine-là, on entendait parler beaucoup d’outsuit. Outsuit, c’est un outil qui existe toujours, qui est toujours très puissant, qui fait beaucoup de choses. C’est, je pense, le plus connu aujourd’hui à travers le monde.On a aussi à travers le monde un outil comme Buffer, qui est assez connu, B-U-2-F-E-R. Ce sont plutôt des outils internationaux. Il y a aussi Sprout Social, qu’on n’utilise pas forcément à l’agence, mais qui est assez connu aussi à travers le monde.
Et puis, en France, on a aussi des outils de programmation français, franco-français, qui ont quand même de belles réussites. Il y a Agorapulse, aussi, qui est présent à travers le monde. Ça a été créé par des Français.
Et puis, on a un outil comme Swellow, aussi, qui a percé depuis plusieurs années. Ce sont aussi des Français qui sont derrière cet outil. Il en existe vraiment beaucoup.
Après, il y en a d’autres aussi qui ne servent qu’à certains réseaux sociaux, qui sont peut-être un peu moins connus. Mais les quatre que je viens de citer, à savoir OutSuite, Agorapulse 5 même, avec Sprout Social, Buffer, Swellow et Agorapulse, ce sont vraiment des outils qui sont très connus, généralement, de nos confrères et de nos consoeurs.
[Gwen] Ok, ça marche. Tu en parlais juste avant, mais est-ce que tu pourrais nous parler un petit peu des utilités d’utiliser des outils de programmation au quotidien ? [Bryan] La première utilité, c’est l’optimisation. L’optimisation, c’est quoi ? C’est que quand on va produire du contenu pour les réseaux sociaux, au même titre que publier régulièrement, diversifier ses sujets, ses formats, il y a une action qui permet d’être plus performant sur les réseaux sociaux.C’est de publier quand son audience est connectée, déjà disponible, et la plus à même de réagir. Le problème, c’est qu’on a parfois des postes qui nécessitent d’être programmés à des heures où on ne travaille pas forcément. Je prends un exemple, imaginons que vous travaillez pour une marque dans la foot, par exemple, où vous avez une recette de petit déjeuner, vous n’allez pas la poster à 23h.
Cette recette de petit déjeuner, vous allez peut-être la poster vers 6h30, 7h, quand les gens se lèvent et commencent à penser à leur petit déjeuner. Si vous travaillez aussi dans le domaine du sport, par exemple, généralement, les compétitions sportives, c’est souvent le week-end. Le week-end, peut-être que vous ne travaillez pas forcément, vous avez besoin d’annoncer un match, vous allez peut-être programmer votre poste le samedi.
La priorité, c’est vraiment ça, c’est d’optimiser la diffusion de ces contenus pour publier quand l’audience est connectée et la plus prompte à réagir. Pourquoi c’est important ? Parce que si l’audience est connectée et prompte à réagir, elle va réagir.
Il y a plus de chances qu’elle réagisse. Et si votre audience réagit, si elle l’interagit, si elle like, elle commente, elle partage, ça envoie des signaux positifs au réseau social et donc ça va aussi montrer que votre contenu est pertinent et intéresse plusieurs personnes. Ça va augmenter aussi la visibilité de vos messages.
Ça, c’est vraiment le premier intérêt, c’est d’optimiser la visibilité de ces contenus. Et ça évite aussi, d’une certaine manière, de se démotiver parce que si on publie, par exemple, quand on a fait notre poste parce qu’il est fait, il faut le publier, on va le publier maintenant, puis on verra bien si les gens le voient. Par exemple, j’ai fait mon poste ce matin à 10h, il est prêt, je le publie aujourd’hui même si c’est quelque chose qu’il pourrait attendre demain.
Le risque, c’est que du coup, ça ne soit pas trop à propos, c’est pas lié à la journée. Il n’y a pas du tout de contexte, de lien avec le contexte. Forcément, ça va moins faire réagir et donc ce sera un contenu qui sera moins visible.
Et on peut avoir tendance aussi à être démotivé. Même si le contenu est très bon, il ne va peut-être pas fonctionner parce que ce n’est pas le moment le plus opportun. Donc il y a vraiment cette notion d’optimisation.
Ensuite, il y a une notion qui est assez importante, c’est la disponibilité. On n’est pas toujours disponible, même si c’est sur notre temps de travail, pour poster un contenu. Imaginons que nous soyons social media manager et qu’on ait besoin de poster un contenu à midi, en semaine.
En théorie, tu peux me dire, oui, mais à midi, en semaine, il y en a plein qui travaillent. Pourquoi on a besoin de programmer ? Parfois, on n’est pas disponible.
On est en réunion, on est en formation, on a un imprévu. Donc le fait de programmer ce contenu, ça nous permet de gérer ces imprévus, ou ces temps d’indisponibilité. Et la troisième notion, qui est un peu moins connue, qui est plutôt une notion d’utilisateur avancé, c’est une notion vraiment de productivité.
C’est-à-dire qu’on va essayer de regrouper ces tâches de même nature. Il y a beaucoup de personnes qui parlent de batching, de batcher ces tâches. On entend beaucoup parler aussi, quand on fait de la nourriture, quand on cuisine, par exemple.
Là, c’est un peu la même chose. Avoir un outil de programmation fait que, quand on a 4-5 postes qui ont été validés, on va programmer ces 4-5 postes d’un coup. Notre cerveau est concentré sur l’action de programmer.
On est dans son outil, on programme tous ces postes et on évite de le faire tous les jours, finalement. Donc il y a vraiment cette notion de productivité derrière. Ce qui est très pratique aussi, au-delà de l’utilité, c’est que ça permet aussi aux community managers et aux social media managers de vraiment pouvoir déconnecter en toute tranquillité.
C’est-à-dire que si à un moment donné, vous avez besoin de faire un poste un soir à 21h parce que c’est là où vous avez décelé et que l’audience est la plus prompte à réagir, ça vous évite de devoir réouvrir votre ordinateur pour faire le poste parce que c’est le moment où vous avez identifié comme étant idéal. Et pour ça, je reviendrai un peu sur l’épisode qu’on avait eu avec Alexandre Chéret de la Ville de Nantes, qui en parlait d’ailleurs beaucoup. Ils utilisent eux-mêmes aussi des outils de programmation pour justement se déconnecter en dehors des horaires de travail.
Ça aussi, c’est une utilité qui est quand même pas négligeable parce qu’on sait que le droit à la déconnexion c’est un droit qui est fondamental dans le droit du travail et qui permet aussi à tous et toutes d’être sereins dans ces journées de travail et d’être plus efficaces.
[Gwen] Mais du coup, c’est quelque chose qui concerne toutes les entreprises qui communiquent sur les réseaux sociaux finalement. [Bryan] En fait, à partir du moment où vous voulez avoir une présence active et régulière, c’est très difficile de ne pas pouvoir programmer. On peut bien sûr, moi je connais des clients, l’agence, qui avant de travailler avec nous faisaient tout sans outils de programmation et qui d’ailleurs ne comprennent pas toujours quel est l’intérêt. Le problème c’est que quand on les questionne, ils nous disent tous les jours, ils se mettent des rappels pour penser à faire le poste qui a été validé trois jours avant.C’est quand même, à un moment donné, quand on veut avoir une présence active, durable, régulière, ça devient indispensable. Et qu’on soit une toute petite entreprise, qu’on soit même indépendant, ou qu’on soit une grande entreprise, à un moment donné, on finit par se poser la question de, est-ce qu’on ne pourrait pas programmer nos postes ? À partir du moment où il y a cette notion de rester présent durablement, à un moment donné, on se posera la question.
[Gwen] Pour une entreprise qui souhaite utiliser des outils de programmation, est-ce que tu pourrais nous parler un petit peu plus de tous ces outils de programmation qui existent et des spécificités liées à chacun pour faire le bon choix ? [Bryan] Déjà, ce qu’il faut quand même dire, c’est qu’on parle d’outils de programmation, mais dans les outils de programmation, on a des outils qui sont des outils tiers au démarrage, des outils qui sont développés par des entreprises tierces des réseaux sociaux, qui ne sont pas les réseaux sociaux elles-mêmes. Quand je parle d’Agorapple, de Suzuelo, ce n’est pas une filiale de Facebook ou de Twitter, c’est vraiment des entreprises qui sont en dehors. Et donc, quand on commence à se poser la question, il faut bien arriver à dissocier les outils de programmation dits tiers, qui ont été développés par des entreprises tierces, qui ne sont pas les réseaux sociaux, et on a aussi des outils de programmation développés par les réseaux sociaux eux-mêmes.Et donc, dans ce cas-là, on va parler d’outils natifs. Un outil natif développé par les réseaux sociaux que l’on connaît très très bien, c’est Creator Studio, qui appartient au groupe Meta, qui permet de programmer des posts sur Facebook et sur Instagram. Déjà, la première chose, c’est de bien distinguer outils de programmation natif, outils de programmation tiers.
Une fois qu’on a ça en tête, eh bien, je dirais que pour se lancer, ce qui est indispensable, c’est déjà de recenser sur quels réseaux on est présents et sur quels réseaux on a besoin de programmer nos posts. Parce qu’en fait, la difficulté, quand on commence à se lancer dans la jungle des outils de programmation, c’est que vous allez avoir un outil qui va vous dire « Nous, on peut programmer sur Twitter, LinkedIn, Facebook, mais pas sur Pinterest. » Puis il y en a un autre qui va dire « Nous, on peut faire sur Pinterest et LinkedIn, mais pas sur Twitter.
» Donc déjà, la première chose, c’est de regarder les réseaux sur lesquels on est présents et sur lesquels on a besoin de programmer du contenu. Ça paraît évident, mais ça permet déjà de réduire une grosse, grosse liste. Ensuite, pour chacun des réseaux, d’identifier les formats qu’on utilise le plus et pour lesquels on a besoin de programmer du contenu.
Parce qu’en fait, chaque outil ne va pas permettre de programmer de la même manière. Exemple, si vous utilisez Swellow, vous pouvez, pour LinkedIn, publier des vidéos en native. C’est-à-dire qu’avec Swellow, vous allez faire votre post et la vidéo va être diffusée dans le fil d’actualité comme si elle avait été importée sur LinkedIn.
Du coup, le contenu est plus performant, mais ça, vous ne pouvez pas publier une vidéo native avec Buffer. Parce que Buffer, il va importer la vidéo chez Buffer et ça sera un lien externe. Ce qui fait que du coup, la fonctionnalité qui en apparence paraît similaire n’est pas totalement la même.
Donc, la deuxième étape, une fois qu’on a listé les réseaux sur lesquels on veut programmer, c’est vraiment de lister aussi les types de format qu’on va avoir besoin de programmer pour avoir une idée assez claire de ses besoins. De se dire, OK, finalement, moi, je ne suis que sur Facebook et LinkedIn et en fait, sur Facebook, je publie des vidéos et principalement des images. Sur LinkedIn, pareil.
Est-ce que du coup, j’ai un outil qui me permet de faire les deux ? Après, on va recenser les différents outils qui existent sur le marché dont on a déjà entendu parler et on va regarder si ces outils-là répondent à notre besoin. Déjà, ça permet de penser à son besoin avant de penser à son outil.
Et puis après, au fur et à mesure, on va pouvoir peut-être creuser parce que ce qui va parfois se passer, c’est qu’un outil ne pourra pas faire tout ce dont on a besoin et donc il y a peut-être des choses qu’on fera encore manuellement, c’est-à-dire sans outils et il y a peut-être aussi d’autres choses qui nous nécessitera de prendre un deuxième outil ou un troisième ou un quatrième, ce qui est le cas à l’agence. Nous, on a à peu près 4-5 outils de programmation et on sait en fonction de ce qu’on a besoin de faire et sur quel réseau, lequel utiliser.
Mais pour débuter, c’est où est-ce qu’on a besoin de publier et le format aussi qu’on utilise le plus pour voir quel est l’outil qui permet de répondre à ce besoin-là.
[Gwen] J’ai une question, je te laissais dérouler pour voir si tu allais en parler mais au début, là, tu parlais des outils natifs comme le Créateur Studio pour programmer sur Facebook et Instagram. Alors que notre sujet, c’était les logiciels tiers. Du coup, ma question c’est, est-ce que il est possible de publier en natif sur toutes les plateformes ou est-ce qu’il y a des plateformes qui ne le permettent pas ? [Bryan] De faire la programmation native ? Par exemple, LinkedIn, il n’y a aucun outil de programmation, en tout cas à ma connaissance, sur le marché. Mais on parlait du Créateur Studio pour Facebook, pour Twitter, on a la possibilité de programmer en natif sur Twitter depuis quelques mois.On peut le faire aussi via TweetDeck. Mais effectivement, il y a encore des plateformes comme LinkedIn où il n’y a vraiment aucune programmation possible. Ce qui fait rager beaucoup de monde d’ailleurs.
[Gwen] D’où l’utilité du coup d’utiliser des outils de programmation tiers. [Bryan] Oui, tout à fait. [Gwen] Du coup, j’attendais que tu commences à nous parler un peu plus de ta liste d’outils et des spécificités de chacun pour faire les bons choix justement. [Bryan] Déjà, la première spécificité, j’en ai parlé un peu avant, mais tous les outils ne gèrent pas tous les réseaux. C’est déjà le premier truc. Quand on réfléchit à s’équiper, ce qui est important, c’est de regarder les fonctionnalités de l’outil et sur quels réseaux vous pouvez publier.Parce que vous allez en avoir ou vous allez être limité sur certaines plateformes. Ensuite, il y a aussi des outils dans lesquels vous allez pouvoir à la fois programmer des contenus et à la fois aussi modérer les commentaires et les messages privés. Ça c’est important parce que parfois on pense, à tort, qu’outil de programmation égale aussi outil de gestion des commentaires.
Ce qui est en fait deux choses très différentes. Vous avez des outils qui permettent de faire les deux à la fois. Agorapulse le font par exemple.
On peut à la fois programmer et modérer. Mais vous avez des outils comme Swellow ou Pebbler qu’on utilise à l’agence qui ne permettent que de programmer. Ça c’est aussi la deuxième chose qui est vraiment importante à avoir à l’esprit quand on parle de subtilité.
C’est vraiment de voir qu’est-ce qu’on met dedans en termes de fonctionnalité. Vous avez d’autres outils qui vont vous dire que vous pouvez programmer mais même en amont vous pouvez gérer votre planning édito. Ça c’est séduisant aussi sur le papier.
Certains outils le font très bien comme Swellow. Le problème c’est que vous allez pouvoir gérer sur l’outil de programmation que votre planning édito sur les réseaux sur lesquels vous avez publié. Imaginons que vous avez besoin de programmer des contenus sur Snapchat par exemple.
Vous n’allez pas pouvoir du coup gérer votre planning édito sur un outil qui ne permet pas de diffuser derrière sur Snapchat. Donc ça va potentiellement poser aussi un problème. Ce qui fait que d’ailleurs à l’agence on a fait le choix depuis très longtemps de dissocier la planification éditoriale de la programmation et de la diffusion des contenus.
Ce qui fait qu’on a un outil de planification et plusieurs outils de diffusion. Donc ça c’est finalement la troisième subtilité. Vous avez d’autres subtilités comme par exemple certains outils vont permettre de programmer des stories quand d’autres ne le pourront pas.
C’est à dire que tous les placements des réseaux sur lesquels vous voulez communiquer sont pas disponibles. Je reviens si je reprends par exemple l’exemple de Swellow c’est celui qu’on utilise beaucoup à l’agence on peut certes programmer des posts sur Facebook mais on ne peut pas programmer de story. Donc le placement qui est disponible n’est pas forcément le même.
Et donc pour ça on va devoir utiliser un autre outil vraiment dédié au story. Il y a d’autres subtilités comme le fait de ne pas diffuser directement. Ça c’est quelque chose qu’on avait beaucoup vu quand Instagram a ouvert la possibilité aux outilières de programmer des posts dans le feed puisqu’il y a quelques années il n’y avait aucun outil qui permettait de le faire.
Et quand les outils se sont lancés dessus comme Hootsuite qui a décidé d’innover pour donner la possibilité aux utilisateurs de programmer sur Instagram des posts, on s’est rendu compte qu’en réalité ce n’était pas vraiment une programmation directe, ça t’envoyait une notification sur ton téléphone et après tu devais toi-même faire l’action de publier. Et il y a encore certains outils qui sont comme ça aujourd’hui, où la publication n’est pas directe, ça t’envoie juste une notification. Donc il y a plein de petites subtilités comme ça, de choses qu’on ne voit pas tant qu’on n’a pas testé l’outil, ce qui fait que c’est aussi assez difficile de choisir, décider quel outil on va utiliser tant qu’on ne l’a pas testé et vraiment testé de A à Z, on a testé toutes les possibilités pour voir comment il réagissait en fonction des situations.
Parce que parfois vous avez le discours marketing de l’outil, vous présentez les fonctionnalités, les bénéfices, etc. Mais après quand on rentre dans le sujet, on se rend compte qu’il y a des petites choses qui ne fonctionnent pas comme on voudrait. Donc du coup il y a quand même tout ça à tester.
Et puis bien sûr, plus vous avez de possibilités, plus vous avez de fonctionnalités, plus l’outil va coûter cher. Ce qui paraît quand même assez évident, mais c’est important de le dire. Plus vous allez rejeter des briques, plus votre maison va être grande, mais plus votre maison va coûter cher.
Donc voilà, ça c’est aussi un point qu’il faut avoir à l’esprit.
[Gwen] Ça marche. Est-ce que tu nous as préparé un petit listing des différents outils, avec ce qu’on peut faire avec chacun ? [Bryan] Ouais, j’ai repris le listing qu’on a à l’agence. [Gwen] Du coup, dis-nous, comment on partage, comment on fait à l’agence ? [Bryan] On a plusieurs outils et on sait à chaque fois en fonction de l’optimisation qu’on cherche à faire, quel est l’outil idéal. Par exemple, quand on a besoin de programmer des retweets, parce que c’est possible de le faire, on va utiliser Buffer, qui est le seul outil à ma connaissance qui permet de le faire. On s’en sert souvent pour des clients, de repartager comme ça des tweets émis par d’autres et donc de les étayer dans le temps.On va utiliser beaucoup Swellow, notamment pour LinkedIn, quand on a besoin de mentionner d’autres pages ou de publier des vidéos en native. Swellow, on s’en sert beaucoup pour ça. Le Creator Studio pour Facebook et Instagram, c’est classique.
On va utiliser aussi un outil qui s’appelle Storyto pour les stories Facebook et Instagram, parce que le Creator Studio c’est bien, mais on ne peut pas tout faire. Storyto permet d’aller un peu plus loin pour la programmation des stories. Il y a peut-être d’autres outils, mais c’est ceux qu’on a retenus et qui nous vont bien.
On va utiliser un outil comme Publer, qui n’est pas très connu non plus, mais qui va nous permettre de programmer des threads. Des threads sur Twitter, donc un ensemble de messages, de tweets sur Twitter qui sont ordonnés, qui ont un sens bien donné. Publer permet aussi de faire des carousels sur une page Facebook, chose qu’on ne peut pas faire avec un autre outil.
Voilà, c’est à peu près les cinq grands outils qu’on utilise le plus aujourd’hui. Encore, il y en a sûrement d’autres, on peut y passer son temps aussi à les tester. Ce qui est important, c’est de connaître à peu près l’étendue de ses besoins, de les tester, et après de s’arrêter sur une liste à peu près restreinte.
[Gwen] Ça marche. Est-ce que tu aurais des conseils ou des astuces à nous partager sur ce sujet ? [Bryan] Le premier conseil, ça va revenir sur un point que j’ai donné juste avant, mais c’est vraiment, parce que c’est une question qui est très fréquemment posée, je vais choisir un outil, comment je m’y prends. C’est vraiment quel réseau, de quelle fonctionnalité j’ai besoin, et après de tester les différents outils, de réduire la liste, en fonction de ses besoins, d’identifier 2-3 outils qui, a priori, peuvent répondre à ses besoins, de les tester sur 2-3 semaines. Prévoir un vrai temps pour tester toutes les possibilités qui sont offertes par ces outils.Je vous recommande même de tester sur des comptes de test, les comptes officiels de la marque, pour voir un peu aussi s’il y a d’autres subtilités qui ne sont pas forcément visibles, et une fois qu’on a fait cette étape-là, de retenir 1-2 ou 3 outils qui correspondent à peu près à ses besoins. Mais vraiment de procéder par étape. Quels sont mes besoins ?
Je teste, et après j’arrête une liste d’outils. Il y a un deuxième conseil, c’est un peu contre-intuitif, mais il y a certaines choses qu’on ne peut pas programmer, même avec des outils. Ce n’est pas possible, en tout cas pas aujourd’hui.
Je te prends un exemple, tu veux programmer un carousel sur LinkedIn, aujourd’hui il n’y a aucun outil qui permet de le faire. Je dis aujourd’hui, on est là, début 2022, peut-être qu’en 2024 ce sera possible, mais en tout cas aujourd’hui ce n’est pas possible. Donc le deuxième conseil, quand c’est possible, et c’est plus souvent possible qu’on ne le pense, c’est d’essayer de travailler en équipe.
Pour savoir, quand il y a un poste à faire manuellement, qui s’en occupe si je ne suis pas disponible ? Donc de toujours travailler au moins à deux sur un sujet. Si vous êtes CM ou SMM seul en entreprise, vous n’avez pas d’autres personnes qui peuvent vous aider, moi je vous conseille vraiment d’avoir une autre personne dans votre entreprise, soit votre manager, soit une de vos collègues, de lui apprendre comment on fait des postes en natif quand c’est nécessaire, quitte même à lui faire un petit tuto, un petit pas-à-pas pour s’assurer que si un jour vous êtes absente, indisponible pour une raison ou une autre, il y a une personne qui puisse faire manuellement le poste qui est concerné, qui n’a pas pu être programmé. Ça arrive aussi pendant les vacances. Je rencontre encore beaucoup de personnes qui travaillent dans le social media qui me disent « là je pars en vacances, mais là j’ai des stories qui doivent sortir le 10 août, je serai en vacances, personne d’autre va pouvoir le faire.
» Eh bien mon conseil c’est de s’assurer qu’il y ait une autre personne qui soit capable juste de vous suppléer. Ça ne veut pas dire que la personne va prendre votre place, mais au moins d’avoir cette notion d’équipe. Et Alexandre, dont je parlais tout à l’heure sur l’épisode sur le droit à la déconnexion, en parle aussi beaucoup où ils ont formé en interne des journalistes qui peuvent de temps en temps aussi prendre le relais quand c’est nécessaire.
N’exigez pas cette astuce parce que bien souvent on se rend compte que c’est plus facile à mettre en oeuvre qu’on ne le pense. On a tout de suite la sensation que c’est compliqué de faire des postes manuellement. En fait, avec un bon tuto et un bon accompagnement, ça se fait assez bien.
Et pour la personne qui gère les réseaux sociaux ça permet d’être très serein. Ok, demain je me casse la jambe. Ou je pars en vacances et j’ai oublié de prévenir ma collègue qu’il y ait des postes à faire manuellement.
Je sais qu’elle pourra prendre le relais même si c’est pas son métier. Troisième conseil, c’est plutôt une astuce quand on programme. Essayez de programmer des horaires qui ne seront pas rondes.
C’est quoi une horaire ronde ? C’est dire mon poste il faut qu’il sorte à 19h, je le programme à 19h. C’est bête, mais en fait c’est peut-être une déformation aussi de nous à force de le faire, mais moi quand je vois un poste qui est fait sur les réseaux à une heure ronde, genre 19h, 19h30, 20h, 8h, midi, je sais que forcément c’est programmé, une grande majorité des postes sont programmés, mais tout de suite ça me donne la sensation que c’est pas très authentique, ça a été préparé.
Alors que de programmer un poste à 19h37 même s’il a été programmé, ça peut donner la sensation que c’est très spontané, très authentique. C’est un tout petit détail, mais en fait quand je pose la question autour de moi, il y a plein de gens qui sont assez sensibles à ce détail. Et même des gens qui ne travaillent pas dans les réseaux sociaux.
Et quatrième conseil, c’est de suivre au minimum les évolutions des outils de programmation. Les nouveautés, les nouveaux outils qui sortent, et même les nouveautés, les nouvelles fonctionnalités qui sortent, parce qu’il y en a vraiment beaucoup, très souvent, parce qu’il y a beaucoup de monde, beaucoup d’acteurs sur le marché, et donc ils innovent tous très très rapidement. Et donc c’est bien de savoir à un moment donné que Agorapple vient de sortir telle fonctionnalité, que Utsu vient de sortir telle fonctionnalité.
Parce que 1, ça peut peut-être vous donner envie d’en tester un autre, qui serait plus adapté à vos besoins. Et 2, moi ce que je trouve intéressant, c’est que quand un outil innove, généralement, il est peut-être parfois le premier à le faire, mais peut-être que d’autres finiront par le faire aussi, parce que s’ils l’ont fait, c’est qu’ils avaient beaucoup de demandes de la part des utilisateurs. Donc ça donne aussi un peu une idée de comment évolue le marché des logiciels de programmation.
Donc faites de la veille sur les outils, c’est vraiment un très bon moyen de comprendre comment ça évolue. Si ça vous blase, si vous n’avez pas envie de le faire, vous le savez sûrement, mais à l’agence, on a une veille toutes les semaines qui couvre notamment l’actualité des outils. Donc ça permettra de rester quand même un peu au goût du jour.
Voilà pour ces 4 conseils et astuces. Je pense que c’est déjà bien.
[Gwen] Et à l’inverse, est-ce que tu as des erreurs à ne pas commettre, à partager ? [Bryan] Alors la première, c’est de penser que parce que c’est un outil en ligne, ça ne coûte pas cher. Oui, il y a des outils qui coûtent 10€ par mois, ou 30€ par mois. Ça reste un budget, mais ce n’est pas forcément très cher.Mais pour autant, ça peut vite monter. En fait, quand on a beaucoup de réseaux animés, ou alors qu’on veut des fonctionnalités qui sont très avancées, vous avez des outils qui vont tout de suite monter à 100€, 150€, 200€ par mois. Et donc, il faut être prêt.
Il faut être prêt à avoir un budget. Deuxième erreur, c’est de penser aussi que vous allez trouver un outil qui fait tout. Parce que vous avez vu que Swillow faisait ça, et que Buffer faisait ça, et que GoRapple fait ça, bah que du coup, il y en a forcément un qui fait tout en même temps.
En fait, non. L’outil qui propose tout en un, ça n’existe pas, donc il faut être capable à un moment donné de se dire qu’est-ce qui est le plus important pour moi en termes de fonctionnalité, et les points sur lesquels je fais des compromis. Ça, c’est vraiment la deuxième erreur.
Et il y a une troisième erreur, c’est de croire en une idée reçue. Il y a une idée reçue qui est véhiculée sur Internet depuis 10, 12, peut-être 15 ans, je ne sais pas. D’ailleurs, le CEO de GoRapple s’en parle très souvent.
C’est l’idée reçue que parce qu’on va utiliser un outil de programmation, ça va dégrader les performances du poste, parce que les réseaux sociaux n’aiment pas quand c’est programmé. C’est une idée reçue qui a quand même la peau dure, parce qu’on l’entend même encore aujourd’hui, et même dans des personnes qui sont spécialistes des réseaux sociaux. En fait, ce qui me pose problème là-dedans, c’est quel intérêt les réseaux auraient à faire ça, sachant que la plupart des spécialistes des réseaux sociaux utilisent des outils de programmation, parce qu’ils ne peuvent pas être constamment connectés pour faire les postes.
Donc, il n’y a aucun intérêt au fait que parce que vous allez utiliser un outil comme Sway ou GoRapple, forcément vos performances vont se dégrader. Et puis, j’ai envie de dire aussi, ces outils-là n’existeraient plus si c’était le cas. Plus personne les utilisera si c’était le cas.
Tout le monde s’est rendu compte qu’il vaut mieux publier manuellement. Ça, c’est vraiment une idée reçue qui est encore la peau dure en 2022. Donc, ne pas y croire.
Ça n’a jamais été prouvé en fait. Même moi, avec l’observation, je n’ai pas observé que des postes qu’on ait programmés aient moins bien marché.
[Gwen] Ça marche. As-tu réfléchi à une anecdote à nous raconter en lien avec le sujet du jour ? [Bryan] Avant que je commence à faire ce métier-là, j’avais un ami qui dépannait des boîtes en comité management. C’était il y a presque une dizaine d’années. Et puis, je lui dis comment tu fais quand tu dois poster le soir ?Il me dit c’est simple, je ne recommande jamais à mes clients de poster à 20h parce que je ne suis pas dispo. Il me dit que c’est mieux de poster à 16h30 parce que je sais que je bosse à ce moment-là. Et ça m’a fait prendre conscience que c’était contre-intuitif.
On conseille quelque chose à quelqu’un parce que ça nous arrange bien. Et là aussi, ça m’a permis de prendre conscience que ce n’est pas aussi simple que ça les réseaux sociaux. Ce n’est pas parce que ça m’arrange moi.
Il faut toujours aussi penser au bénéfice pour le client. Ça m’a vraiment fait prendre conscience de l’importance de pouvoir s’équiper d’outils pour faire des recommandations qui ne sont pas bridées par ses seules capacités ou son seul temps. Si on dit à un client que ce poste-là, il faut absolument qu’il sorte le dimanche matin à 9h parce que on sait que l’audience va bien réagir, il ne faut pas qu’on dise qu’on ne va pas lui recommander ça parce que personne ne sera dispo le dimanche matin à 9h.
Ça permet d’éviter de brider ses recommandations.
[Gwen] Ça marche. Moi, j’aurais une anecdote à raconter pour une fois. Si tu me le permets.Je pense que je t’en avais déjà parlé mais il y a deux ans ou trois ans, j’étais partie en vacances avec mon grand frère qui est photographe amateur. C’est à côté de son métier qu’il fait ça. En gros, il partage ses photos sur son compte Instagram et il le fait tous les jours.
Tous les jours à 18h. Ça m’a fait sourire tout à l’heure, ton anecdote sur les heures comptes parce que lui, il se casse la tête à programmer tous les jours à 18h pile parce qu’il se dit que s’il ne publie pas à heure super méga régulière, l’algorithme va pénaliser ses performances. Je lui avais expliqué que ce n’était pas si rigide que ça, heureusement.
On était partis en vacances et tous les jours, il se mettait un rappel à 17h59 pour se préparer à poster sa photo qu’il avait préparée dans ses brouillons en amont pour la poster à 18h pile. En gros, il se rendait malade avec ça parce que des fois, en fait, on n’avait pas de wifi là où on était vu qu’on était à l’étranger. Quand je l’ai vu se prendre la tête avec ça pendant une semaine, je lui ai dit que ce n’était pas possible.
Il faut vraiment que je te fasse découvrir quelque chose parce que là, ça va te changer la vie. Là, on était en vacances, mais je lui disais, tu fais comment quand tu es au travail ? Il me disait, franchement, je me mets un rappel et je prends 30 secondes pour le faire les jours où je suis au travail.
[Bryan] En termes de charge mentale, c’est fou. Lui, ce n’est pas son métier, mais ça doit être difficile à vivre au quotidien. Oui, parce qu’il publie tous les jours.Quand c’est son métier de faire ça, de te mettre des rappels, de te mettre le stress… On en rencontre souvent des gens qui nous disent non, mais c’est bon, je me mettrai un rappel et je le ferai le soir à 21h. Ok, tu peux le faire une fois ou deux.
Oui, c’est ce que j’allais dire. C’est pour ça que je reviens à ce que je disais au début. À partir du moment où on va avoir une présence active et régulière, ce n’est pas possible.
Si tu veux tester des trucs de temps en temps, ok. Mais à un moment donné, si tu veux que ce soit durable, ce n’est pas du tout tenable de faire tout manuellement. C’est impossible.
Ou alors, tu deviens fou ou folle.
[Gwen] C’est ça. [Bryan] Je ne dis pas que ton frère est fou. [Gwen] Quand j’ai vu qu’il faisait ça, j’étais écoute, ce n’est pas possible. Je vais te faire découvrir quelque chose, ça va te changer la vie. Effectivement, il était très content de passer sur ça après.Très bien. Deux anecdotes pour le prix d’une aujourd’hui.
[Bryan] C’est ça. [Gwen] Est-ce que tu pourrais conclure le sujet du jour en trois mots ou en trois phrases ? [Bryan] Alors, je dirais… Effectivement, je n’ai pas du tout pensé. Je sais que tu poses la question tout le temps et je ne l’ai pas préparé.Je dirais que le premier mot, c’est besoin. De lister ses besoins. C’est le besoin avant l’outil.
Il y a beaucoup de gens qui font l’inverse. Il y a un outil qui brille, tout le monde en parle, je vais l’utiliser. Peut-être qu’on l’utilise parce qu’il est très bien, mais en tout cas, c’est d’abord le besoin et après l’outil.
Ensuite, je dirais qu’il y a la notion de subtilité. C’est d’avoir conscience que tous les outils ne font pas la même chose et qu’il y a des choses qui sont très subtiles parfois et qu’on ne peut pas les découvrir tant qu’on n’a pas testé l’outil. Ça, c’est vraiment le deuxième point.
Et après, je dirais qu’il y a la notion de timing puisqu’on fait ça, pourquoi ? Parce qu’on a besoin de publier quand l’audience est connectée la plus prompte à réagir. Il y a une notion de recherche de timing et qu’on doit pouvoir décorréler le timing où l’audience est connectée de son temps de travail où on a besoin de nous-mêmes de souffler.
Ce n’est pas parce que notre audience réagit très bien à 22h sur Instagram qu’il faut absolument se dire bille en tête que tous les soirs à 22h, on doit être disponible pour programmer. Voilà pour mes trois points.
[Gwen] Super. Merci beaucoup à toi. [Bryan] Merci Gwen. [Gwen] On se retrouve bientôt pour un prochain épisode du Pod. [Bryan] Avec plaisir. [Gwen] Bonne fin de journée à toutes et à tous. A bientôt pour un prochain épisode du Pod. A bientôt.Musique Quelques mots avant de se quitter. Tout d’abord, vous pouvez retrouver cet épisode sur le blog de l’agence www.keepitsimple.fr rubrique podcast ou sur nos réseaux sociaux. Ensuite, n’hésitez pas à nous faire vos retours sur le Pod en nous écrivant à l’adresse podcast.Ouest.digital Nous serions ravis de savoir ce que vous aimez, ce que nous pourrions améliorer, les thématiques qui vous intéressent ou les invités que vous voudriez entendre. Merci beaucoup pour cet échange. Je vous dis à très bientôt pour un nouvel épisode du Pod.