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🗣 Se prĂ©parer Ă  couvrir un Ă©vĂ©nement sur les rĂ©seaux sociaux avec Olivier Dassonville

Notes de l’Ă©pisode 2 du pOD : pour ce deuxiĂšme Ă©pisode nous avons dĂ©cidĂ© de vous parler de comment se prĂ©parer Ă  couvrir un Ă©vĂ©nement sur les rĂ©seaux sociaux sans couac. Retrouvez ci-dessous les principaux Ă©lĂ©ments abordĂ©s durant cet Ă©pisode (pour rappel, ce sont des notes ?), ainsi que diffĂ©rents liens et ressources utiles pour approfondir votre rĂ©flexion.

Vignette de l'Ă©pisode 2 du pOD, le podcast qui dĂ©cortique les problĂ©matiques des mĂ©dias sociaux avec une dose de stratĂ©gie, proposĂ© par l’agence Ouest Digital


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Avant propos

Pourquoi est-ce que l’on a choisi d’aborder ce sujet ? Tout simplement car ce sujet est souvent abordĂ© sous l’angle de la « crĂ©ation de contenu », c’est Ă  dire « Qu’est-ce que je vais raconter sur les rĂ©seaux sociaux lorsque je serais sur un Ă©vĂ©nement ? ». Or, nous trouvions cela intĂ©ressant d’en parler sur le volet « anticipation et prĂ©paration », car c’est un angle assez peu abordĂ© et nĂ©anmoins fondamental.

Sans préparation, impossible de produire du contenu pertinent.

Pour cet Ă©pisode, nous avons proposĂ© Ă  Olivier Dassonville d’intervenir en tant spĂ©cialiste de la couverture des Ă©vĂ©nements sur les rĂ©seaux sociaux. Il est notamment Ă  l’oeuvre pour relater les sorties des crĂ©atures de la compagnie « La Machine » ou encore pour piloter l’Ă©quipe social media du plus grand Ă©vĂ©nement dĂ©diĂ© au numĂ©rique de l’Ouest, le Web 2 Day.

Les intervenants sur cet épisode de podcast sont donc :

Se lancer dans la préparation

Pour dĂ©buter, la question posĂ©e Ă  notre invitĂ© est trĂšs simple : « Si demain, je te dis de partir couvrir la prĂ©sence d’une entreprise sur un Ă©vĂ©nement, par quoi vas-tu commencer pour bien te prĂ©parer ? De quelles informations as-tu besoin ? Quelles sont les questions que tu te poses ? »

Avant toute chose, il est Ă©videmment primordial de bien se prĂ©parer si l’on ne veut pas aller droit dans le mur le Jour J.

Un Ă©vĂ©nement est une succession d’imprĂ©vus. Il faut se prĂ©parer pour anticiper ce qui est maitrisable, sans quoi le jour-j on se retrouve noyĂ© par les problĂšmes.

Pour bien se préparer, la réflexion se porte principalement autour de 3 axes :

  • L’évĂ©nement
  • Le lieu
  • Le matĂ©riel

Axe 1 – l’Ă©vĂ©nement

Quel est le programme de l’évĂ©nement ?

On peut soit le demander Ă  son client, Ă  l’organisateur ou bien se le procurer par ses propres moyens afin de savoir comment va se dĂ©rouler la journĂ©e :

  • quelles sont les confĂ©rences,
  • les ateliers,
  • les speakers,
  • etc.

Ce point peut paraitre trivial et basique, mais cela reste la base pour bien anticiper ce qui sera Ă  produire le jour-j.

Quels sont les partenaires et les intervenants de l’évĂ©nement ?

Il est important de prĂ©parer une liste des partenaires et intervenants Ă  l’évĂ©nement, afin de faciliter la crĂ©ation de contenu le jour-j.

L’idĂ©al est de prĂ©parer un tableau qui recense toutes les informations dont nous aurons besoin sur place (prĂ©nom, nom, structure, identifiant des comptes Twitter, intitulĂ© exact de leur poste, etc.), mais aussi le(s) hashtags dĂ©diĂ©s, les mentions Ă  ne pas louper, etc.

Concernant les intervenants, il est nĂ©cessaire d’avoir en tĂȘte qu’ils pourront avoir du retard le jour-j. Donc ĂȘtre conscient que le programme subira certainement des changements de derniĂšre minute, pour intervertir des confĂ©rences. Les Ă©quipes social media devront s’adapter par rapport Ă  ce qu’ils avaient prĂ©vu initialement. La notion d’anticipation permet ainsi d’ĂȘtre plus flexible le jour-j.

Axe 2 – Le lieu

OĂč l’évĂ©nement se dĂ©roule-t-il ?

Il est indispensable de bien avoir en tĂȘte la configuration du lieu et de savoir si c’est l’Ă©vĂ©nement se dĂ©roulera :

  • Ă  l’intĂ©rieur : dans ce cas, la gestion est un peu plus simple du fait que l’espace soit limitĂ© et laisse moins de place aux difficultĂ©s extĂ©rieures ;
  • Ă  l’extĂ©rieur : ici, la gestion peut ĂȘtre plus compliquĂ©e, notamment en terme de mĂ©tĂ©o. L’évĂ©nement ou une partie de l’évĂ©nement peut ĂȘtre annulĂ© Ă  cause de la mĂ©tĂ©o.

C’est un point Ă  prendre en considĂ©ration, qui aura aussi un impact sur le choix du matĂ©riel.

Y a-t-il une connexion internet ?

En fonction du lieu, il faut se renseigner afin de savoir s’il y a une connexion internet privĂ©e pour l’organisation. Il n’y a pas nĂ©cessairement une connexion dans tous les lieux et elle n’est pas forcĂ©ment privĂ©e.

Dans les espaces publics, l’accĂšs au wifi est souvent ouvert. Cependant, le dĂ©bit n’est pas suffisant pour travailler convenablement. Il est donc prĂ©fĂ©rable de ne pas compter sur cette option.

L’utilisation de votre propre 4G est certainement la meilleure option, puisque vous serez autonome sur ce point. NĂ©anmoins, il vous faudra investir dans un forfait professionnel avec une connexion qui vous permettra de travailler correctement pendant tout l’évĂ©nement.

À noter : Faire un test avec Speed Test en amont dans les diffĂ©rentes salles de l’évĂ©nement.

Quels sont les meilleurs points de vues ?

Quand on s’occupe de la couverture d’un Ă©vĂ©nement, surtout quand c’est pour l’organisateur lui-mĂȘme, il est important de trouver en amont les meilleurs points de vue, afin de faire les meilleurs prises le jour-j.

Pour l’organisateur, il faut ĂȘtre Ă  minima supĂ©rieur au meilleur contributeur du public. Il faut ĂȘtre au-dessus de la masse.

Dit autrement, il est important que l’Ă©quipe social media de l’organisation produise des contenus qu’aucun participant ne sera en mesure de produire. Apporter de la valeur ajoutĂ©e, des aperçus des coulisses, des visuels qui valorise l’ambiance de l’Ă©vĂ©nement, etc.

Quand l’évĂ©nement a lieu en extĂ©rieur, il faut anticiper et repĂ©rer les parcours, solliciter l’accĂšs Ă  des terrasses, ou mĂȘme un toit. Ils sont souvent fermĂ© au public le temps de la reprĂ©sentation.

Ce que je vais montrer, je dois ĂȘtre un des seuls Ă  pouvoir le montrer. C’est ce qu’attend le public.

Quelles sont les conditions d’accùs ?

Il est indispensable d’avoir un accĂšs libre sur tout l’évĂ©nement. Le jour-j il n’y a pas de temps Ă  perdre Ă  se faire arrĂȘter par la sĂ©curitĂ©. Il faut donc avoir une grande libertĂ© de circulation au sein de l’évĂ©nement. Pour cela, il est donc primordial de bĂ©nĂ©ficier des autorisations nĂ©cessaires et de pouvoir ĂȘtre identifiĂ© comme membre du staff.

Axe 3 – Le matĂ©riel

Quel matériel utiliser ? 

Pour avoir un rendu qualitatif il n’y a pas de secret, il faut investir.

Le matĂ©riel doit ĂȘtre Ă©tanche, puisque comme nous l’avons dĂ©jĂ  vu, la mĂ©tĂ©o est imprĂ©visible et que sans matĂ©riel on ne peut plus travailler.

Les « pochettes de protection » que l’on trouve dans le commerce pour les tĂ©lĂ©phones n’est pas adaptĂ©, puisqu’il faut ĂȘtre rĂ©actif et avoir la dextĂ©ritĂ© suffisante pour produire du contenu rapidement. Pour ceux qui n’ont pas de tĂ©lĂ©phone Ă©tanche pour filmer, il est possible d’utiliser une Go Pro ou autre camĂ©ra, mais cela nĂ©cessitera une gymnastique supplĂ©mentaire. Investir dans un Ă©quipement de qualitĂ© permet de faciliter l’utilisation technique. 

Il est Ă©galement impĂ©ratif d’avoir des batteries externes qualitatives. Comme nous l’avons dĂ©jĂ  dit prĂ©cĂ©demment, il vaut mieux ĂȘtre complĂštement autonome avec de grosses batteries, afin d’ĂȘtre sĂ»r de ne pas se retrouver en panne, au risque de devoir arrĂȘter la couverture lĂ .

Oubliez les batteries que l’on trouve chez les grossistes, privilĂ©giez des batteries qui vous donneront des dizaines d’heures d’autonomie.

Une derniĂšre chose essentielle concernant le matĂ©riel, il faut toujours le tester et s’entraĂźner Ă  l’utiliser avant le jour-j. Nombreux sont ceux qui se retrouvent Ă  utiliser un stabilisateur ou une camĂ©ra pour la premiĂšre fois et qui ne s’en sortent pas et se retrouvent Ă  ne finalement pas pouvoir s’en servir.

Pour conclure

Cette phase de prĂ©paration peut ĂȘtre plus ou moins longue en fonction de si l’on connaĂźt bien le lieu ou non et de si l’on pense Ă  poser les bonnes questions en amont.

Nous retenons trois grands axes pour cette phase de préparation :

  • Le repĂ©rage physique du lieu.
  • La prĂ©paration relative au contenu
  • La capacitĂ© Ă  connaĂźtre et Ă  pouvoir utiliser son matĂ©riel.

Voici un mĂ©mo fort utile Ă  garder sous le coude au moment pour prĂ©parer votre prochaine couverture d’Ă©vĂ©nements ?

Infographie - Checklist pour se préparer à couvrir un événement sur les réseaux sociaux

Infographie – Checklist pour se prĂ©parer Ă  couvrir un Ă©vĂ©nement sur les rĂ©seaux sociaux – © Agence Ouest Digital

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<img src="https://www.keepitsimple.fr/wp-content/uploads/2019/11/infographie-preparation-evenement-reseaux-sociaux-683x1024.png" alt="Infographie - 3 étapes pour se préparer à relayer un événement sur les réseaux sociaux - © Agence Ouest Digital" />
Source: <a href="https://www.keepitsimple.fr/preparation-evenement-reseaux-sociaux-le-pod-episode-2-741298">Keep it Simple - Se préparer à couvrir un événement sur les réseaux sociaux (Le pOD, épisode #2)</a>

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Transcription de l’Ă©pisode

[Gwen] Bonjour et bienvenue sur LePod, le podcast qui dĂ©cortique les problĂ©matiques des mĂ©dias sociaux avec une dose de stratĂ©gie proposĂ©e par l’agence Ouest Digital. Durant une vingtaine de minutes, nous Ă©changeons ensemble sur les mĂ©tiers liĂ©s Ă  la communication digitale. Savoir-faire, conseils, bonnes ou mĂȘme mauvaises pratiques du mĂ©tier, on se dit tout et on partage nos approches, nos trucs et astuces pour ĂȘtre le plus efficace au quotidien.

Si ce podcast vous plaĂźt, pensez Ă  vous abonner sur votre plateforme d’Ă©coute prĂ©fĂ©rĂ©e pour ĂȘtre sĂ»r de ne rater aucun Ă©pisode. C’est parti ! Bonjour et bienvenue dans ce deuxiĂšme Ă©pisode du Pod.

Aujourd’hui, nous allons parler d’Ă©vĂ©nements physiques qui se dĂ©roulent dans la vraie vie et plus prĂ©cisĂ©ment de comment se prĂ©parer Ă  le relayer sur les rĂ©seaux sociaux et sans couac. Pour ce sujet, je suis accompagnĂ©e de Bryan, bien entendu. Bonjour Bryan.

[Bryan] Bonjour Gwen.

[Gwen] Mais aussi et surtout d’Olivier Dassonville. Merci Olivier d’avoir acceptĂ© notre invitation aujourd’hui. Je vais te laisser te prĂ©senter rapidement, si tu veux bien.

[Olivier] Bonjour Gwen. Je suis Olivier Dassonville, je suis Digital Media StratĂ©giste et j’ai une spĂ©cificitĂ© dans mes activitĂ©s professionnelles puisque j’assure pour des ordinateurs d’Ă©vĂ©nements ou des exposants dans des Ă©vĂ©nements d’importance, je vais assurer la couverture social media pour leurs comptes sociaux.

[Gwen] Ok, merci Ă  toi. Alors, nous avons choisi ce sujet aujourd’hui car nous nous sommes dit que trĂšs souvent, ce sujet Ă©tait abordĂ© sous l’angle crĂ©ation de contenu, c’est-Ă -dire qu’est-ce que je vais raconter sur les rĂ©seaux sociaux lorsque je suis sur un Ă©vĂ©nement. Or, nous trouvions cela plus intĂ©ressant d’en parler sur le cĂŽtĂ© anticipation.

Donc concrĂštement, comment est-ce qu’on va se prĂ©parer ? Et je pense que ce n’est pas si simple que cela finalement. La prĂ©paration doit jouer un rĂŽle primordial au bon dĂ©roulĂ© du jour J.

Et justement, vous l’aurez compris, Olivier est un spĂ©cialiste du sujet. Donc Olivier, la question que je vais te poser est trĂšs simple. Si demain, je te dis de partir couvrir la prĂ©sence d’une entreprise sur un Ă©vĂ©nement, par quoi est-ce que tu commences pour te prĂ©parer ?

De quoi est-ce que tu as besoin ? Quelles sont les questions que tu vas te poser ?

[Olivier] Effectivement, comme tu te soulignes, c’est primordial parce que si on ne prĂ©pare pas, on est sĂ»r d’aller dans le mur le jour J puisqu’un Ă©vĂ©nement, c’est quand mĂȘme une succession d’imprĂ©vus. Donc si on n’a pas prĂ©vu dĂ©jĂ  ce qui Ă©tait maĂźtrisable, arriver le jour J, on est noyĂ© par les problĂšmes. Et effectivement, ça va ĂȘtre un Ă©chec trĂšs rapidement.

Donc au niveau de la prĂ©paration, on va avoir quand mĂȘme pas mal de points Ă  identifier. Donc dĂ©jĂ , c’est prendre connaissance du programme, des partenaires, de l’organisation, mais aussi des aspects plus terre-Ă -terre comme le lieu, sa configuration. Et trĂšs important, est-ce qu’on a une connexion ?

Ça peut paraĂźtre basique, mais c’est la question primordiale puisque dans certains camps, on se retrouve quand mĂȘme dans un contexte qui peut ĂȘtre un peu compliquĂ© en termes de connectivitĂ©. On n’a pas tout le temps le Wi-Fi. Quand il y a le Wi-Fi, on n’a pas forcĂ©ment un Wi-Fi privĂ©.

Donc c’est-Ă -dire qu’on peut ĂȘtre sur le Wi-Fi du public qui assiste Ă  l’Ă©vĂ©nement. Sauf que c’est quand mĂȘme trĂšs dangereux puisque le Wi-Fi de l’Ă©vĂ©nement, il a tendance Ă  ĂȘtre un petit peu mou du genou puisque les organisateurs ne vont pas mettre d’Ă©normes moyens pour assurer une couverture Wi-Fi et un dĂ©bit digne de ce nom. Il faut savoir que dĂšs qu’on veut dĂ©livrer une connectivitĂ© Internet Ă  un grand nombre de personnes, les sommes s’envolent.

Ça peut devenir assez astronomique. Quand on s’adresse, par exemple, Ă  certains salons, les organisateurs font le choix de ne pas se prĂ©occuper du Wi-Fi. Je pense notamment au CMS de Las Vegas oĂč le Wi-Fi, c’est une tradition, il est pourri.

En fait, personne ne l’utilise. Il ne sert un peu Ă  rien.

[Bryan] Alors du coup, c’est un peu embĂȘtant parce que le Wi-Fi, on en a quand mĂȘme besoin pour travailler.

[Olivier] Alors il y a la 4G.

[Bryan] Justement, comment tu t’y prends ? Est-ce que toi, tu parles du principe que de toute façon, le Wi-Fi sera mauvais et donc tu t’Ă©quipes toi-mĂȘme ?

[Olivier] Alors dĂ©jĂ , on a plusieurs cas. C’est-Ă -dire qu’il va y avoir des Ă©vĂ©nements dans lesquels on est au sein d’un lieu clos. Donc lĂ , j’ai un peu plus de maĂźtrise.

Et puis aprĂšs, on va avoir aussi des Ă©vĂ©nements qui sont dans l’espace public. Alors le Wi-Fi dans l’espace public, mĂȘme s’il peut exister, on a Nantes, on a le Wi-Fi public. Ce n’est pas du tout une solution sur laquelle s’appuyer.

Donc il faut impĂ©rativement avoir une connexion 4G et donc un forfait data qui permette de travailler correctement. C’est un entendant social oubliĂ©. C’est que quand on couvre un Ă©vĂ©nement, la data, elle s’envole trĂšs rapidement.

Donc on ne va pas couvrir un Ă©vĂ©nement avec son petit forfait perso 5Go chez Soch. Ça ne va pas le faire. Et dans un lieu clos, il faut se rapprocher des ordinateurs trĂšs rapidement.

Voire, il y a un moment, parce qu’il y a quand mĂȘme des dĂ©cisions Ă  prendre en termes d’infrastructure. Je pense notamment au Web2D oĂč ça a Ă©tĂ© un sujet assez important et on a pris les devants pour s’assurer que le jour J, c’est-Ă -dire plusieurs mois aprĂšs la prise de dĂ©cision, on ait une infrastructure qui permette de doter l’Ă©quipe d’une connectivitĂ© Wi-Fi qui soit Ă  peu prĂšs sans faille.

[Bryan] OK.

[Gwen] En dehors de la connexion, tu parlais de bien anticiper le lieu.

[Olivier] Le programme, les intervenants.

[Gwen] VoilĂ . Je pensais au lieu, justement, puisqu’aujourd’hui, il pleut dehors. Comment ça se passe s’il y a un Ă©vĂ©nement qui est organisĂ© en extĂ©rieur et que la mĂ©tĂ©o n’est pas au rendez-vous ?

[Olivier] Il faut ĂȘtre Ă©tanche. Non, mais quand je dis qu’il faut ĂȘtre Ă©tanche, c’est une demi-plaisanterie puisque ça impose aussi des choix de matĂ©riel. Un smartphone Ă©tanche, ce n’est pas forcĂ©ment hyper courant.

Ça devient quand mĂȘme assez rĂ©pandu, mais ça suppose tout de suite de taper dans des smartphones qui sont considĂ©rĂ©s comme Ă©tant durs de gamme.

[Bryan] Oui.

[Olivier] Et si on parle, par exemple, de l’iPhone, l’Ă©tanchĂ©itĂ© qui est labellisĂ©e Ă  la norme IP67, elle n’a pas toujours Ă©tĂ© au top. Maintenant, avec les nouveaux iPhones, ça le fait. Mais j’ai dĂ©jĂ  vu des iPhones mourir sous la pluie.

[Bryan] Est-ce que, du coup, les petites pochettes qu’on trouve dans le commerce, pour protĂ©ger les tĂ©lĂ©phones, c’est quelque chose qui peut ĂȘtre…

[Olivier] C’est impraticable. Tu as besoin d’avoir une vitesse d’exĂ©cution dans la production des publications et les pochettes Ă©tanches qu’on peut voir sur la plage l’Ă©tĂ©, ça ne permet pas d’avoir la dextĂ©ritĂ© suffisante.

[Bryan] Ça permet juste de se balader avec.

[Olivier] Ça permet de consulter, mais ça ne permet pas de produire. Parce que l’impĂ©ratif, c’est quand mĂȘme d’avoir une capacitĂ© de production Ă  grande vitesse, parce que l’Ă©vĂ©nement court, et donc, nous, on court aprĂšs l’Ă©vĂ©nement. Oui, bien sĂ»r.

[Bryan] Alors, du coup, je vois que tu as ton tĂ©lĂ©phone Ă  cĂŽtĂ© de toi. Ton tĂ©lĂ©phone, je ne sais pas s’il est Ă©tanche, mais comment… Ils sont tous Ă©tanches.

Et comment on fait pour les personnes qui nous Ă©coutent, quand on n’a pas un tĂ©lĂ©phone qui est Ă©tanche, parce qu’on a un tĂ©lĂ©phone standard du marchĂ©, comment on peut s’y prendre pour contourner ce problĂšme, justement ? Parce que la pluie, c’est quand mĂȘme un imprĂ©vu qui est important.

[Olivier] La pluie, la poussiĂšre, etc., pour un tĂ©lĂ©phone, ça peut ĂȘtre mortel. Il faut le savoir. Donc, il y a peut-ĂȘtre des solutions alternatives, c’est-Ă -dire, par exemple, s’Ă©quiper d’une GoPro, mais ça induit une gymnastique supplĂ©mentaire et aussi ĂȘtre capable de travailler avec.

[Bryan] Oui.

[Olivier] C’est toujours le problĂšme. Je vois beaucoup de gens qui vont sortir leur nouveau matĂ©riel 20 minutes avant que ça commence. Sauf que c’est impossible de travailler correctement quand on ne connaĂźt pas son matĂ©riel.

Moi, je n’ai pas le temps de rĂ©flĂ©chir sur un Ă©vĂ©nement Ă  comment faire ci ou ça avec le tĂ©lĂ©phone ou les GoPro. Je passe en mode robot, donc je dois avoir des automatismes d’utilisation pour me permettre de me concentrer sur l’orthographe, la qualitĂ© des mĂ©dias, le moment du poste, les mentions, ce genre de choses.

[Bryan] Il ne faut pas que la technique soit un frein, en fait. Du coup, il faut pratiquer vraiment bien en amont, réguliÚrement.

[Olivier] Oui. C’est un souci, d’ailleurs, pour les directions marketing et communication, puisqu’elles sont dans une logique bureau. Donc, mĂȘme si le tĂ©lĂ©phone, tout le monde conçoit que c’est devenu le premier device qu’on utilise dans son activitĂ© numĂ©rique, si vous allez dans la direction marketing et communication, tout le monde travaille sur un ordinateur.

Et le smartphone de fonction est plutĂŽt un appannage de la direction, on les considĂšre comme Ă©tant un signe extĂ©rieur de pouvoir, plutĂŽt qu’un outil de travail. Donc, ça, c’est un problĂšme.

[Bryan] Je pense qu’il y a beaucoup de personnes qui nous Ă©coutent qui vont se reconnaĂźtre lĂ -dedans. En tout cas, on le vit un peu au quotidien chez certains de nos clients oĂč, effectivement, doter la personne qui gĂšre le social media d’un bon tĂ©lĂ©phone qui permet justement de couvrir un Ă©vĂ©nement live, ce n’est pas toujours facile Ă  faire passer parce qu’un tĂ©lĂ©phone, c’est Ă  un coĂ»t. Et comme tu le disais, c’est un signe de pouvoir extĂ©rieur.

Donc, c’est un peu ancrĂ© dans la…

[Olivier] Oui, puisqu’on a le problĂšme du forfait, enfin, on a le problĂšme de la personnalisation du tĂ©lĂ©phone. Et donc, ça peut ĂȘtre mal vĂ©cu. Ben, pourquoi mon collĂšgue, il a un tĂ©lĂ©phone Ă  1000 balles et pas moi ?

Enfin, il y a donc ce niveau. Et puis aussi, la perception faite par la direction qui considĂšre que le tĂ©lĂ©phone dernier cri, c’est pour elle, mais ne comprend pas pourquoi, Ă  la com, il devrait avoir un tĂ©lĂ©phone qui coĂ»te trĂšs cher.

[Bryan] OK. Bon. Du coup, ce qu’on retient, en tout cas, c’est qu’effectivement, il faut pratiquer en amont.

MĂȘme si on change finalement de matĂ©riel, il ne faut pas arriver le jour J sans avoir fait plusieurs tests.

[Olivier] On ne commence pas Ă  dĂ©baller son stabilateur Osmo, comme je le vois tout le temps faire. Ah, je n’arrive pas Ă  l’Ă©quilibrer. Comment ça marche ?

Je n’ai pas le mode d’emploi. Ben oui, mais ça y est, il est trop tard. Le prĂ©sident est en train de faire son discours d’intro et tout le monde est mort.

[Gwen] D’oĂč l’importance d’anticiper.

[Olivier] Oui.

[Bryan] OK. Donc, deuxiĂšme point important, effectivement, tester son matĂ©riel, prendre l’habitude de l’utiliser, faire ça presque rĂ©guliĂšrement.

[Olivier] Et puis avoir fait des choix, surtout, parce qu’on a aussi des prĂ©fĂ©rences ou bien on n’est plus familier avec tel ou tel matĂ©riel. Donc, on ne peut pas dĂ©couvrir ça au pied du mur.

[Bryan] Surtout quand on a des éléments extérieurs qui perturbent aussi.

[Olivier] Oui. Un Ă©vĂ©nement, c’est que ça. C’est une multitude d’Ă©vĂ©nements extĂ©rieurs qui viennent bouleverser ce qu’on avait prĂ©vu et qui semblait plutĂŽt sur un rail.

OK.

[Gwen] Donc, l’important, c’est vraiment d’anticiper toutes les situations possibles.

[Olivier] En fait, par rapport Ă  ce qu’on a dĂ©fini en termes de stratĂ©gie de contenu, on va se projeter sur la nature et le type des contenus Ă  produire. Et c’est ça qui va conditionner, en plus du contexte dans lequel va se produire l’Ă©vĂ©nement, c’est ça qui va conditionner les choix matĂ©riels. Est-ce qu’on a le Wicom-Fi ?

On n’a pas le Wi-Fi. Est-ce que je suis dehors, je suis Ă  l’intĂ©rieur ? Est-ce qu’il risque de pleuvoir ou pas ?

Est-ce que j’ai accĂšs Ă  une prise de courant ?

[Gwen] Oui.

[Olivier] Ben voilĂ . Parce que sur tous les Ă©vĂ©nements, c’est toujours trĂšs drĂŽle d’observer les gens qui, par exemple, assistent Ă  une confĂ©rence. Tout le monde tweet, etc., les confĂ©rences au dĂ©but de journĂ©e. En milieu d’aprĂšs-midi, il y a beaucoup moins de gens qui sont en train de tweeter des confĂ©rences parce que plus personne a de batterie. VoilĂ .

[Bryan] Du coup, ce que tu veux dire, c’est que c’est important d’ĂȘtre autonome aussi.

[Olivier] Il faut ĂȘtre complĂštement autonome. À part le Wi-Fi privĂ© quand on travaille directement pour l’organisateur, sinon, il faut ĂȘtre complĂštement autonome. Autonome, ça suppose ĂȘtre autonome sur la connectivitĂ© et ĂȘtre autonome sur les batteries.

Il faut embarquer un certain nombre de batteries. Les petites batteries que tout le monde a, qui permettent de charger un tiers de téléphone. Moi, ça résiste à peu prÚs, ça me donne à peu prÚs 40 minutes de travail.

Ce n’est pas suffisant. Il faut quand mĂȘme des grosses batteries.

[Bryan] Oui, les belles batteries qui permettent de charger.

[Olivier] En fait, il faut investir. On ne peut pas faire ça avec son tĂ©lĂ©phone Wiko et puis deux bouts de ficelle. Ça ne fonctionne jamais.

[Gwen] Ça veut dire que, mĂȘme si un Ă©vĂ©nement a lieu en intĂ©rieur, parce qu’on parlait de l’extĂ©rieur tout Ă  l’heure, mĂȘme en intĂ©rieur, du coup, il y a des choses Ă  anticiper et ça ne peut pas forcĂ©ment se passer comme on avait prĂ©vu, sans parler de la mĂ©tĂ©o.

[Bryan] Oui, c’est pas parce qu’on est en intĂ©rieur que ça va bien se passer.

[Olivier] Il y a un Ă©vĂ©nement qui est intĂ©ressant Ă  ce niveau-lĂ , puisqu’on cultive Ă  la fois du semi-extĂ©rieur et de l’intĂ©rieur, c’est le Web2D. Au Web2D, on a plein, plein, plein d’imprĂ©vus. D’ailleurs, l’Ă©dition 2019 en est un excellent exemple parce qu’on a Ă©tĂ© obligĂ© de raccourcir une demi-journĂ©e le Web2D parce qu’on a eu des intempĂ©ries qui ont compromis toute la partie extĂ©rieure.

Et mĂȘme si Web2D, j’ai eu dans un cadre maĂźtrisĂ©, il y a quand mĂȘme plein d’imprĂ©vus, des imprĂ©vus qui peuvent ĂȘtre des imprĂ©vus de planning. Je me souviens, il y a 3 ou 4 ans, on apprend que, Ă  cause d’un problĂšme technique en Gare Montparnasse, les speakers qui Ă©taient dans le train pour arriver pour la matinĂ©e, ne seront pas lĂ  avant 11h au midi. Donc, il faut en quelques minutes, de la part de l’orga, intervertir le programme de confĂ©rence.

Et l’Ă©quipe Social Media doit immĂ©diatement ĂȘtre capable d’intĂ©grer ça, de se reconfigurer et de communiquer.

[Gwen] S’adapter.

[Olivier] Ok. Et puis, on peut avoir quelques surprises aussi oĂč, par exemple, le lieu prĂ©vu n’est pas le lieu prĂ©vu.

[Gwen] Oui.

[Olivier] Ben oui. On a changé de salle. Oui.

Ça m’est arrivĂ© au SĂ©nat, oĂč la salle oĂč on devait faire la confĂ©rence de presse, d’un seul coup, c’Ă©tait plus la bonne. Et on Ă©tait au 3e sous-sol. 3e sous-sol, il n’y a pas de rĂ©seau du tout.

[Bryan] Alors, du coup, c’est intĂ©ressant, cette anecdote, ça me permet de rebondir sur une autre question. Souvent, quand on se prĂ©pare Ă  un Ă©vĂ©nement, on identifie aussi le lieu oĂč on va pouvoir s’installer, pour travailler. Parce que, quand on est Ă  l’extĂ©rieur, c’est compliquĂ©.

Mais Ă  l’intĂ©rieur, des fois, on a un lieu dĂ©diĂ©, finalement, Ă  l’Ă©quipe Social Media. Enfin, on en voit de plus en plus. Quand on change de salle, comme ça, comment on s’y prend, quand on est pris un peu au dĂ©pourvu ?

Comment on arrive Ă  couvrir un Ă©vĂ©nement, alors qu’on n’a plus du tout d’espace pour se travailler ?

[Olivier] Il ne faut pas avoir de scrupules, dĂ©jĂ . Moi, j’ai l’habitude, et je le fais en prenant des prĂ©cautions de politesse. C’est-Ă -dire que je dĂ©cide, pour moi ou mes Ă©quipes, de rĂ©quisitionner des places qui sont correctes pour pouvoir travailler.

Ne pas se retrouver sur les marches, tout au fond de la salle, pour essayer de faire un boulot. Et moi, je ne comprends pas comment on peut assurer la couverture d’un Ă©vĂ©nement en Ă©tant prĂšs de la porte, au fond Ă  gauche. Ce qu’on voit rĂ©guliĂšrement, on va voir la chargĂ©e de com, elle a son tĂ©lĂ©phone, et puis elle essaye…

Il faut ĂȘtre devant, parce qu’on peut avoir besoin de faire une petite vidĂ©o, de sortir un live, qui ne serait-ce que de comprendre et de restituer exactement ce qu’on entend.

[Bryan] Donc, dans la prĂ©paration de l’Ă©vĂ©nement, il y a aussi ce point-lĂ , Ă  s’assurer auprĂšs de l’organisateur, c’est…

[Olivier] Dans le meilleur des cas, des espaces réservés.

[Bryan] Ouais. Est-ce qu’il y a un espace rĂ©servĂ© ? Et sinon, oĂč est-ce que je pourrais m’installer, de façon Ă  ce que je puisse ĂȘtre devant, et pouvoir prendre vraiment des images ?

[Olivier] Ou dans les coulisses, ou sur des balcons. Et on ne peut pas s’amuser, alors que l’Ă©vĂ©nement est lancĂ©, Ă  chercher un interlocuteur pour gĂ©rer ce genre de contraintes.

[Bryan] C’est trop tard.

[Olivier] Ce genre de contraintes est opĂ©rationnel, c’est impossible. Tout le monde a le feu, donc on ne peut pas. AprĂšs, en extĂ©rieur, il faut aussi comprendre que dĂ©cider de demander l’accĂšs Ă  des points de vue, des espaces rĂ©servĂ©s, ça peut ĂȘtre aussi trĂšs intĂ©ressant, quelques fois mĂȘme primordial, parce que sur un Ă©vĂ©nement, n’oublions jamais que la contrainte, cĂŽtĂ© orga, pour qui on travaille, c’est d’ĂȘtre, Ă  minima, supĂ©rieur au meilleur contributeur dans le public.

Donc, il faut ĂȘtre au-dessus de la masse. Si on fait des contributions qui sont du niveau, qui sont infĂ©rieures Ă  celles du meilleur contributeur dans le public, il y a quand mĂȘme un gros problĂšme.

[Bryan] Oui. Ce que tu dis lĂ , c’est que s’il y a quelqu’un qui suit une confĂ©rence, qui couvre mieux l’Ă©vĂ©nement que l’ordinateur, ce n’est pas terrible.

[Olivier] Non, c’est ridicule.

[Bryan] Oui, d’accord.

[Olivier] Ça se voit souvent, et moi, je trouve ça ridicule.

[Bryan] Donc, si on est Ă  l’extĂ©rieur, il faut aussi pouvoir s’assurer que certains points de vue puissent ĂȘtre accessibles pour l’Ă©quipe qui va couvrir l’Ă©vĂ©nement.

[Olivier] Pour les spectacles de la machine, qui sont des spectacles de rue, dans la phase de repĂ©rage en amont, je vais repĂ©rer les parcours de la machine qui va circuler dans l’espace public. Et sur le trajet de ces parcours, avec les autoritĂ©s et les ordinateurs, je vais pouvoir solliciter, par exemple, l’accĂšs Ă  une terrasse, qu’on va fermer au public sur un crĂ©neau horaire, ou bien sur un toit, ou ce genre de choses.

[Bryan] D’accord.

[Olivier] Encore une fois, la prĂ©occupation, c’est ce que je vais montrer, je dois ĂȘtre un des seuls ou le seul Ă  pouvoir le montrer. Parce que c’est ce qu’attend le public aussi. Le public, il n’attend pas de voir le compte officiel publier des contenus qui sont ceux, par exemple, d’un individu lambda dans la foule.

Ce n’est pas concevable.

[Bryan] Il attend quelque chose de trÚs différent.

[Gwen] Et toute cette phase d’anticipation, c’est assez long Ă  faire.

[Olivier] Ça dĂ©pend. Il y a des lieux que je connais bien.

[Gwen] Oui.

[Olivier] Donc, j’ai dĂ©jĂ  tout en tĂȘte, alors que mon client ne s’est pas encore posĂ© la question.

[Gwen] Oui.

[Olivier] AprĂšs, sur des lieux qu’on ne connaĂźt pas, sur un lieu fermĂ©, ça peut ĂȘtre rapidement bouclĂ©, mĂȘme de maniĂšre distante. J’ai travaillĂ© sur un Ă©vĂ©nement Ă  la CitĂ© des Sciences et de l’Industrie. Je connaissais vaguement le lieu pour y avoir Ă©tĂ© plusieurs fois.

Mais sans ĂȘtre en mode couverture Ă©vĂ©nementielle. Donc, j’avais une petite liste de questions que j’ai transmises aux organisateurs. Et puis, ça s’est fait.

Parce qu’un lieu fermĂ©, normalement, il n’y a pas trop de problĂšmes si on pose les bonnes questions.

[Bryan] Et alors, justement, quelles sont les questions qu’on peut poser Ă  l’organisateur ?

[Olivier] J’ai fait installer Speedtest sur le tĂ©lĂ©phone de l’organisateur. Je lui ai demandĂ© d’aller dans les diffĂ©rents lieux, des diffĂ©rentes salles et de faire un Speedtest qui me donne les valeurs en 4G. En termes de dĂ©bit, montant.

Montant, pas descendant. Puisque, je vous rappelle qu’on a le dĂ©bit montant et le dĂ©bit descendant. Donc, les gens en consultation, c’est du dĂ©bit descendant.

Mais sauf que pour… Quand on travaille sur un Ă©vĂ©nement, c’est nous qui sommes contributeurs. Et donc, on Ă©met.

Donc, en dĂ©bit montant. C’est super important parce qu’on peut avoir des mauvaises surprises. Par exemple, on peut avoir un Wi-Fi privĂ©.

Tout va bien. Il est bien. Il est bien mis en place.

On a les codes, etc. Puis là, on se rend compte que le débit montant, il est carrément anémique. Impossible de bosser.

[Bryan] OK. Donc, d’abord, de demander Ă  l’organisateur de tester le dĂ©bit. Qu’est-ce qu’on peut lui demander d’autre ?

[Olivier] On peut lui demander… Il faut les autorisations d’accĂšs et de circulation. Parce que si on se fait rembarrer par la sĂ©curitĂ©, c’est ce qui est hyper courant sur les Ă©vĂ©nements maintenant oĂč vous avez des impĂ©ratifs sĂ©curitaires importants, qui peuvent ĂȘtre basiques ou qui peuvent ĂȘtre, Ă  contrario, ultra Ă©voluĂ©s, disons mĂȘme lourds.

Parce qu’on va peut-ĂȘtre dans des contextes anti-terroristes, avec des menaces, etc. Donc, les autoritĂ©s vont prendre des mesures importantes. Et donc, il faut ĂȘtre identifiĂ©, badgĂ© et reconnu visuellement par les gens qui sont en charge de sĂ©curitĂ©.

Sinon, vous pouvez foirer facilement Ă  un moment important parce que vous n’avez pas l’accĂšs, vous vous faites rembarrer, ça peut ĂȘtre assez compliquĂ©. Donc, il faut absolument nĂ©gocier une libertĂ© de circulation et le pĂ©rimĂštre de cette libertĂ© de circulation.

[Bryan] Et j’imagine qu’une autre question qu’il faut absolument poser, c’est le programme. Ça paraĂźt Ă©vident, mais…

[Olivier] Il faut lire le programme.

[Bryan] MĂȘme un programme dĂ©taillĂ©, qui intervient Ă  quel moment, Ă  quelle heure, dans quel endroit…

[Olivier] Sur quel sujet.

[Bryan] Oui, sur quel sujet.

[Olivier] Pourquoi ? Parce que ça permet dĂ©jĂ  de… Alors, j’ai certains clients qui le font d’eux-mĂȘmes, qui ont l’habitude de m’envoyer un petit fichier Excel oĂč il y a le nom, le prĂ©nom, la structure, la spĂ©cialitĂ© de l’intervenant, l’intitulĂ© de son poste, mais aussi son compte Twitter, le compte Twitter de sa structure, ainsi de suite.

[Gwen] C’est parfait, ça.

[Olivier] Ils ne sont pas tous comme ça.

[Bryan] Oui, mais ça veut dire que ça, ce sont des éléments aussi à demander à son client.

[Olivier] Oui, ou Ă  dire vous n’avez pas le temps ou… Je m’en dĂ©merde, quoi.

[Bryan] Oui, oui.

[Olivier] Simplement, bien souvent, je m’en dĂ©merde.

[Bryan] Mais ça fait partie du travail de préparation.

[Olivier] Du coup, c’est aussi un travail, d’ailleurs, qui se… Oui, parce qu’il n’y a rien de pire qu’une erreur de mention.

[Bryan] Oui, oui.

[Olivier] Et le tweet, on ne peut pas le corriger. Donc, il est parti, il a envoyĂ© ses notifs, etc. Et il faut bien imaginer que nous, quand on couvre un Ă©vĂ©nement, on est la voix, le porte-parole, l’expression de l’Ă©vĂ©nement.

[Bryan] Oui, oui.

[Olivier] Donc, si on fait des boulettes sur un speaker parce qu’on a mentionnĂ© un homonyme ou quelqu’un qui porte le mĂȘme nom de famille ou quelqu’un qui a le mĂȘme nickname approchant, la crĂ©dibilitĂ© de l’organisation, elle en prend quand mĂȘme un.

[Bryan] Ce n’est pas Olivier Dassenville qui prend, c’est l’organisateur.

[Olivier] Eh oui. Bien sĂ»r. C’est ce que je dis aux Ă©quipes du Web2D, Ă  un moment donnĂ©, votre individualitĂ© disparaĂźt pour ĂȘtre l’incarnation du Web2D.

D’ailleurs, quand on a des Ă©quipes, quand on a des Ă©quipes, parce que je vais travailler tout seul, quasiment tout le temps, sur certains Ă©vĂ©nements oĂč il y a une simultanĂ©itĂ© d’Ă©vĂ©nements dans l’Ă©vĂ©nement, ce qui est le cas des confĂ©rences du Web2D, on a pu avoir jusqu’Ă  8 confĂ©rences en simultanĂ©, donc ça oblige Ă  dĂ©multiplier les Ă©quipes et Ă  les coordonner. Et lĂ , c’est beaucoup plus compliquĂ© parce qu’il faut Ă©viter la cacophonie. C’est-Ă -dire que tout le monde doit avoir en tĂȘte des Ă©lĂ©ments de langage, de syntaxe, de tournure pour que le public qui consulte les contributions ait une impression de cohĂ©rence et d’unitĂ©.

Il ne doit pas avoir, par exemple, un tweet en mode tutoiement, l’autre en mode vouvoiement, ce genre de disparitĂ©s dans l’expression, dans les contributions.

[Bryan] Donc sur la préparation, il y a aussi, effectivement, préparer les éléments de langage, la façon dont on prend la parole.

[Olivier] Et quand on a une Ă©quipe, c’est encore plus difficile parce qu’il faut arriver Ă  niveler le discours pour qu’on ait l’impression de parler d’une seule voix. Ça m’Ă©nerve. Enfin, je n’aime pas du tout quand je suis Ă  un Ă©vĂ©nement et que je peux arriver Ă  compter les contributeurs.

C’est pas normal. On ne doit pas pouvoir se dire tiens, il y a cinq personnes derriĂšre.

[Bryan] La voix doit ĂȘtre unique.

[Olivier] Oui.

[Gwen] Je pense que, enfin, sauf si tu penses que non, qu’on a fait un petit peu le tour de cette phase de prĂ©paration. Comment est-ce que tu pourrais conclure en trois mots les trois choses essentielles pour bien se prĂ©parer ? Qu’est-ce que tu nous dirais ?

[Olivier] PremiÚrement, le repérage physique pour apprécier le contexte. La préparation relative au contenu. Et puis, la capacité à connaßtre et utiliser un matériel qui va pouvoir répondre aux éléments de contexte dans lesquels on va évoluer.

Ce sont les trois points qui me semblent essentiels pour pouvoir commencer. De toute façon, si on nĂ©glige un de ces trois points, je ne suis pas sĂ»r qu’on puisse y arriver correctement.

[Gwen] C’est compliquĂ©. Du coup, il y a des couacs le jour oĂč j’y vais.

[Olivier] Oui, forcĂ©ment. Et puis, le problĂšme, c’est que l’Ă©vĂ©nement ne s’arrĂȘte pas. Il ne va pas vous attendre.

Donc, s’il y a un couac qui arrive, le couac est, Ă  minima, une perte de temps. Donc, il vous dĂ©cale du flux. Et comment on fait ?

On ne peut pas courir aprĂšs le flux. À un moment donnĂ©, on ne va pas passer en vitesse de la lumiĂšre en courant pour essayer de rattraper le propos. Ça n’a pas de sens.

Parce qu’il ne faut pas oublier aussi que les contributeurs, il y a des contributeurs tiers dans le public. Et si on est carrĂ©ment dĂ©calĂ© par rapport Ă  l’Ă©vĂ©nement, ça se voit dans les timelines oĂč on va se dire, tiens, c’est bizarre, leur gars est en train de parler d’une confĂ©rence qui est finie il y a deux heures. Oui, c’est ça.

Ça arrive rĂ©guliĂšrement. On vous annonce, je ne sais pas, une action de match alors que le match est fini, par exemple.

[Gwen] C’est dommage.

[Olivier] Mais du cÎté public, ça décrédibilise complÚtement la démarche. Il faut faire trÚs attention.

[Gwen] Forcément.

[Bryan] Ok. En tout cas, merci beaucoup Olivier pour ces Ă©lĂ©ments qui sont prĂ©cieux. Parce que je pense qu’il y a beaucoup de personnes qui ont appris beaucoup de choses.

Et en tout cas, sur la partie prĂ©paration, c’est vraiment fondamental. En tout cas, pour ceux qui veulent te retrouver, je crois savoir que tu es quand mĂȘme trĂšs prĂ©sent sur les rĂ©seaux sociaux, que ce soit sur Twitter et LinkedIn. Donc, pour ceux qui nous Ă©coutent, on vous mettra bien sĂ»r le lien vers le profil Twitter et le profil LinkedIn d’Olivier pour que vous puissiez continuer Ă  suivre ses pĂ©ripĂ©ties.

VoilĂ . Gwen, je te laisse peut-ĂȘtre le mot de la fin quand mĂȘme.

[Gwen] Oui. Eh bien, merci Olivier d’avoir Ă©tĂ© parmi nous aujourd’hui. Et merci Ă  tout le monde pour votre Ă©coute.

On se retrouve trÚs bientÎt dans un prochain épisode du Pod. Et bonne fin de journée.

[Bryan] Merci Gwen, Ă  bientĂŽt. Merci Gwen. Au revoir.

[Gwen] Quelques mots avant de se quitter. Tout d’abord, vous pouvez retrouver cet Ă©pisode sur le blog de l’agence www.keepitsimple.fr rubrique podcast ou sur nos rĂ©seaux sociaux Facebook, LinkedIn, Twitter et Instagram. Ensuite, n’hĂ©sitez pas Ă  nous laisser une note sur votre plateforme d’Ă©coute prĂ©fĂ©rĂ©e et profitez-en Ă©galement pour nous faire part de vos conseils, vos impressions, nous poser vos questions ou faire une suggestion qui sait, vos retours pourraient peut-ĂȘtre nous donner des idĂ©es pour nos prochains Ă©pisodes.

Merci beaucoup pour cet Ă©change. Je vous dis Ă  trĂšs bientĂŽt pour un nouvel Ă©pisode du Pod.

À propos Gwendoline Moreau

Je conseille et accompagne les clients de l’agence Ouest Digital (entreprises, collectivitĂ©s et associations) dans le dĂ©veloppement de leur prĂ©sence sur les mĂ©dias sociaux. Je contribue Ă©galement Ă  la stratĂ©gie de communication social media de l'agence et Ă  la crĂ©ation de nouveaux projets internes.

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