Aujourd’hui, nous vous proposons la troisième interview du pOD : une rencontre avec Julien Boujot. Retrouvez ci-dessous les principaux éléments abordés durant cet épisode de notre podcast dédié au social media, ainsi que différents liens et ressources utiles pour découvrir notre invité et son métier.
Sommaire
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Qui est Julien Boujot ?
Pour ce troisième échange, nous vous proposons de rencontrer Julien Boujot. Il est venu boire un café à l’agence, pour nous parler : de lui, de son parcours, de son quotidien et de sa relation avec le Social Media Management.
Un début de carrière à la télé, il est rapidement devenu Community Manager pour des chaînes de télévision parce qu’il était le plus jeune de l’équipe. Un choix facile que l’on voit souvent se répéter mais qui a ici fait naître une vocation. Il poursuit son parcours chez d’autres annonceurs puis en agence pendant plusieurs années avant de se lancer en freelance en 2019.
Aujourd’hui, il :
- accompagne des entreprises pour les aider à raconter leur histoire, leur entreprise, leur activité en s’emparant des techniques du Storytelling,
- forme des étudiants et professionnels dans les thématiques du community management, social media management, storytelling, IA, etc.
- anime des workshops, masterclass et table ronde
Les intervenants sur cet Ă©pisode de podcast sont :
- Gwen, chef de projet social media chez Ouest Digital. En plus d’être la Voix du pOD elle est pilote la stratégie social media & social ads de nombreux clients de l’agence
- Bryan, co-fondateur de l’agence et directeur de clientèle.
- Julien, Social Media Manager chez Follow Me
Au programme de cet Ă©pisode
Vous êtes Community Manager ou Social Media Manager, et vous avez envie de découvrir les parcours professionnels de vos confrères et consœurs ?
Dans cet Ă©pisode, voici ce que nous partageons avec vous :
- Le parcours de Julien et comment il en est arrivé à exercer ce métier
- Son quotidien en tant que freelance
- Ses missions & son organisation
- Ses relations avec ses clients
- Ce qu’il aime le plus dans son métier
Ressources utiles en complément de cet épisode
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Transcription de l’épisode
[Gwen] Bonjour à toutes et à tous, et bienvenue sur LePod. Nous sommes ravis de vous retrouver avec un troisième épisode Interview, déjà , où nous vous proposons de venir rencontrer un invité avec nous. Et pour ce troisième échange, c’est Julien Bougeot qui est venu boire un café à l’agence pour qu’il nous parle de lui, de son parcours, de son quotidien et de sa relation avec le social media.Un début de carrière à la télé, il est rapidement devenu CM pour des chaînes de télévision parce qu’il était le plus jeune de l’équipe, un choix facile que l’on voit souvent se répéter. Après quelques années d’expérience, il poursuit en agence avant de se lancer en freelance. Aujourd’hui, il accompagne des entreprises pour raconter leur histoire, leurs entreprises, leurs activités, en s’emparant des techniques du storytelling.
Mais il ne fait pas que ça. Bon, je vous laisse avec l’épisode pour en découvrir un peu plus. Bonjour à tous.
Aujourd’hui, je suis avec Bryan. Bonjour Bryan.
[Bryan] Bonjour Gwen, bonjour à toutes et tous. [Gwen] Tu vas bien ? [Bryan] Ça va, impeccable. [Gwen] Super. Eh bien, aujourd’hui, nous ne sommes pas seuls, comme tu le sais. Nous sommes avec Julien.Bonjour Julien.
[Julien] Bonjour, bonjour Gwen, bonjour Bryan et bonjour tout le monde. [Gwen] Bonjour Julien. Tu vas bien ? [Julien] Parfait et très heureux d’être avec vous. [Gwen] Tu as fait bon voyage pour arriver jusqu’ici ? [Julien] C’était tout bien indiqué avec les flèches qu’il faut. Parfait. [Gwen] Parfait. Eh bien, écoute, on est très heureux de t’accueillir au micro du Pod pour échanger avec toi sur ton parcours professionnel. Et donc, pour commencer, je vais te demander de te présenter à nos auditeurs.Donc, est-ce que tu peux nous donner ton nom, ton prénom, l’entreprise dans laquelle tu travailles, ton poste, depuis combien de temps tu l’occupes et nous parler rapidement de tes missions. On y reviendra après, mais voilà .
[Julien] Ça marche. Je m’appelle Julien Bougeot. Je suis social media manager et je suis indépendant.Je suis indépendant depuis juillet 2019. Ça fait un petit peu plus de 4 ans. J’ai formalisé ça dans une petite entreprise depuis un petit peu plus d’un an qui s’appelle Follow Me Conseil.
J’interviens dans toute une typologie de missions qui vont du social media vraiment stratégie. Je fais aussi du community management plus opérationnel, de l’accompagnement et ça, on va dire, auprès de différents, de toute une typologie de clients assez large.
[Gwen] Super. Eh bien, écoute, merci beaucoup pour cette présentation rapide. Maintenant, on va s’intéresser un peu plus à ton parcours, si tu veux bien.Donc, moi, j’aimerais bien que tu nous racontes un peu ce qui t’a amené vers ce métier. Est-ce que tu peux nous dire un petit peu d’où est-ce que tu viens ? Et si, quand tu étais enfant, il y avait des signaux avant-coureurs qui faisaient penser que tu ferais ce métier un jour ?
[Julien] Alors, des signaux avant-coureurs. Les premiers signaux, tu n’es pas forcément dans le digital. Moi, j’ai toujours été attiré par les histoires.On va dire, si on remonte, si on prend un peu la Doloréane et qu’on remonte dans le temps. Moi, j’ai toujours été attiré par les histoires. Je suis un gros consommateur de télé à l’origine.
Donc, j’ai eu la chance, après, de travailler dans ce monde de la télé où je faisais de la création de concepts d’émissions de télé. Donc, vraiment, je travaillais dans l’éditorial, écrire des émissions de télé. Comme j’ai eu un parcours scolaire dans plein de domaines, on va dire que ça, c’est un peu un fil rouge de ma carrière jusqu’à présent.
J’ai notamment fait des études dans le digital. Et puis, travaillant dans le monde de la télé, on va dire au tournant des années 2010, on commençait à avoir un petit peu ces notions de réseaux sociaux qui commençaient à arriver. Et puis, à un moment donné, il y a un mot qui a éclos.
C’était le mot de social télé. Et comme je travaillais dans ce domaine, que j’avais un background un petit peu dans le digital, on s’est dit, tiens, allez, Julien, fais-nous des réseaux sociaux pour les émissions de télé. Donc, je me suis lancé là -dedans.
J’ai commencé, en fait, à faire de l’accompagnement d’émissions sur les plateformes. Donc, à l’époque, on était sur du Facebook, sur du Twitter. Et puis, j’ai pris du plaisir.
Donc, j’ai fait ça pour plusieurs émissions de télé. Et après, voilà , le chemin faisant. Donc, j’ai travaillé pour différentes entreprises, en agence, etc.
Et donc, j’ai perpétué ce principe de raconter des histoires, de développer des concepts. Moi, je suis très ancré sur le principe de concept éditoriaux. C’est-à -dire que ce n’est pas aller sur les plateformes sociales juste pour être présent.
C’est y aller pour raconter quelque chose. Et voilà , on raconte quelque chose parce qu’on a réfléchi, parce qu’on a une progression, on a une narration, etc. Et je pense d’ailleurs que la narration est un bel outil de captation des publics.
Je pense que pour arriver à créer une communauté, à fédérer une communauté, il faut qu’on lui raconte une histoire. On ne va pas le dire épisode 1, épisode 2, épisode 3, mais qu’elle sente qu’on l’entraîne dans quelque chose, qu’elle est partie prenante. Donc, c’est un petit peu comme ça que ça s’est dessiné.
Voilà , cet amour des histoires, le côté télé, le côté concept qui m’a amené dans le digital, qui m’amène sur le social media. Et maintenant, on a plein de terrains d’expression avec toute une diversité de formats qui permet de continuer d’assouvir tout ça.
[Bryan] Oui, c’est intéressant parce que du coup, finalement, tu as toujours fabriqué des histoires. Tu les as toujours conçues en amont, rédigées, diffusées. Et du coup, ce qu’on ressent maintenant aujourd’hui, très fortement sur les réseaux sociaux, qui est de dire qu’il n’y a pas d’informations spontanées en réalité, tout est produit, fabriqué.Finalement, tu le faisais déjà à la télé et tu as continué de le faire après sur les réseaux. C’est juste le média qui a changé.
[Julien] C’est ça. C’est en fait le mythe des réseaux sociaux instantanés où on claque des doigts et on se dit Facebook, on va le faire sur sa pause déj parce que c’est suffisant, etc. En fait, non, je ne me suis jamais inscrit là -dedans.En fait, on teste. Par contre, les réseaux, c’est quelque chose où on teste tout le temps, mais on ne teste jamais de manière non préparée. Il faut que ça soit préparé.
Il faut qu’on sache ce qu’on va raconter, etc. Quelle expérience on va pouvoir produire pour le public. Et donc, ça passe effectivement par de l’écriture.
C’est bête, mais un papier, un crayon, ce n’est peut-être pas très digital, en tout cas au sens numérique du terme. Mais par contre, c’est essentiel pour préparer les réseaux. On est obligé d’établir une stratégie, d’avoir des points, d’avoir des points d’avancement, etc.
Savoir comment est-ce qu’on va raconter ces choses, comment est-ce qu’on va s’organiser. Parce que vraiment, le côté improvisation, à mon sens, n’est pas compatible sur les réseaux. On a une impression d’improvisation quand on consulte les médias sociaux.
On se dit, quelqu’un a pris son smartphone, il l’a allumé, c’est filmé, c’est sympa et tout. Mais derrière, en fait, quand on connaît un petit peu les coulisses de production, on sait très bien que ça ne se passe jamais comme ça. Et je pense que ça, c’est ma culture télé qui m’a aussi tout de suite mis au fait de ça.
Parce que je sais qu’allumer une caméra, s’exprimer ou allumer un micro, d’ailleurs comme on le fait aujourd’hui, on n’est pas arrivé ce matin, on n’a pas allumé les micros et puis c’est parti. Ça demande du travail pour avoir un produit, une narration de qualité.
[Bryan] Il n’y a pas de postes spontanés, il n’y a que des postes qui ont été fabriqués en amont. Ça, c’est vraiment un mythe qu’il faut aussi arriver à combattre. Parce qu’en fait, il y a beaucoup de marques qui pensent qu’il suffit juste d’avoir une idée, de la pousser et puis après, c’est terminé.Il y a vraiment une réflexion en amont.
[Julien] Et au contraire, je dirais même que plus on prépare, plus ça nous offre de l’agilité à l’instant T. C’est-à -dire que quand on a un planning qui est préparé un mois à l’avance, ça nous permet des fois sur de la dernière minute, c’est-à -dire il y a une information d’importance qui tombe le jour J, au contraire de pouvoir ouvrir son planning, de pouvoir décaler des choses pour se prendre cet instant, c’est-à -dire ces quelques minutes ou peut-être une heure dont on a besoin pour rédiger cette communication de l’instant parce qu’on a l’attitude de se dire, on a déjà préparé en amont, donc on peut décaler les choses. Donc au contraire, je pense que c’est une vraie force et c’est ce qui permet d’avoir ce côté instantanéité sur certains points précis. [Bryan] Oui, tu es beaucoup plus à l’aise quand tu sais que tu as déjà de l’avance et tu sais que de toute façon, ce que tu as prévu, ça peut être décalé et c’est plus confortable au quotidien. Tu parlais beaucoup de l’écriture avant. Est-ce que tu dirais que l’écriture, c’est un point qui est clé pour faire ce métier ? [Julien] À mon sens, c’est indispensable. Je pense que si on ne sait pas écrire, on a du mal à s’exprimer et on a du mal à se faire comprendre. Quand on parle d’écriture, on n’est pas en train de rédiger une lettre, quelque chose d’extrêmement développé, mais c’est savoir comment est-ce qu’on peut faire que son message soit adapté aux médias.On voit bien qu’on soit sur Twitter X, si on l’appelle X, qu’on soit sur du LinkedIn, qu’on soit sur de l’Instagram, on ne va pas s’exprimer de la même manière. Le Ctrl-C, Ctrl-V fonctionnent très peu entre plateformes, on ne s’exprime pas de la même manière. Par contre, souvent, on a la même idée à pousser, mais il va falloir qu’on trouve la manière de la porter.
Et on sait aussi que le temps de rétention sur les réseaux sociaux est extrêmement faible. Si on commence à partir dans une littérature développée, on sait très bien qu’on va perdre le public, même si derrière, on a la meilleure idée, on a la meilleure intention du monde. Mais derrière, il faut qu’on trouve…
L’écriture nous permet notamment de travailler nos accroches, c’est-à -dire qu’est-ce qui va faire qu’en une seconde, les gens qui vont voir vont se dire « Tiens, ce contenu-là , j’ai envie de le consommer ». Contenu photo, c’est-à -dire la composition de la photo avec une composition graphique attrayante. Une vidéo avec une amorce qui fonctionne bien, c’est-à -dire que commencer par un jingle ou commencer par telle institution présente, on sait que c’est banni.
Et dans le texte aussi, d’avoir cette accroche. Le meilleur réseau pour les accroches, on voit que tout le monde se tire un peu la bourre là -dessus, c’est LinkedIn. LinkedIn, c’est quand même le temple de l’accroche.
De la première phrase. Complètement. Cliquez sur le « voir plus » s’il vous plaît.
[Gwen] Exactement. [Julien] C’est ça, c’est tout le challenge est là . [Gwen] Moi, je voudrais juste revenir deux minutes sur ton parcours. Du coup, tu disais que tu avais fait le choix de te diriger vers des études dans le digital et qu’après, tu avais travaillé à la télé. Finalement, tu es arrivé un peu dans le social media par hasard. [Julien] C’est ça. C’est vraiment le hasard qui m’a amené là -dessus. Parce qu’en fait, ça arrivait dans l’ère du temps.Dans l’ère du temps, ces réseaux sociaux, on commençait de plus en plus d’en parler. Quand je suis arrivé dans le monde de la télé, j’avais entre 20 et 25 ans, à peine 25 ans. Je commençais à les utiliser, en tout cas, à les découvrir.
Effectivement, c’est vraiment la convergence de tout ça. En tout cas, dans le monde de la télé, on fait beaucoup de veille pour ce qui se passe un peu à l’international, etc. Bien évidemment, on regarde très souvent ce qui se passe aux États-Unis.
Aux États-Unis, on commençait à voir. On commençait à voir ces hashtags qui apparaissaient dans les émissions. On commençait à avoir le principe de ce live tweet et de cette social télé qui apparaissait.
Naturellement, j’ai été mis là -dessus parce que je faisais partie des plus jeunes de l’équipe. Et donc, tournant des années 2010, quand on est jeune, on est les réseaux sociaux. Donc, on parle là -dessus.
Puis moi, ça m’a permis de découvrir. Puis c’est ce que je dis, ça ne m’a pas du tout bridé dans ce côté rédactionnel et histoire. Je n’ai pas été mis sur du social media uniquement pour de la technique.
J’ai été mis là pour raconter, fédérer. Et à l’époque, on fédérait facilement des énormes communautés. Moi, j’ai le souvenir d’avoir fédéré des trucs.
Après, on était sur des émissions de télé. Donc, on avait aussi une puissance avec une marque qui était largement diffusée. Malgré tout, on fédérait des audiences qui étaient énormes.
[Bryan] Et alors du coup, tu parles de la social TV début des années 2010. Tu te lances en indépendant en 2019. Qu’est-ce qui se passe entre les deux ? [Julien] Entre les deux, il se passe quelques années en boîte de prod télé. Ensuite, il se passe le charter bien connu Paris-Nantes. Je l’ai pris aussi.J’ai dû m’installer en région Nantes pour raisons personnelles. Après, j’ai travaillé dans le social media au sein du groupe Vorwerk. Vorwerk, si on le prononce en allemand.
Très peu connu comme ça. Par contre, son produit star est plutôt connu. C’est le fameux Thermomix.
J’ai travaillé pendant quelques mois sur les réseaux sociaux français du Thermomix. Ça m’a fait découvrir une communauté de dingue. Des aficionados complets de leur appareil.
A l’époque, il y avait de mémoire à peu près 250 000 personnes sur la page Facebook de Thermomix avec un engagement incroyable. Déjà , le Thermomix, c’est un membre de la famille. Mais ce n’est pas juste une expression.
Il l’emmenait au camping, etc. J’ai travaillé plusieurs mois sur ce sujet-là qui a été extrêmement formateur. Et notamment par la dimension internationale parce que Thermomix est présent dans quasiment tous les pays du monde.
On avait beaucoup de contacts avec les autres entités internationales. C’était extrêmement intéressant, notamment en termes de veille. En termes de e-réputation, on a connu des sujets à ce niveau-là .
C’était assez formateur. Après, je suis parti en agence pendant deux ans et demi. Je me suis formé aux ads, publicité sur les réseaux, de la formation aussi, de l’accompagnement de personnes dans différentes structures pour les faire monter en compétence sur les réseaux, sur de la prise de parole, sur du calendrier éditorial, sur de la conception de contenu.
J’ai le souvenir d’avoir notamment accompagné pour la création de live. Comment est-ce qu’on écrit un live ? Parce qu’un live, ça s’écrit aussi.
Il est fabriqué aussi un live. Ça paraît dingue, mais effectivement, quand on a un live, normalement, on sait ce qu’on montre. Tout du long.
J’ai fait ça pendant deux ans et demi. Et là , après, depuis, indépendant, pour diverses circonstances, au bout d’un moment, je me suis dit qu’on va se mettre indépendant. Et puis avec plaisir, très intense, extrêmement diversifié.
Ça, c’est une grande chance. J’ai eu vraiment l’opportunité d’être sur des sujets extrêmement diversifiés, larges. Je peux m’emparer de plein de thématiques.
Et ça, c’est plutôt chouette. J’ai une nature curieuse. Ça me permet de découvrir plein de choses.
[Bryan] Et là , on arrive au moment où tu te lances. Tout à l’heure, tu parlais que tu avais créé une petite entreprise avec un nom. Pourquoi tu as choisi de communiquer au travers d’un nom de marque et pas au travers de ton personal branding ? [Julien] Alors, en fait, ça, c’est un peu bâtard de mon côté. J’ai un peu les deux. C’est-à -dire que mon nom, effectivement, j’essaie de le faire diffuser, etc.Mais en fait, j’ai créé une structure parce que, notamment en termes de statut, c’est-à -dire qu’avant, j’étais auto-entrepreneur. Bon, voilà , pour se lancer, c’est bien. Puis quand on voit que ça prend un peu plus, on essaye de structurer autour de tout ça.
Je ne voulais pas forcément avoir un nom d’entreprise auprès de mon nom. Et le nom Follow Me, en fait, je ne vais pas forcément révéler. Je laisserai les auditeurs chercher.
Mais en fait, il y a une vraie référence par rapport à ma pratique de jeu vidéo il y a de nombreuses années. Je ne vais pas le dévoiler là . Il ne faut pas dévoiler tous les mystères.
Mais il y a une petite référence par rapport à un jeu que j’aimais beaucoup quand j’étais plus jeune.
[Bryan] Ok, très bien. [Julien] Il y a un jeu concours. Je ne sais pas ce qu’il y a à gagner. [Bryan] On va réfléchir après. On en parlera. [Gwen] Ça marche. Et alors, du coup, on en arrive à ce que tu fais aujourd’hui. Et du coup, j’aimerais bien que tu nous en parles un petit peu plus.Tu as de nombreuses casquettes comme tu nous en parlais tout à l’heure. Est-ce que tu pourrais nous parler un petit peu plus de ces différentes casquettes et de la part de temps que chacune occupe sur ta semaine ou sur ton mois, en fonction de comment tu t’organises ?
[Julien] C’est bien. Vous me posez des questions auxquelles je ne me suis jamais forcément posé. C’est une séance de psychothérapie.Exactement. On va sortir de là avec une organisation dingue. Dans les différentes casquettes que j’ai, il y a une casquette dont je me suis emparé dès que j’ai été indépendant.
C’est celle d’intervenant dans des écoles. J’interviens dans des écoles de l’écosystème numérique nantais. Depuis 2016 à peu près, j’interviens dans un certain nombre d’écoles.
Déjà , c’est une vraie envie personnelle. C’est-à -dire que dans la to-do list de ma vie, j’avais ça. Je voulais donner des cours.
Je voulais me lancer là -dedans. Je m’y suis lancé. J’y prends énormément de plaisir avec des sujets diversifiés qui ont du marketing digital au community management, à de la création de contenu, etc.
Il y a différents domaines dans lesquels j’interviens. J’y tiens beaucoup à cette partie-là qui représente à peu près un tiers de mon temps, si je le mets vraiment à la louche. Parce que ça, ça nourrit énormément mes autres activités.
C’est-à -dire que là , je suis au contact d’une génération qui n’est plus tout à fait la mienne. J’espère rester jeune dans ma tête. La carte d’identité me trahit à ce niveau-là .
Mais je suis au contact d’une personne qui a une vingtaine d’années et qui a une pratique média, qui est différente de la mienne. C’est extrêmement enrichissant. Je leur apporte des références ou une structuration par rapport à mon métier.
Eux m’apportent leurs pratiques médias, ce qu’ils font culturellement. C’est une rencontre entre les deux. On se nourrit mutuellement.
Leurs pratiques médias me nourrissent énormément dans la réflexion et dans les actions que je peux faire auprès d’autres clients. C’est pour ça que je prends un énorme plaisir là -dedans. Des fois, en plus, je suis au contact de profils d’étudiants que je trouve vraiment remarquables.
Il y a plusieurs profils d’étudiants que j’ai déjà recommandés dans des structures, parce que je voyais que c’était des gens qui avaient ce truc en plus. Je trouve ça super. Je participe à des jurys sur des projets.
Je les emmène sur des projets. Ça peut être par exemple les emmener sur des projets de streaming. On y va, on crée ensemble, on échange ensemble.
C’est une partie à laquelle je tiens énormément et qui est la partie originelle de mon travail. La deuxième partie, c’est vraiment plus du community management. Avec une partie strat, bien évidemment, parce qu’on ne part pas sur les réseaux sans strat, c’est essentiel.
Là , c’est plus auprès de différentes typologies de clients, faire de la planification, de la rédaction de planning, création de contenu léger, parce que je ne suis pas un créateur de contenu à proprement parler. En tout cas, je ne me définis pas comme tel. Et puis après, publier, animer les conversations pour ensuite faire du reporting, etc.
Et après, j’ai une partie qui est plus dans du social média consultant. En ce moment, je suis en contact avec France Télévisions. En tout cas, je travaille auprès de France Télévisions et notamment auprès de France Info et de l’offre jeunesse qui s’appelle Lumni, ainsi que d’autres structures dans le groupe.
Là , j’interviens en tant que consultant social média auprès de toutes les équipes social médias de France Info. Il y a à peu près une dizaine de personnes. Là , on travaille ensemble à la fois à créer des nouveaux contenus avec toutes ces narrations.
On travaille notamment sur des projets à destination du jeune public, là où mes cours sont intéressants. Là , on va essayer d’améliorer les prises de parole, travailler sur des nouveaux rythmes, des nouvelles narrations. On travaille aussi beaucoup sur des projets Twitch parce qu’il y a une vraie volonté de monter là -dessus et de faire changer aussi la tonalité.
Notamment quand on est à France Télévisions, on a une tonalité qui est très solennelle, on est très service public et on est très télé. Là , on est en train vraiment de travailler ce côté où c’est plus incarné, c’est plus direct. On a une autre narration.
On travaille aussi beaucoup sur des chiffres parce que, mine de rien, par rapport à la quantité de réseau et par rapport à la puissance des réseaux, on a un vrai aspect aussi stratégie. Remonter de data, les analyser, en tirer les enseignements. Là , on a juste des plateformes et quand on a juste des plateformes du côté de France Télévisions, c’est des plateformes à plusieurs millions d’utilisateurs.
Donc, c’est vrai que… J’ai vraiment ces trois parties-là . Le cours, les interventions, le côté humain-échange, le côté CM et d’ailleurs que je veux vraiment garder parce que, pareil, je n’ai pas envie d’être déconnecté de ce terrain-là .
C’est-à -dire qu’aussi, avoir les mains dans le cambouis, pour moi, c’est essentiel. C’est-à -dire que si derrière, dans les cours ou dans la partie consultant, je n’ai pas cette partie, les mains dans le cambouis, je vais être moins légitime là -dessus. Donc, je le garde.
[Bryan] Ça, c’est… Alors, on te rejoint absolument là -dessus. On considère chez nous, en tout cas, que les meilleurs consultants et consultantes, c’est d’abord des excellents techniciens et techniciennes. [Julien] Il faut parce que, voilà , il y a plein d’outils qui changent. Là , quand on va… La suite business de Facebook a complètement évolué.Si on ne l’utilise jamais, on est incapable de répondre aux questions ou en tout cas d’avoir les bons réflexes. Si on ne sait pas qu’on peut programmer sur LinkedIn, maintenant, on peut programmer. Je veux dire, si je ne faisais jamais de post de LinkedIn, si je n’activais rien sur LinkedIn, je ne saurais pas, etc.
Et d’ailleurs, peut-être sur une question, mais aussi à titre perso, je fais aussi beaucoup de veille. Parce que pareil, à mon sens, la veille est essentielle dans ce métier, notamment dans le domaine de consultant. On est obligé de faire de la veille très régulièrement.
Et moi, j’ai toujours cette espèce de chiffre clé qui n’appartient peut-être qu’à moi. J’ai toujours cette sensation de me dire que si je ne fais pas de veille, par exemple, pendant une période de 3 mois, je considère que je suis complètement hors-circuit dans ce domaine-là . Et souvent, je me fais la réflexion, je me dis, tiens, il y a 3 mois, qu’est-ce qui s’est passé dans les réseaux ?
Et c’est vrai que si je n’avais pas regardé ce qui s’était passé il y a 3 mois, il y a des formats qui n’existent plus, qui n’existent pas. Il y a des plateformes qui ont changé de nom. Enfin, moi, c’est dingue.
[Bryan] On est faits pour s’entendre. Tout à l’heure, tu as dit quelque chose qui était hyper intéressant sur quand tu donnes des cours. Toi, tu vas apporter aux étudiants et étudiantes un cadre, une structure, etc.Et eux, ils vont t’apporter leurs pratiques. Quand tu leur fais part de ton expérience, qu’est-ce qui les surprend le plus dans ton métier ?
[Julien] En fait, toute la partie immergée de l’iceberg, c’est-à -dire que c’est vraiment… Pour eux, les réseaux, mais ça, ce n’est pas propre à la jeune génération, c’est propre un peu à tout le monde. C’est-à -dire que c’est quelque chose qui se dégaine facilement.Et en fait, ils n’ont jamais cette dimension préparation. C’est-à -dire qu’un planning, pour eux, il n’y a pas besoin de planning. Pourquoi est-ce qu’on fait un planning ?
Parce qu’on a un rythme à adopter, parce qu’on a un algo à nourrir. Pour ceux qui ont la référence, c’est comme un Tamagotchi. Il ne faut pas le laisser mourir, il faut le nourrir régulièrement.
Et toute cette partie-là de préparation, finalement, ils ne l’ont pas du tout. Pour eux, on dégaine, on y va assez facilement, et c’est parti. Et c’est souvent ça.
Pareil, faire une photo, ce n’est pas juste que je prends mon smartphone et puis je fais une photo. Ou quelque chose de tout bête. Par exemple, quand on travaille sur des vidéos, moi, j’ai un vrai truc où j’insiste énormément sur, par exemple, les sous-titres.
Pour eux, les sous-titres, c’est quelque chose qui peut générer automatiquement sur certaines plateformes. C’est génial. Mais je leur dis au contraire, les sous-titres, ça demande un vrai travail.
Et même en termes de positionnement, je leur explique que même positionner des sous-titres, c’est fondamental. Donc, quand on positionne un sous-titre, on travaille sur le cadre, on retravaille le cadre, etc. Il y a plein de choses.
Et pour eux, ça ne le soupçonne pas du tout. En gros, le diable se cache dans les détails, c’est vrai, et notamment dans le social media, je trouve.
[Bryan] Eux, ils vont voir le produit fini, le post terminé, qui, pour eux, comme d’autres, on parle des étudiants et étudiantes, mais tu as raison, je pense que nos familles ont la même vision. On voit le contenu terminé, publié. Parfois, on va avoir un contenu avec une image et un texte de trois paragraphes.Trois paragraphes, ça n’a pas dû prendre beaucoup de temps. Mais sauf qu’avant, en amont, il a fallu réfléchir à l’histoire que tu voulais raconter, comment tu allais l’amener, comment ton texte est complémentaire avec ton image, etc. Il y a toute une partie de conception qui est panique jable.
Et on en revient à la notion de un contenu, il est forcément fabriqué.
[Julien] Il est forcément fabriqué, il est pensé, il est écrit. Des fois, c’est frustrant parce que ça peut être un contenu éphémère et des fois, c’est hyper frustrant. Des fois, les algorithmes le passent sous silence.C’est vrai que ça, c’est un peu la magie ou magie noire, ça dépend comment on veut la caractériser, de tout ça. C’est que des fois, des contenus auxquels on pense beaucoup, on travaille beaucoup sur leur conception, sur leur réalisation, auxquels on croit beaucoup, des fois, ne sont pas forcément les contenus qui travaillent le mieux. Et des fois, des contenus qui sont beaucoup plus simples sont ceux qui vont nous apporter une performance de dingue.
Et ça, il faut l’accepter. Ça, c’est un vrai truc aussi. Dans ce métier-là , il faut être assez modeste, assez humble par rapport à ce qu’on peut produire.
C’est que des fois, la production est extrêmement simple. On peut produire des résultats qui sont insoupçonnés et puis à l’inverse.
[Bryan] On ne peut pas promettre des résultats à une marque, c’est clair. [Julien] Aucun. [Bryan] Alors du coup, on a parlé un peu des proches vite fait, mais quand tu es en repas de famille, comment tu expliques ton métier à tes proches ? [Julien] Ça aussi, c’est une question. C’est à peu près aussi long qu’un épisode du pod, je dirais, de l’expliquer. Non, c’est hyper compliqué.Parce qu’en fait, comme j’ai plein de casquettes, je dis que je fais des cours et puis après, je travaille sur les réseaux. Mais franchement, je ne rentre pas forcément dans le détail parce que je vais m’y perdre et puis je vais surtout perdre les gens à qui je tente d’expliquer ça. Voilà .
En fait, je vais plutôt répondre aux gens qui vont avoir la curiosité d’essayer d’approfondir le sujet. Mais je ne vais pas aller de moi-même et dire mon métier, c’est tatatata, parce que je les perds complètement. Mais si certains me disent des trucs comme ça, comme ça, là , je veux bien expliquer.
Mais de base, je travaille sur les réseaux, je donne des cours et puis je travaille avec plein de clients à droite, à gauche, etc. Ils savent que j’ai un emploi du temps qui est très chargé. Au moins, ils savent que je travaille.
[Bryan] Il fait des trucs sur les réseaux sociaux, mais on ne sait pas trop quoi. [Julien] C’est ça, voilà . Je n’ai pas forcément un public familial qui est extrêmement consommateur de tout ça de base. Il va sur Facebook tous les jours.C’est ça, c’est à peu près ça.
[Bryan] Très bien. Je te rassure, on vit ça aussi. [Julien] C’est toujours frustrant, ce métier-là . [Bryan] On a toujours tendance à vouloir te ranger dans une case. Un comptable, c’est un comptable. Un aide-soignant, c’est un aide-soignant.Tout le monde se représente assez facilement ce qu’on fait. Alors que nous, c’est vrai que… En plus, les réseaux sociaux, c’est dans ton quotidien.
On a l’impression qu’un contenu, c’est hyper rapide à faire. Ce n’est pas vraiment un métier. Il suffit juste de savoir écrire et de cliquer sur un bouton.
il y a un peu, je pense, de difficultés à percevoir cette face immergée de l’iceberg dont tu parlais avec les étudiants et étudiantes.
[Gwen] Tu dis quoi, toi, Bryan ? Quand on te demande ce que tu fais dans la vie ? [Bryan] C’est marrant parce que moi, je leur dis un peu ce qu’on dit depuis le début. Je produis de l’information qui est diffusée sur les réseaux sociaux pour faire renaître des marques. Après, produire de l’info, ce n’est pas très tangible. [Julien] C’est ça. [Bryan] Mais après, souvent, on va me poser des questions et puis, ça permet d’entrer un peu dans le détail. C’est un peu comme toi. Il y a une porte d’entrée et puis après, c’est les gens qui veulent en savoir plus.Ils vont me poser des questions et on va rentrer un peu plus dans le détail. Mais on aide les marques à être connues sur les réseaux sociaux.
[Gwen] Très bien. [Bryan] Voilà . Et toi, Gwen ? [Gwen] Moi, franchement, à part mon entourage très proche où je vais pouvoir rentrer un peu dans le détail pour leur expliquer ce que souvent, quand je dis ce que je fais, ils me disent concrètement, tu fais quoi de tes journées ? Je m’explique un peu mieux mais les gens un peu plus passagers ou que tu connais de plus loin et que je n’ai pas trop envie de rentrer dans le détail, je dis que je travaille dans la pub. [Julien] Dans la pub. Carrément. C’est une partie du métier. [Gwen] La pub, c’est hyper large parce que finalement, je fais de la pub sur les réseaux sociaux mais les gens ne cherchent pas. Ils disent « Ah, ok, d’accord ». [Julien] C’est compliqué si tu es dans une case. Oui, je suis dans une case. C’est une petite possède où on n’est pas des boulangers en train de faire des baguettes.Ouais, c’est ça. On fait plein de choses, on fait plein de choses.
[Bryan] Voilà . Pour ceux et celles qui nous écoutent, si vous avez des super moyens de vous présenter, n’hésitez pas. On est premier pour la mise à jour des bio LinkedIn.C’est ça.
[Gwen] Du coup, tu nous as pas mal parlé de toutes tes missions, de toutes tes casquettes. Est-ce que tu as une semaine type ou un mois type, pour voir plus large, peut-être ? [Julien] Beaucoup de questions compliquées. Non, un mois type, j’en n’ai pas, pas du tout. Je pense que ta question, c’est la définition d’un indépendant.Un indépendant n’a pas de semaine type, clairement. Et en fait, je pense que moi, c’est quelque chose qui est limite stimulant pour moi. C’est pour ça que je pense que revenir au salariat, c’est quelque chose qui serait, à l’heure actuelle, dans les projets, c’est quelque chose, je pense, qui ne répondrait pas forcément à ce dont j’ai envie.
Moi, j’aime bien ces semaines où, finalement, il n’y a pas grand chose qui se ressemble. Oui, j’ai quelques réunions qui sont calées, etc. Mais il y a des jours, hier, par exemple, je travaille aussi pour un magazine consacré au monde de la radio.
Hier, j’ai rédigé deux articles, mais je n’ai peut-être pas en rédigé avant quatre, cinq semaines, par exemple. Et j’ai fait des réunions que je ne vais pas refaire non plus avec des clients avant plusieurs semaines. Dans quelques jours, je reprends les cours, par exemple.
Donc, mes semaines ne se ressemblent pas parce que je vais intervenir en près de clients différents, sur des missions différentes. Et pour moi, c’est vraiment stimulant. Donc, jamais de planning à avance.
Un Google Calendar qui est très rempli, avec plein de trucs qui poppent dans tous les sens. Mais au-delà de ça, pas spécialement. Même pour faire ma veille, j’essaye de me trouver des temps, mais je n’aurais jamais un temps défini où je me dis tiens, voilà , je sais que ma veille, je la sors chaque semaine.
J’arrive à me trouver un temps dans la semaine. Mais est-ce que ça sera plutôt le mercredi, le jeudi, le vendredi ?
[Gwen] Tu n’as pas d’auto-routine, alors ? [Julien] Aucune. Aucune. Et je ne cherche en fait pas du tout en avoir.Je pourrais. Je pense que si j’étais quelqu’un de plus structuré dans ma planification, je pourrais. Mais en fait, je pense que je n’en ai clairement pas envie.
[Gwen] Du coup, si je te demande ce que tu fais le lundi matin à 9 heures, la réponse de cette semaine n’est pas la même que la semaine dernière. [Julien] Ah non. Et puis alors, je pourrais même aller plus loin. Non, cette semaine, ça n’a vraiment pas été la même que les autres semaines.Clairement, j’ai emmené ma voiture au garage.
[Bryan] C’est hyper intéressant ce que tu dis, parce que c’est vrai que dans ce métier là , il y a deux types de profils, deux types de caractères. En fait, ça dépend beaucoup du caractère. Finalement, tu as des caractères qui vont chercher de la stabilité, de la routine.Alors, ça ne veut pas dire que toutes les semaines se ressemblent, mais il y a une base commune. C’est ritualisé, c’est ritualisé. C’est des profils qui ont besoin aussi de voir.
C’est pas une zone de confort, mais juste de savoir ce qui les attend, de visualiser ce qu’ils attendent, de maîtriser les choses, de maîtriser son temps. Donc, je fais clairement partie. Et d’ailleurs, on a fait un test psycho à l’agence.
On est un peu tous comme ça. C’est marrant, pas totalement à 100%, mais on a des traits communs sur cette partie-là . Et il y a effectivement d’autres personnes qui, bah non, c’est pas possible pour elles.
Il y a besoin justement d’avoir cette diversité et d’avoir des jours qui ne se ressemblent pas. Et ça, je pense que c’est pas forcément lié au métier, c’est lié au caractère. Et du coup, ça va t’amener peut-être dans des chemins différents.
Parce que tu vois, moi, quand je t’écoute parler, je perçois aussi une chose, c’est que pourquoi tu n’as pas beaucoup de routine, c’est que tu fais quand même plus de formation, de consulting, qui va s’intégrer assez facilement dans un planning qui va différer d’une semaine à l’autre. Alors que si tu faisais 80% de production de contenu, eh bien là , en fait, et du coup, peut-être que tu ne serais pas épanoui.
[Julien] Oui, sans doute. Vivre davantage dans la contrainte, c’est quelque chose qui m’attire moins. Mais je te rejoins totalement là -dedans.Mais pour autant, cette organisation qui peut paraître un petit peu aléatoire quand j’explique comme ça, malgré tout, me permet quand même d’assurer toutes les missions, c’est-à -dire que tous les trucs sont rendus en temps et en heure, etc. Enfin, je n’ai jamais de retard ou d’écueil là -dessus, c’est-à -dire qu’au final, j’arrive toujours à m’organiser au final, malgré tout, pour traiter les choses dans un ordre où ça va correspondre à tous mes clients. C’est-à -dire que je n’ai jamais d’écueil sur des rendus.
Je fais plein de choses en parallèle par contre. C’est vrai que mes journées sont morcelées. Je peux travailler une demi-heure sur un truc, switcher sur autre chose.
Voilà des réunions où je coupe une visio, j’en démarre une autre 10 secondes après, où je suis passé d’un rendez-vous pédagogique avec une école et je passe au rendu d’une strat auprès d’un client. Ça m’arrive très régulièrement et dans un sens, c’est grisant. J’avoue qu’enlever cette casquette et en remettre une autre en trois secondes, moi c’est quelque chose, j’y prends vraiment du plaisir et je pense que ça nourrit vraiment ma diversité et c’est pour ça que j’aime bien les nouveaux projets, j’aime bien me lancer dans des nouveaux trucs.
[Bryan] Je pense qu’effectivement, l’indépendance va bien à ce type de personnalité. Parce qu’en tant qu’indépendant, tu peux faire beaucoup plus facilement ça. Ce qui est effectivement, je te rejoins, plus difficile en agence.On a quand même une souplesse, une liberté, mais en agence, il n’y a rien. Il y a plusieurs personnes qui travaillent avec toi, il y a des clients aussi, il y a des engagements. Du coup, tu es obligé de cadrer des process et c’est vrai que ça, on en parle souvent, ce n’est pas fait pour tout le monde.
Et quand d’autres personnes vont chercher ça, vraiment, on en rencontre beaucoup dans des social media managers comme toi et il y a des gens qui nous disent non, non, non, je ne veux pas de cadre, un peu comme toi et ça ne veut pas dire qu’ils sont bordéliques, c’est juste que non, ce n’est pas fait pour eux. Et d’autres qui cherchent absolument le cadre, la structure, etc. Ça, c’est intéressant.
[Julien] Il y a vraiment deux typologies. Moi, je suis garant que de moi-même. Mais c’est ça.Et effectivement, avec cette manière de travailler, si j’étais garant d’autres personnes, il faudrait nécessairement que j’adapte mon… Mais ça, j’en ai conscience. Je sais que là , je suis garant que de moi-même, c’est-à -dire mon employé temps, c’est moi qui le gère.
Si je dois travailler le soir, c’est moi qui l’assume. Si je dois faire, si je dois être un peu dans le jus sur certains trucs, en gros, je ne peux m’en prendre qu’à moi. Donc, les discussions sont faciles, j’ai juste à parler avec moi-même.
[Bryan] C’est marrant, j’ai beaucoup connu ça quand j’étais seul, que je travaillais tout seul aussi. Je ne fais pas de semaine type. Tu m’aurais posé la question, là , il y a sept ans.J’aurais dit, moi, c’est comme ça vient, je m’organise comme je peux. Et c’est effectivement, quand tu commences à travailler avec quelqu’un… Ah, mais c’est ça.
Quand Marlène est arrivée et tout, il faut commencer à avoir des réunions, des points, etc. Et puis après, il y a Gouine qui est arrivée. C’est pareil, en fait, tu ne peux plus te permettre de dire, bon, on verra quand on aura le temps.
La dimension d’équipe, elle t’impose l’air d’avoir le temps.
[Julien] Elle t’oblige, c’est sûr. Là -dessus, j’en ai pleinement conscience. Moi, ce n’est pas du tout une envie que j’ai à l’heure actuelle.Et voilà , je m’éclate dans mon truc, mais j’ai conscience d’avoir ce truc-là où, semaine type, c’est une émotion qui m’est éloignée à l’heure actuelle, en tout cas. En tout cas, on sent que tu es épanoui. Ça, c’est le principal.
Oui, ça m’amuse bien.
[Gwen] Alors, du coup, on va parler un petit peu de ton organisation avec tes clients. Comment est-ce que tu collabores avec tes clients ? Comment est-ce que tu échanges avec eux ?Comment est-ce que tu t’organises avec eux ?
[Julien] Alors, sur l’organisation, en fait, en étant indépendant, je considère qu’il faut être un peu caméléon. C’est-à -dire que, notamment sur l’organisation, c’est rarement moi qui vais imposer des choses. Je vais plutôt être aussi à leur écoute, la manière dont ils veulent qu’on échange, qu’on collabore, avec les outils avec lesquels ils veulent qu’on…Alors ça, j’en ai une collection maintenant d’outils entre les Teams, les Zoom, les Meet, les Planables, les Slack. Tout ce qu’on veut. Vraiment, j’ai à peu près tout installé sur mon ordinateur, clairement.
Et donc là -dessus, en fait, moi, en tant qu’indépendant, je n’impose rien, je suis à leur écoute. Et la fréquence et la manière dont ils veulent qu’on échange, qu’on fasse des comptes rendus, je l’accepte. Moi, je considère que je suis là pour délivrer des prestations, des formations, des choses comme ça.
Et après, en fait, même si je suis indépendant, d’une certaine manière, je m’intègre quand même dans la culture de l’entreprise. C’est-à -dire que je ne vais jamais arriver avec mes gros sabots en imposant quelque chose. On échange sur la nature de la prestation, sur le contenu de la prestation, mais derrière, sur la manière dont ça doit s’intégrer avec les équipes.
Moi, je réponds à ça et je m’intègre là -dedans. Parce que c’est notre discussion juste avant, c’est-à -dire que là , à ce moment-là , je collabore avec des personnes. Je collabore avec des responsables, je collabore avec des créatifs, je collabore avec d’autres personnes.
Et donc, je me dois de respecter ce principe. C’est-à -dire, autant ma semaine peut être un Tetris énorme avec des blogs dans tous les sens, autant quand je collabore avec une entreprise, son process sera le mien.
[Bryan] Et alors, comment tu fais quand une entreprise se tourne vers toi et qu’il n’y a rien qui est organisé ? Parce que je ne peux pas dire que tous nos clients sont comme ça, ce n’est pas vrai. Et puis, s’ils nous écoutent, voilà .Mais on a quand même très souvent des prospects, des contacts qui nous sollicitent. Et quand on leur pose des questions sur la manière dont ils sont organisés, pour qu’on voit aussi si on va arriver à travailler avec eux, mais en fait, il n’y a rien qui est calé. Donc, comment tu t’y prends ?
Est-ce que tu leur apportes quelque chose ? Tu leur donnes des pistes ? Tu leur demandes d’abord de s’organiser, de revenir te voir après ?
[Julien] Non, en général, à ce moment-là , si je ne sens pas qu’il y a une grande organisation à ce niveau-là , je vais quand même proposer des choses, poser des points, poser quelques jalons d’organisation. Et puis souvent, on se laisse la porte ouverte. C’est-à -dire que, pareil, c’est posé, mais pas imposé, et ce n’est pas gravé dans le marbre.C’est-à -dire qu’on se revoit, on en rediscute. Est-ce que vous avez assez de visibilité ? Est-ce que vous voulez qu’on change le rythme, le format, etc.
? C’est-à -dire que ça peut être avec du présentiel, si c’est des gens qui sont plus à l’aise avec du présentiel, pourquoi pas. Ça peut être avec du distanciel, ça peut être par mail.
Certains sont plus adeptes à ça, certains sont plus adeptes à des messageries diverses et variées, etc. Après, je fais des propositions aussi en fonction de leur agilité. Mais je dois avouer que, le plus souvent, les structures avec lesquelles j’ai affaire ont souvent leur petite organisation.
Donc, j’ai souvent à mettre un petit peu dans ces principes-là . Mais sinon, on essaie quand même de cadrer un petit peu. Et puis souvent, on va davantage avoir des points et en tout cas échanger sur un début de collaboration.
Et puis c’est vrai qu’après, quand ça fonctionne, c’est fluide, les échanges et le rythme de travail sont trouvés, peut-être qu’après, les échanges sont peut-être aussi moins réguliers parce qu’il y a la confiance qui s’est instaurée, il y a une manière de travailler où on sait un petit peu les délais, qu’est-ce qu’on doit activer, etc. On a aussi une meilleure culture de l’entreprise, ça aussi c’est important, on n’en a pas forcément parlé. Mais ces réunions-là sont aussi essentielles pour acquérir de la culture d’entreprise.
Parce que là , pour revenir un peu sur les questions de base, sur le CM, si on n’a pas une vraie culture de l’entreprise, ça ne sert à rien non plus.
[Bryan] On devient quand même le porte-parole de l’entreprise. Je me souviens, quand j’étais plus jeune, je voyais des porte-paroles à la télé qui allaient porter la parole des boîtes, parce qu’elles faisaient des relations presse. Les personnes, elles parlaient, on avait l’impression que c’était facile, mais en fait tout était préparé parce que tu es là pour représenter le discours officiel.Aujourd’hui, c’est ce qu’on fait sur les réseaux sociaux. On ne peut pas se permettre de ne pas connaître les valeurs, la culture de l’entreprise, parce que derrière, c’est comme toi qui vas la représenter auprès des internautes.
[Julien] De toute façon, quand on travaille dans ce domaine-là , on est un camélion, clairement. C’est-à -dire qu’on adopte les couleurs et la morphologie du client pour qui on s’adresse. On a vraiment un truc de culture d’entreprise.Moi, je sais que j’ai tendance à dire, en gros, en ce qui me concerne, je suis expert en rien, mais curieux en tout. C’est un peu comme ça que je définis le truc, parce qu’il y a des domaines. Je travaille pour des acteurs de l’énergie, de l’énergie renouvelable.
Je ne connais rien d’énergie renouvelable à l’origine, mais à force de lire, à force d’échanger avec les personnes, etc., je ne suis pas du tout devenu un expert de ces domaines-là , mais on apprend là -dessus. J’ai travaillé pour des acteurs de l’agroalimentaire aussi, qui travaillent dans le bio. J’ai une petite culture là -dedans.
On y va, on parle avec les personnes, on lit des docs, des plateformes de marques. On consulte tout ça pour voir un peu ce qu’il en est. Ça permet d’avoir les discours, d’avoir aussi la tonalité, voir un peu comment est-ce qu’ils s’expriment.
Souvent dans ces réunions-là , j’ai tendance à faire des questions assez naïves. C’est-à -dire que je leur dis que je vais vous poser des questions très naïves sur votre métier. Là -dessus, ça fait de la culture d’entreprise.
Souvent, ce qui est hyper intéressant quand on fait ça, c’est que ça fait émerger des idées. C’est-à -dire que quand on brainstorm sur des idées, avec mes questions naïves, j’arrive vraiment avec des questions à la base. En fait, eux derrière, ils disent que ça fait penser à ça, à ça.
C’est l’un des trucs que j’adore dans ce métier-là . C’est-à -dire que moi, en tant qu’extérieur, j’arrive avec toute ma naïveté et ma fraîcheur. Avec ces questions-là , je fais émerger des choses qui sont tellement ancrées dans leurs esprits.
Parce qu’au quotidien, ils sont sur les mêmes thématiques, ils ressassent les mêmes sujets que bourreux. C’est devenu leur quotidien. Donc, ils ne se posent même plus la question.
Et quand quelqu’un revient les questionner là -dessus, ils font « oui, ça, et ça, on pourrait en parler ». En fait, quand on a « ça, on pourrait en parler », ça veut dire « ça, on pourrait le mettre sur les réseaux et ça, ça pourrait plaire à notre communauté ». Il y a vraiment cette espèce de partie d’interview avec la base de la base.
Et souvent, ça fait émerger des choses. Et après, les thèmes émergent. Et puis après, on se questionne ensemble sur le format, la manière de faire, etc.
Mais voilà , ça, c’est une partie qui est hyper intéressante.
[Gwen] Ok. Et chez tes clients, du coup, ça ne va peut-être pas être la même réponse pour tous, mais tu es en contact avec qui ? Quel poste, j’ai envie de dire ? [Julien] Alors, c’est souvent soit des responsables marketing, soit des responsables com. [Gwen] Mais c’est des gens qui savent de quoi ils parlent, qui connaissent ton métier ? [Julien] Oui, le plus souvent. Alors souvent, quand j’ai affaire à des gens qui ne connaissent pas mon métier, c’est souvent parce que c’est le grand patron ou la grande patronne qui veut se mettre dans la réunion, ce que je peux tout à fait entendre. Et des fois, c’est bien pour les valeurs de l’entreprise, parce que c’est souvent eux qui portent plutôt bien ces discours-là .Mais par contre, souvent, ils ne comprennent pas grand-chose à ce qu’on peut leur expliquer. Mais après, quand j’ai des chargés de marketing ou des chargés de communication, on arrive quand même plutôt à se faire entendre sur les grandes lignes. Après, c’est sûr que si on commence à descendre dans de l’opérationnel en disant « tiens, on va monter un canal Instagram », un quoi ?
On les perd un petit peu. Mais en tout cas, sur les grandes lignes, sur les grandes typologies de public par plateforme, etc., on arrive à se faire entendre. Après, il y a des sujets aussi des fois qu’il faut bien expliquer sur les rythmes de publication, pourquoi des vidéos, pourquoi une bonne vidéo, etc.
Enfin, tous ces sujets que vous connaissez par cœur, vous le faites aussi, vous n’en doutez pas. Mais voilà , tous ces sujets-là . Mais en général, c’est ces deux typologies de personnes-là .
[Gwen] OK. Et du coup, comment tu t’organises avec eux pour collecter la matière sur le terrain ? [Julien] Souvent, on a une première réunion où ils me présentent le projet, etc. Moi, je vais donner des grandes lignes. Et derrière, je leur demande avant qu’on avance dans le projet, qu’ils m’envoient eux de la doc sur vraiment à la fois l’entreprise et puis aussi, moi, dans la première réunion, j’ai récolté leurs grands objectifs.Et derrière, après, moi, je vais pouvoir aller là -dessus, c’est-à -dire par rapport à la typologie de public visée, par rapport déjà à ce qu’ils ont en place, c’est-à -dire les plateformes, parce que l’idée, ce n’est pas forcément à chaque fois de leur faire ouvrir des nouvelles plateformes, parce qu’on sait que c’est chronophage et puis ça ne paye pas souvent. Leurs moyens de production aussi, les équipes qui sont dédiées à ça. Donc voilà , souvent, première réunion, on présente le projet, on donne les grands objectifs.
Derrière, j’accumule de l’info et après, on va refaire un autre rendez-vous où là , je vais pouvoir être plus opérationnel et stratégique en leur disant voilà , moi, j’ai vu que vous aviez ça, vous parlez de ça, vous communiquez là -dessus, vous définissez votre ADN, il est sur ça, ça, ça. Donc derrière, on peut envisager de partir là -dessus. Souvent, c’est en deux phases.
[Gwen] Mais là , du coup, c’est pour la partie mise en place. Après, au quotidien, pour l’opérationnel, tu fais des points réguliers avec tes clients ou pas spécialement ? [Julien] Ouais, alors souvent, on a une réunion pour les bilans. Parce que les bilans, il faut les présenter. Puis en fait, un bilan amène à un plan d’action derrière.En tout cas, des correctifs, si correctifs, voilà , des mises en action. Et pour les plannings, souvent, c’est des plannings qui sont remplis sur des outils. Et après, sur ces outils-là , on a des échanges par mail.
J’ai rarement ça ici. Des fois, au début, on peut avoir un échange téléphonique sur le planning pour certaines choses. Mais sinon, après, c’est des ajustements dans des messageries, dans des choses comme ça.
[Gwen] Alors du coup, j’ai une question qui me vient. Les clients que tu accompagnes, t’es plus sur de la mission ponctuelle ou t’as des clients que tu accompagnes tout au long de l’année ? [Julien] J’ai des clients que j’accompagne tout au long de l’année. Là , j’ai un client dans le domaine de l’énergie que j’accompagne depuis plusieurs années. Et après, j’ai des clients que j’accompagne quand même plutôt au long cours.J’ai rarement des missions vraiment… Des fois, c’est pour démarrer. J’en fais quelques-unes.
Mais souvent, c’est des missions d’accompagnement qui sont sur le moyen, voire le long terme. Là , j’ai des missions en cours sur plusieurs années. Et j’ai eu des missions pendant plusieurs mois, un an facilement pour lancer des choses.
[Gwen] OK. Ça marche. [Bryan] Est-ce que t’arrives à produire du contenu pour tous les réseaux sociaux ou est-ce que t’en as de prédilection ? [Julien] Réseau pour les réseaux sociaux, prédilection pour la production de contenu, je dirais Insta avec des Reels parce que j’en consomme quand même pas mal. Et je trouve qu’il y a une narration, en tout cas, que j’arrive plus facilement à adopter. Sur du TikTok, je suis un peu dans l’expectative.Je regarde, je consomme, je regarde beaucoup. Mais la construction n’est pas toujours très claire. C’est vrai que je profite de la lettre de Ouest Digital.
La trend. La trend, effectivement. Je suis abonné.
[Bryan] Tu fais partie des abonnés, exactement. [Julien] C’est vrai. Merci, Julien, d’ailleurs, pour ta fidélité. Pas de soucis.Non, mais ça fait partie des outils qui sont inspirants. Tout à l’heure, je parlais de Veille. Effectivement, une lettre comme ça, ça me permet notamment sur une plateforme où je ne suis pas à l’aise.
Je la consomme, mais je ne suis pas à l’aise dans la création. Ça me permet aussi d’acquérir des choses et donc de diffuser. Effectivement, c’est des choses comme ça.
Sur Twitter, c’est vrai que c’est un réseau que j’utilise depuis longtemps. Et puis, du Facebook, c’est à l’origine. Et après, de par mon historique, les plateformes de vidéo, c’est plutôt quelque chose dans lequel je suis à l’aise.
Créer du stream, j’aime beaucoup ça. Je trouve qu’il y a un truc, on se jette un peu dans le vide et c’est hyper sympa. On se jette dans le vide dans le sens où on y va, c’est en direct.
On a la communauté qui réagit à côté et ça, c’est extrêmement enthousiasmant. Et sur du YouTube aussi, parce que YouTube, c’est un super réseau. On peut vraiment s’éclater, on peut créer des très belles audiences.
Il y en a vraiment des bons formats. Les shorts, ce sont un format qui est hyper intéressant à travailler sur YouTube. YouTube, j’aime beaucoup.
Je trouve que c’est un réseau qui est très tactique. On peut faire vraiment énormément de choses. Là , j’ai plusieurs projets sur du YouTube, sur du Twitch.
Mais ce côté vidéo, l’écriture vidéo, la diffusion, c’est plutôt chouette. Ça se ressemble beaucoup aux jours de la vidéo.
[Bryan] Et c’est très lié, d’ailleurs, avec tes expériences passées. Avec mon historique. Exactement.Ça marque.
[Gwen] Tu as la même affinité avec la photo ? [Julien] Moins. Moins ? Là , je ne vais plus être, on va dire, apporter des idées sur des envies, sur des intentions.Après, je ne suis pas un grand photographe. Je n’ai pas forcément cette patte-là . J’ai réussi à faire deux ou trois trucs exploitables.
Mais j’ai moins cette patte-là . J’apprécie, mais sans en être… En tout cas, je n’en produis pas souvent de la photo.
Je vais plutĂ´t conseiller Ă droite Ă gauche sur des inspirations, mais pas de la production.
[Bryan] C’est amusant parce que quand on échange avec nos homologues, ça revient souvent. Ce n’est pas une opposition, mais celles et ceux qui sont à l’aise en photo sont moins à l’aise en vidéo. Celles et ceux qui sont très à l’aise en vidéo sont moins à l’aise en photo.Il y a deux écoles. Je vois de plus en plus des gens qui disent la photo, pas trop, mais la vidéo, oui, et vice-versa.
[Julien] Une photo, c’est hyper compliqué à faire. Produire une belle photo pour les réseaux, c’est loin d’être évident. Quand tu veux mettre de l’humain, mais en même temps montrer ce qui se passe, avoir une photo qui te raconte quelque chose et qui n’est pas juste quelqu’un qui a les yeux dans les phares et qui est un peu éberlué à l’écran…La photo, c’est assez compliqué. Chacun son métier. Je suis plus dans la vidéo, même si je ne tourne pas de vidéo, mais dans cette conception, dans cette écriture, j’aime beaucoup.
[Gwen] Et sur la partie validation des contenus, est-ce que tu fais valider les contenus que tu produis pour tes clients à tes clients ? [Julien] Oui. Toujours ? Oui.Pour le coup, je pense que c’est limite là -dessus. Pas forcément la partie où ils sont le plus vigilants, mais ils ont une grande vigilance par rapport à ça. Je pense que c’est un truc dans le social media où ça commence un peu à émerger.
C’est-à -dire qu’ils commencent quand même à se rendre compte… Il faut toujours les éduquer sur les vidéos, sur les principes des vidéos, mais par contre, ils sont quand même assez vigilants sur ce qu’on y raconte, sur la qualité. Là -dessus, ils ont bien compris que c’était leur image de marque.
Autant le texte qu’on y associe, il faut que ça raconte le bon discours, mais sur les contenus, je les sens de plus en plus vigilants.
[Gwen] Parce que c’est pareil, il y a un peu deux écoles. Il y en a beaucoup, en agence ou en indépendant, qui ne font pas valider les contenus par leurs clients. Je ne pense pas du tout que ce soit imposé.Je pense que le client est OK avec ça. Nous, c’est quelque chose qui nous étonne quand on l’entend, mais c’est quelque chose qui se fait beaucoup apparemment.
[Julien] En tout cas, majoritairement… Pour ainsi dire, je n’ai pas de client ou je n’ai pas de validation du contenu. Le contenu, ils sont assez vigilants là -dessus.Et d’ailleurs, c’est toujours un problème. Non, ce n’est pas forcément toujours un problème. Mais en tout cas, ça doit être cadré parce que, vous le savez, faire du contenu, c’est un temps, c’est un coût.
Le refaire ou en tout cas le modifier, c’est un temps, c’est un coût. Donc, ça aussi, ça doit être cadré aussi dans les prestations qu’on fait. Je trouve que d’ailleurs, c’est de plus en plus cadré dans ce domaine-là parce qu’on ne facture pas qu’un contenu.
On facture souvent un contenu et un aller-retour, voire deux. Et en tout cas, ça se facture les aller-retours. Parce qu’ils sont souvent pointilleux sur un truc.
La couleur n’est pas tout à fait la bonne. Le logo… On les connaît tous aussi.
Mais tout ça, après, il faut reprendre les contenus, il faut les régénérer. Donc maintenant, au contraire, je trouve qu’ils sont vigilants là -dessus. En tout cas, moi, j’ai une validation totale, une validation continuelle des vidéos utilisées.
[Bryan] Moi, je trouve ça rassurant quand même que les clients, même si on est chez l’annonceur, que notre manager valide les contenus parce qu’il y a quand même une notion de responsabilité. À un moment donné, toi, tu es là pour produire le contenu, mais il y a quand même un ou une directrice de publication, donc quelqu’un qui est responsable de ce qui sort. À un moment donné, moi, ça me semblerait difficile de sortir des contenus sans qu’un client valide.Ou alors, dans ce cas-là , s’il y a un problème, il assume. Mais ce n’est pas notre responsabilité. Je pense que c’est un point qui est déterminant dans ce métier.
[Julien] Et de toute façon, on voit bien sur les réseaux, on travaille du texte, on en a parlé tout à l’heure, on rédige, mais on sait très bien que ce n’est pas le texte qui va être majoritairement consommé. De toute façon, les réseaux sociaux, c’est du picture marketing. Donc, de toute manière, c’est le contenu qui va primer.On le voit tous quand on scrolle sur nos téléphones, on est en train de regarder le début de la vidéo, on n’est pas forcément en train de lire à la lettre le texte. Donc, de toute manière, le premier canal, la première diffusion de la marque, c’est le contenu. Donc, si le contenu n’est pas validé, s’il ne correspond pas aux attentes et qu’il n’a pas un soin particulier, c’est un vrai danger.
C’est un parti pris qui me paraît risqué pour un certain nombre d’acteurs qui se prêtent à ça. Ce n’est pas tant le texte. Le texte, c’est important, mais ce n’est pas primordial.
Ce n’est pas le premier truc qu’on va voir, c’est le contenu. Si le contenu ne renvoie pas les bonnes ondes, ça ne marche pas.
[Gwen] Et tu t’organises comment pour optimiser la partie validation ? [Julien] Alors, l’optimiser, je n’ai pas forcément un truc d’optimisation. En tout cas, j’essaye de le faire souvent en avance. C’est ce que je disais tout à l’heure par rapport au planning, d’essayer d’anticiper un maximum là -dessus.Des fois, ce qui peut se passer avec certains clients, c’est que moi, je vais faire des recommandations iconographiques sur vraiment la base. Et après, ça va être repris par un graphiste qui va pouvoir apporter une patte, une surcouche sur l’identité de marque, sur peut-être de la colorimétrie, sur du recadrage, etc. Souvent, ça peut se faire aussi en deux temps.
C’est pour ça que la planification est importante parce qu’on va planifier pour le texte, le corps de texte, la proposition iconographique. Et derrière, une fois que ça, c’est validé, on part en créa et après, on fait valider la créa. Donc, c’est vrai qu’en termes de planification, il vaut mieux le faire un peu en avance histoire de ne pas faire du last minute.
On y arrive, mais bon. C’est contraignant pour tout le monde, on le sait. C’est fatigant.
[Gwen] Ça marche. Du coup, parmi toutes ces missions que tu peux faire, parmi toutes tes différentes casquettes, qu’est-ce qui te prend le plus de temps dans ton métier ? [Julien] Qu’est-ce qui me prend le plus de temps ? Au tout début, j’aurais dit les cours. Mais cette chance que j’ai dans les cours, c’est quand on les donne depuis plusieurs années, sans refaire les mêmes cours, on a une base qui est exploitable, qui est adaptable.Donc, on gagne beaucoup de temps là -dessus. Même si après, il y a toutes les corrections. Et ça, c’est pas négligeable.
Après, je pense qu’effectivement, le CM opérationnel, ça prend du temps parce que malgré tout, c’est un travail que chaque mois, tu remets un peu l’ouvrage en place. Donc, il faut réécrire, il faut retravailler là -dessus. Et je pense que le volet d’accompagnement de consultant prend beaucoup de temps parce qu’il est extrêmement en lien avec l’ère du temps.
Je pense que le truc de consultant, pour le coup, n’est pas quelque chose qu’on peut facilement dupliquer. Je pense qu’il doit vraiment s’adapter. Quand je fais des missions de consulting, quand je suis consultant pour des entreprises, il y a quand même une vraie partie d’immersion.
Et ça prend quand même beaucoup de temps pour avoir quelque chose de qualité. Je considère que consultant, on n’arrive pas avec ses slides en donnant des grands trucs. Moi, je sais que là où j’ai des meilleurs résultats ou en tout cas où j’ai des retours qui sont vraiment les plus intéressants, c’est quand on me dit « Là , tu as fait une intervention, on a vu que tu t’es creusé et tu as été approfondi en sujet.
» Là , pas plus tard que l’autre jour, j’ai fait un truc, encore pour France TV, mais cette fois-ci pour tous les Outre-mer. Il y a quand même neuf stations territoriales à travers le monde. J’ai fait un truc où je me suis vraiment plongé concrète dans tous les univers de chaque truc.
Là , c’était vraiment une mission de consulting. Ça m’a pris beaucoup de temps, mais derrière, le retour que j’ai eu était génial. Parce qu’ils m’ont dit « Là , tu as été au fond du truc.
» Pour moi, c’est vraiment le consulting. À la fois, il y a une partie strat, mais il y a vraiment une partie immersion. Je pense que le consulting sans une immersion totale dans le truc, ça me paraît plus gênant.
Je pense que c’est ça qui me prend le plus de temps.
[Gwen] Ça paraît logique puisque c’est une mission que tu ne fais qu’une fois. [Julien] C’est ça. On ne ressort pas les mêmes briques. Souvent, les demandes sur le consulting sont différentes.Il y a des trucs stratégiques. Par contre, c’est passionnant. Quand on se plonge vraiment dans un sujet comme ça, on en a une connaissance précise, mais en tout cas, assez profonde.
[Bryan] Quand on t’écoute, on a l’impression que c’est facile, mais c’est quoi ta plus grande difficulté au quotidien ? [Julien] Ma plus grande difficulté, c’est de rester disponible malgré tout. Les clients ont quand même besoin d’échanger de temps en temps. Tout n’est pas cadré, c’est-à -dire que des fois, ils ont besoin aussi d’échanger de manière un peu plus impromptue.Il faut quand même savoir se rendre disponible. On parlait tout à l’heure des urgences de dernière minute. Il faut quand même pouvoir y répondre.
Je pense qu’il y a cette… être disponible. Et puis aussi, tout simplement s’assurer que les choses soient délivrées en temps et en heure et en qualité.
C’est-à -dire qu’après, toute la partie organisation, toute la cuisine interne, c’est ma cuisine, c’est moi qui m’en occupe. Si j’éprouve des difficultés, c’est à moi de m’arranger avec moi-même et avec mes proches. Ce qui m’importe, moi, c’est délivrer en temps et en heure les choses et rester disponible pour mes clients.
Parce que je considère aussi que les clients avec qui je suis engagé, si en gros, quand ils m’appellent, ça sonne toujours occupé ou par exemple, qu’ils m’envoient un mail et que le mail, je mets trois plombes à répondre, pour moi, je détériore le service. Donc, il y a quand même une notion de disponibilité. Je ne suis pas une hotline H24, mais je sais que la gestion des mails, pour moi, c’est un temps non négligeable.
Au-delà de l’administratif qui reste un passe-temps. Non, je rigole. C’est pas du tout un passe-temps.
Mais au-delà de ça, la disponibilité pour les clients, je considère que ce n’est pas quelque chose qu’on facture, c’est quelque chose qu’on doit aux clients.
[Gwen] Et tu arrives à couper vie pro, vie perso ? [Julien] Oui, quand je n’ai plus de batterie. En fait, pourquoi est-ce que je me suis aussi mis indépendant ? C’est parce que j’avais aussi une volonté de profiter de mes enfants, en bas âge.Et c’est vrai que quand je travaillais dans des structures, le soir, je rentrais tard. Le matin, on part assez tôt. Donc le soir, limite, ils pouvaient dormir.
Le matin, ils étaient à peine réveillés. Et je ne voulais pas qu’un jour, à 15 ans, je me dise « Ouais, j’ai du temps pour eux ». Puis à 15 ans, on ne peut rien insérer.
Donc je me suis aussi mis indépendant pour ça. Donc ça me permet de me dégager du temps pour mes enfants le matin et le soir. C’est-à -dire que mes journées, j’ai tendance à les finir relativement tôt.
Parce que je vais le plus souvent les chercher à l’école pour passer du temps avec eux. Donc c’est vrai qu’après, je travaille régulièrement le soir. C’est vrai que je complète souvent en soirée avec des choses, etc.
Et sur les week-ends, là , j’ai changé un petit peu la mire il y a un peu plus d’un an et demi. Parce que c’est vrai que j’avais tendance à travailler beaucoup, même le week-end. Et donc là , maintenant, voilà , j’arrête de travailler le week-end.
Je me prends juste un temps en général. C’est le dimanche soir. Ce que j’aime bien juste, que mon lundi matin ne soit pas trop non plus hyper chargé.
Donc souvent, le dimanche soir, j’essaie de dégonfler un peu le ballon. C’est-à -dire que les mails reçus, je déblaye déjà un peu de mails, etc. Pour que juste le lundi matin, je puisse être dans l’opérationnel et bien dans l’émission.
Et pas juste dans la gestion de la fameuse boîte mail du lundi matin, où c’est un peu galère. Donc il y a juste le dimanche soir où je me prends ce petit truc. Donc j’essaie quand même de couper.
Et notamment, le rôle d’indépendant, je l’ai pris aussi pour me libérer du temps pour ma vie perso.
[Gwen] Tu en as parlé un petit peu tout à l’heure. Tu y as fait allusion, mais on n’est pas trop rentré dans le sujet. Qu’est-ce que tu fais pour voir si ce que tu mets en place pour tes clients fonctionne ou ne fonctionne pas ?Ah, la partie analytique donc.
[Bryan] Par exemple. [Julien] C’est ça, allons-y. On sort du dashboard, on sort du bilan. Sur les analytics, c’est comme les outils tout à l’heure.Avec plein de clients, tout le monde a son petit outil analytics. Certains n’en ont pas, donc on va aller chercher en organique sur les plateformes. Je peux travailler avec de l’Agora Pulse, je peux travailler pas mal avec Amplify, avec plein d’outils comme ça.
Sur ça, c’est assez compliqué parce que tout dépend du niveau de culture social média qu’ils vont avoir. C’est-à -dire que de l’apporter, de l’impression, bien leur expliquer ce que c’est, à quoi ça correspond. Le taux d’engagement, très honnêtement, je ne m’y risque même plus.
Des fois, certains me le demandent. Je le donne, mais je l’explique en minimisant clairement son importance. Très honnêtement, je n’y crois plus trop au taux d’engagement.
Après, on fait les bilans. Sur les bilans, les grandes tendances. Ils aiment bien avoir la progression de leur nombre d’abonnés.
C’est quelque chose d’assez tangible pour eux. Le nombre de personnes touchées, à mon sens, si je dois faire un choix entre le taux d’engagement et le nombre de personnes touchées, je vais clairement aller sur le nombre de personnes touchées. Pour moi, c’est ce qui est essentiel.
Je considère qu’un taux d’engagement, c’est bien pour se galérer vis-à -vis du petit camarade. Mais le nombre de personnes touchées, c’est essentiel. On fait ça pour se dire « j’ai touché tant de personnes » et en plus, on est sur les réseaux, donc on a même à savoir d’où ils viennent.
Il y a ça. Après, c’est sur les publications qui ont le mieux fonctionné. C’est-à -dire, est-ce que ces vidéos-là ont bien fonctionné ?
Oui, pourquoi ? Non, pourquoi ? Comment est-ce qu’on aurait pu les faire autrement ?
C’est vraiment cette partie-là qui me paraît la plus intéressante, c’est-à -dire ce fameux « top flop post » si on le caricature un petit peu. En tout cas, ça permet de s’interroger sur les comportements de la communauté, qu’est-ce qu’ils consomment. Et surtout, moi, je prends soin quand il y a quelque chose qui marche, de l’expliquer.
Mais quand il y a quelque chose qui ne marche pas, de ne pas juste prendre l’idée et se dire « tiens, cette idée-là , on la jette à la poubelle ». Non, ce n’est pas ça. Moi, ce que je veux bien leur faire comprendre, c’est qu’on a parlé de ce sujet, ça n’a pas fonctionné à cet instant-là , dans ce format-là , de cette manière-là .
Mais par contre, le sujet en tant que tel, il est précieux. Si on parle des valeurs d’une entreprise, on peut se dire « ah, le poste sur les valeurs de l’entreprise, il n’a pas fonctionné ». Pour autant, il ne faut plus jamais parler des valeurs de l’entreprise.
Bien évidemment que non. Mais par contre, on va aller s’emparer d’un autre sujet. Peut-être qu’on va en faire un audiogramme, on va faire parler le DG qui va nous expliquer le truc.
Peut-être qu’on va en faire autre chose. On a fait un carrousel, ça n’a pas trop fonctionné. Peut-être qu’il faut qu’on le réinterprète autrement.
C’est ça, en fait. Pour moi, c’est la partie essentielle du bilan et je pense que c’est ce qui est le plus tangible pour eux aussi. Tous les chiffres, un peu, voilà .
Il y a plein de chiffres qui leur passent clairement au-dessus de la tête. Mais en tout cas, ce côté-là , c’est assez intéressant. Et puis, quand on a un volet ads, là , on est obligé d’y mettre un peu plus parce que les ads, c’est eux qui ont mis de la monnaie sur la plateforme, donc ils ont envie de savoir.
Donc là , on y va aussi sur du CPC, sur du CPM, etc., sur de la conversion. Donc, voilà . On essaye d’aller là -dessus.
Mais c’est vrai que j’essaye d’avoir un côté très concret et ça rejoint un peu le côté histoire. C’est-à -dire que moi, j’aime leur faire raconter des histoires. J’aime faire en sorte que quand on a des sujets qui marchent moins, pourquoi est-ce que cette histoire-là n’a pas fonctionné ?
[Bryan] Parfois, c’est juste l’emballage. Ah mais oui ! C’est comme dans la grande distribution.Tu peux avoir un super produit et juste l’emballage ne convient pas.
[Julien] C’est ça. L’accroche n’était pas la bonne, il y a un truc peut-être trop institutionnel, ça manque de visage. Des fois, ça peut être sur tout un tas de trucs.Mais le fond du sujet est hyper intéressant. Je prends soin d’avoir ça parce que sinon, je pressens trop le truc de se dire que le sujet n’a pas marché. C’est bon, celui-ci, on le met de côté, on ne le traitera plus jamais.
Non. De toute façon, vous n’avez pas non plus 12 000 sujets. Storytelling a parfois ses limites.
[Bryan] Tu disais tout à l’heure que tu ne crois pas au temps d’engagement. Dans ce contexte, comment tu fais pour mesurer la pertinence des contenus ? [Julien] Pour moi, à la fois, ça peut être du quantitatif, c’est-à -dire sur un nombre d’interactions, par exemple, sur des publications. Là , on va se comparer entre nous. En nombre d’interactions, qu’est-ce qui a le mieux fonctionné ?Pour moi, c’est vraiment le nombre de personnes touchées. Je considère qu’on peut établir des seuils, à partir de tels seuils, on considère que ça a vraiment bien fonctionné. Mais le taux d’engagement, je n’y crois pas trop parce que avec les changements algorithmiques, c’est assez compliqué d’arriver à maintenir quelque chose.
Ce taux d’engagement, des fois, on voit des papiers qui sortent, taux d’engagement moyen dans le domaine de l’industrie, de l’agroalimentaire, sur telle plateforme, c’est ça. Oui, mais c’est compliqué. On sait très bien qu’un taux d’engagement est lié à la taille de sa communauté.
On sait très bien que si on est à 10 personnes sur une page Facebook, on va faire un taux d’engagement dingue. Puis si on en est à 100 000, mécaniquement, ça sera plus élevé. Alors que la publication peut être sans doute beaucoup plus intéressante ou avoir touché beaucoup plus de personnes.
Moi, j’ai eu beaucoup de mal avec ce taux d’engagement et plus les mois passent, plus les années passent, moins j’y crois. Oui, on peut faire ça pour faire un joli graph, mais ce qu’on veut, c’est s’adresser à des personnes. Ce qui compte, c’est combien de personnes on a touchées.
Si on voit que la courbe descend de mois en mois, là , on va se poser des questions. Un taux d’engagement peut très bien fluctuer, mais pour autant, est-ce que ça veut dire qu’on s’est nécessairement adressé à plus de personnes ? Ce n’est pas aussi limpide que ça.
Je trouve que le nombre de personnes touchées, c’est limpide. On sait ce qu’il en est. Le reach, c’est hyper important.
On voit bien que le reach sur certaines plateformes, on peut avoir des communautés qui sont extrêmement importantes et avoir un reach qui correspond peut-être seulement à 10% de sa communauté. Ça, c’est assez frustrant. Je trouve que c’est un beau challenge aussi.
Souvent, je le fais émerger aussi auprès de clients quand on fait des bilans. C’est-à -dire que vous avez une communauté de 200 000 personnes et on voit que votre reach maximal peut être 20 000. On se pose des questions quand même.
Comment est-ce qu’on la réalimente, cette communauté dormante ? Ce n’est pas possible d’avoir 180 000 personnes qui dorment sur une page Facebook, par exemple. Oui, c’est clair.
[Bryan] On l’observe très souvent d’ailleurs. C’est pour ça que le nombre d’abonnés, pour le coup, il y a bien une maîtrise auquel on ne croit pas du tout, c’est le nombre d’abonnés. Mais bon, après, tout le monde le demande. [Julien] Tout le monde le demande, mais effectivement, il faudrait avoir un pourcentage des dormants. Il faudrait faire un ratio avec les dormants et les actifs. Tu donnes une idée.Un pourcentage de dormants. Oui, je vais faire ça. C’est pas mal.
En plus, c’est assez impactant quand tu le présentes comme ça, pourcentage de dormants.
[Gwen] Tout au long de notre discussion, tu as pas mal parlé d’outils que tu aimais bien, mais tu n’en as pas trop cité. Du coup, j’aimerais bien que tu me donnes ton top 3 ou 4, ne te bride pas si bruyant, d’outils préférés. [Julien] Oui. Outils préférés, j’avoue que pour la planification, je trouve Plainable pas mal. J’aime bien Plainable.Plainable a un gros avantage. Après, je n’utilise pas tous les outils de la Terre, mais je trouve que Plainable est assez intéressant parce qu’on peut vraiment créer 100% de la publication. Et après, il y a un système de validation par le client, il y a un système de programmation tout inclus.
Je trouve que c’est pas mal. J’utilise en ce moment. Je le trouve plutôt efficace.
Il y a un autre outil que je n’utilise pas forcément de manière opérationnelle, mais que j’ai tendance à utiliser, c’est Nonly. Je ne sais pas si vous le connaissez. Outil de programmation et surtout outil de veille.
Ça permet de voir le cycle de vie d’une publication et de voir dans le temps comment ça oscille. C’est assez intéressant. Ça permet aussi de programmer assez facilement.
Après, j’ai utilisé du hauts de suite forcément. Vu que je ne suis pas un grand graphiste de base, et loin s’en faut, bien évidemment le Canva indispensable. Qui n’utilise pas Canva ?
Avec un petit compte payant pour profiter de tout. Mais il faut quand même reconnaître que Canva, c’est… C’est une révolution.
Pour ce qu’on fait, ça change tout. C’est une révolution, donc c’est plutôt intéressant. Et puis, de plus en plus, alors là ça fait partie de la veille, moi je veille de plus en plus sur les petits outils d’intelligence artificielle, puisque ça arrive et ça va devenir extrêmement intéressant.
Ça va sans doute challenger pas mal nos métiers, mais je pense qu’il y a des opportunités, malgré tout, avec de la synthèse vocale, notamment. Moi je suis un grand adepte du son. Je trouve que le son n’est pas assez utilisé sur les réseaux.
Donc, je n’ai plus forcément l’outil. J’avais un outil en tête sur de la synthèse vocale. Bon, bref, il y en a un certain nombre qui existent.
Donc, voilà , sur ces outils-là . Et après, du Agorapulse aussi, j’en parlais brièvement tout à l’heure, sur d’autres outils. Et après, les outils natifs.
La Business Suite, quand elle veut bien fonctionner, c’est assez capricieux comme outil. Et puis, déjà , ça fait quelques outils. Mais après, il y a des outils de communication.
C’est ce que je disais tout à l’heure, des Slacks, des Teams, des Zoom. Il y en a partout.
[Gwen] Ça marche. [Bryan] Tu parles beaucoup de Veil dans ton métier. Ceux qui me connaissent savent que ça me plaît d’entendre ça. Et du coup, je voudrais te poser une question en lien avec ça.Comment tu te tiens à jour de toutes les évolutions ? Est-ce que tu as un process, des outils, une méthodologie ? Comment tu t’organises sur la partie Veil ?
[Julien] Twitter est un bon allié. X est un bon allié pour ça. On y voit beaucoup de Veil.C’est vrai que je suis inscrit à un certain nombre de hashtags qui me permettent d’avoir de la remontée de sources. Et puis après, on a tous… C’est un peu comme les coins champignons.
On a tous les bons coins, les bonnes personnes aussi qui diffusent de l’info. Après, on en a aussi des grands patrons qui ne sont pas avares d’infos. Tout à l’heure, on parlait des canaux Instagram.
On a Zuckerberg qui en a ouvert un qui balance régulièrement ses nouveautés. On a Adam Mossery qui est adepte de ça. J’ai plusieurs références là -dessus.
J’essaie quand même aussi de lire des trucs en anglais parce que mine de rien, ça sort souvent en anglais avant de sortir en français. Après, il faut faire aussi le distinguo. Je sais que dans la Veil que je produis chaque semaine, j’essaie vraiment de mettre un distinguo entre les fonctionnalités déployées et les tests.
Parce que souvent, dans ce truc de Veil, au départ, j’avais tendance à lister un peu des trucs, à présenter des trucs, mais sans spécifier ça. Au bout d’un moment, on se rend compte que des fois, on annonce des trucs ou on parle de sujets, mais c’est des tests qui n’aboutiront jamais. C’est vrai que je fais vraiment le distinguo entre ça parce que si on ne fait pas ce distinguo, on a l’impression que chaque semaine, les plateformes sont révolutionnées alors que des fonctionnalités déployées de manière opérationnelle, elle n’a pas tant que ça au quotidien.
Par contre, des tests, il y en a énormément sur tout un tas de trucs. Ils testent en permanence et les ingénieurs qui vont gratter dans le code sont une source assez intéressante.
[Gwen] Ça marche. Tu as d’autres questions, monsieur Veil ? [Bryan] Ce n’est pas intéressant. En plus, c’est marrant ce que tu dis sur fonctionnalités déployées ou tests parce qu’on a eu un sujet en interne là -dessus où, effectivement, il faut davantage faire ressortir ce qui est de l’ordre de la R&D et ce qui est de l’ordre du changement d’utilisation pour nous. [Julien] C’est intéressant. Des fois, tu as des choses qui sont seulement déployées dans certains pays et ça, il faut bien en avoir conscience. Des fois, tu peux annoncer des choses et tu te dis qu’en France, je ne l’ai pas annoncé, c’est testé en Inde et au Brésil. [Bryan] Après, les tests, c’est quand même intéressant parce que ça t’envoie des signaux faibles sur la logique dans laquelle la plateforme souhaite se développer, elle veut évoluer, dans la concurrence que les plateformes se font aussi entre elles et du coup, je trouve que les tests, c’est quand même des excellents signaux. Par exemple, quand tu entends que TikTok aujourd’hui fait des tests pour à la fois développer une messagerie privée et à la fois faire du contenu hors vidéo, texte. Oui, c’est des tests.Par contre, ça en dit quand même beaucoup sur la guerre qui va arriver, très frontale, beaucoup plus frontale avec Instagram et avec des plateformes comme Twitter ou LinkedIn. C’est ça, sur le micro-blogging, etc.
[Julien] Clairement. Et puis c’est ça aussi, moi je trouve que quand on fait de la veille, quand on voit les fonctionnalités déployées, j’ai souvent tendance, quand j’ai mes étudiants, on en parlait tout à l’heure, le vieillissement progressif des plateformes, c’est-à -dire qu’aussi en fonction des fonctionnalités, on voit un petit peu le vieillissement de ces plateformes-là , on voit comment est-ce que ça évolue, comment est-ce qu’un nouveau public peut s’emparer de ça, etc. Je trouve que ça joue beaucoup. Et on voit, TikTok n’est plus la plateforme pour les ultra-jeunes, que les choses soient dites, c’est vrai.C’est pas pour les anciens, mais c’est pour un public qui est un petit peu plus mature. Et je ne sais plus, j’avais vu il n’y a pas longtemps, je crois, sur Snapchat, toujours puissant en France, bizarrement, l’âge moyen de l’utilisateur en France, si je ne me trompe pas, vous me direz dans les commentaires si ma source est fausse, je crois qu’en France c’est 29 ans l’âge moyen d’un utilisateur moyen. Ça ne m’étonne pas.
Ce qui n’est pas… 29 ans, sur Snapchat, on s’attend quand même à un public beaucoup plus jeune. Et non, l’âge moyen, c’est-à -dire qu’on est largement au-dessus, on est bien évidemment en dessous, mais 29 ans, c’est pas…
VoilĂ .
[Gwen] Et ça ne m’étonne pas, parce qu’en fait, je ne sais pas exactement quand est-ce que ça a été lancé, Snapchat, en quelle année, mais moi je crois que… Voilà , c’est ce que j’allais dire. Je crois que j’avais une vingtaine d’années, moi. [Julien] La première campagne, si je m’en souviens, dans le métro, on voyait juste le fantôme sur un fond jaune, c’était 2014, c’était dans le métro parisien. Ils ne mettaient même pas le nom de Snapchat. [Gwen] Et du coup, ma génération, on a commencé à l’utiliser tout de suite, et en fait, on continue, on ne l’utilise plus de la même façon qu’au début, mais on continue à s’en servir. Ah, t’envoies des Snaps. [Bryan] Je découvre quelque chose chez toi. [Gwen] Ouais, ou même… [Bryan] La messagerie. [Gwen] Ouais, mais la messagerie. J’ai des personnes dans mon entourage avec qui je ne communique que via Snapchat. Il n’y a aucune raison, c’est juste une habitude. [Julien] Moi, c’est un comportement que je vois énormément quand je parle de Snapchat. Les gens ne me disent jamais qu’ils envoient des Snaps, par contre, ils me disent qu’ils sont à fond dans la messagerie. En France, il y a un usage de la messagerie Snapchat, c’est un truc de dingue.J’ai déjà eu de multiples manières différentes, j’ai plein de personnes qui me parlent de ça.
[Gwen] On a tous des personnes dans notre entourage avec qui on a discuté sur une plateforme plutôt qu’une autre. Il y a des personnes avec qui on va envoyer des textos. Il y a des gens qui font encore ça, je vous assure.Il y a des gens avec qui on va échanger sur WhatsApp, Signal, etc. C’est sur Snapchat.
[Bryan] Attendez qu’il y ait la messagerie privée sur TikTok, vous allez voir que ça change aussi beaucoup de choses. Je pense, ouais, clairement. WhatsApp va prendre un petit coup, je pense. [Gwen] Est-ce qu’on pourrait parler un petit peu des social ads avant de conclure ? Du coup, je pense qu’on a la réponse à la première question. Est-ce que tu fais des social ads ? [Julien] Oui. T’as remarqué que c’est ma réponse la plus courte sur le podcast. [Gwen] Est-ce que tu pourrais nous en dire un petit peu plus ? Sur quelles plateformes ? Est-ce que tu as des plateformes de prédilection aussi pour ça ? [Julien] Sur les plateformes de prédilection, de manière générale, Meta. Parce qu’il ne faut quand même pas se leurrer. C’est quand même eux qui ont les données publicitaires les plus puissantes.Je pense qu’ils se challengent avec Google en termes de données perso de ciblage. Effectivement, il y a les deux strates. Il y a soit la sponso de poste, des postes organiques auxquels on donne un boost.
On n’utilise pas la fonction boost, mais en tout cas on donne une audience supplémentaire. Non, on n’utilise pas le boost.
[Bryan] Ne faites pas ça. [Julien] C’est un warning. Et l’autre, c’est les dark posts, des postes de campagne envoyés directement auprès du ciblage. Essentiellement, sur les outils Meta, Facebook, Insta.Un peu sur Twitter. Par contre, je dois bien avouer que j’ai une lacune, c’est sur les ads sur TikTok. Je n’en ai jamais fait.
Je sais que Bryan…
[Bryan] Tu passes à côté d’un truc. [Julien] Je sais bien qu’en disant ça, j’allais provoquer ça chez toi. Je m’en doutais bien. C’est une plateforme où je n’ai jamais fait d’ads sur TikTok.C’est un champ de découverte dont je dois m’emparer. Et après, sur des campagnes, ça peut être du campagne de recrutement sur Facebook, notamment pour lancer une page Facebook. Une campagne de recrutement avec un peu de notos, c’est toujours bien.
Et après, sur de l’Insta, ça peut être aussi avec de la conversion, avec des boutons pour envoyer des sites, des formulaires, etc. Et puis, avec des campagnes de stories, c’est plutôt intéressant. Et puis, des reels aussi.
Des fois, tout à l’heure, on parlait de contenus auxquels on croit beaucoup et qui ne performent pas des masses. C’est vrai que des fois, avoir ce complément avec de l’ads bien ciblés, avec les bons personas qu’on rentre dedans, ça peut être assez intéressant. Voilà en général où je fais de la pub, principalement.
Un petit peu sur Twitter, mais Twitter devenant un peu instable, c’est un peu compliqué. Des fois, ça pouvait être utile sur certains éléments.
[Gwen] Et du coup, tu parlais de TikTok ads où tu aimerais bien aller dessus. Est-ce que tu as d’autres difficultés en dehors de celles-ci ? [Julien] Sur des plateformes ? En fait, les difficultés, c’est des plateformes que je consomme moins naturellement. C’est-à -dire qu’effectivement, tout à l’heure, je l’avais dit, je ne suis pas naturellement un consommateur.C’est vrai que je n’ai pas forcément cette culture-là . Quand je travaille sur TikTok, j’ai besoin de davantage aller dessus pour acquérir les codes, en tout cas en voir les éléments à mettre en avant. Sur Snapchat, je dirais la même chose parce que je ne suis pas non plus un utilisateur.
Je peux travailler sur des projets qui sont liés à Snapchat. Je le fais d’ailleurs. Je n’ai pas de problème là -dessus.
Mais c’est vrai que c’est plus culturellement où je vais moins aller là -dessus. C’est vrai que si on est à fond sur toutes les plateformes, ça devient compliqué. Donc, c’est plus par rapport à cette culture-là .
Après, d’autres difficultés…
[Gwen] Au niveau des ads, je voulais dire… Pardon, excuse-moi. J’ai mal posé ma question.D’accord.
[Julien] Au niveau des ads, oui, alors des fois, ça peut être un petit peu sur le paramétrage de campagne. C’est-à -dire que moi, j’ai… On sait que les options, elles évoluent aussi assez régulièrement sur ce qui est permis, ce qui n’est pas permis, la profondeur des paramétrages.Donc, des fois, je pense que j’aurais nécessité de me remettre un peu à jour sur, sans doute, ces paramétrages-là . On parle de veille. De veille, c’est de la formation.
C’est un peu le même esprit. Je pense que là -dessus, effectivement, j’ai une culture. Je sais en mettre en place.
J’ai quand même un niveau d’approfondissement qui est, je pense, correct. Mais j’aurais besoin de mise à jour sur les derniers éléments tactiques. Parce qu’on sait que ça progresse énormément et des fois, il y a des choses qui permettent aussi de gagner des performances.
Oui, je n’ai pas dit, aussi du LinkedIn Ads. Je veux aussi avoir de la pub sur LinkedIn. Je n’avais pas précisé.
[Gwen] Si tu fais de la pub sur LinkedIn, tu n’auras pas de problème sur TikTok. [Bryan] Oui, c’est ce que je voulais dire tout à l’heure. [Julien] En fait, c’est que je n’ai jamais eu de clients qui m’ont demandé de la pub sur TikTok. [Bryan] Si tu es à l’aise sur le BM Meta, typiquement, tu seras plutôt à l’aise sur le BM TikTok parce qu’il est construit à peu près de la même manière. Je crois, je ne suis pas sûr de l’info, mais a priori, les ingénieurs qui ont développé le BM TikTok, c’est ceux qui ont, à l’époque, développé le BM Facebook. Ce qui explique aussi pourquoi il y a beaucoup de similitudes.Pas en termes d’ergonomie, mais on va retrouver les trois niveaux et puis, ce que tu fais au premier niveau, sur la configuration de la campagne et de l’audience, c’est ce que tu fais aussi sur Facebook. Ils ont tous le même principe quand on est ensemble pub et puis pub. Donc, tu ne seras pas trop perdu, je pense, sur TikTok.
C’est d’ailleurs pour ça que nous, on s’est vite fait.
[Julien] C’est vraiment l’opportunité qui a fait que je ne suis jamais rentré dedans. Mais à l’occasion, je pense que j’en ferai, je testerai. [Bryan] Je pense que c’est plus difficile de passer de Meta à LinkedIn que de passer de Meta à Facebook à TikTok. LinkedIn, là , ça évolue, mais on a des logiques de campagne qui sont un peu différentes. [Julien] On peut rajouter une ligne sur le CV. Ouais, c’est ça. Tranquille. [Gwen] C’est ce qu’on dit. On dit qu’on sait faire et puis après, on s’arrange pour apprendre. [Julien] Le syndrome de l’imposteur. On n’en a pas parlé et pourtant, il existe. [Gwen] Ça marche. Je pense qu’on a fait un bon tour. Du coup, pour finir, j’ai une question que j’aime bien poser à chaque fois.C’est est-ce que tu aurais une anecdote à nous raconter qui t’est arrivé récemment ou pas dans ton métier, dans ton quotidien pro, que tu aimerais partager avec d’autres social media managers?
[Julien] Ouais, alors une anecdote, c’est un peu le charme et la magie de ce métier-là . Des fois, c’est les reprises un peu extravagantes qui peuvent être faites de ce qu’on produit. J’ai souvenir, j’avais réalisé un tweet.C’était pour un acteur de l’énergie renouvelable. On s’était amusé. C’est pour de l’éolien en mer.
Il y a toujours ce sujet par rapport aux éoliennes en mer. On va dire qu’il y a certaines personnes qui ne sont pas très contentes de les voir en mer. Elles trouvent que ça défigure le paysage.
Je ne me mets pas dans ce débat-là . On avait récupéré une planche d’Asterix qui est je ne sais plus quel album d’Asterix et où, en gros, Asterix et Obélix parlaient en disant que c’est des constructions contemporaines qui défigurent le paysage. On avait fait un peu d’ironie là -dessus.
On avait fait un peu d’humeur, on est sur les réseaux. Et là , aux surprises, ce tweet avait été récupéré dans un article du Point, le journal Le Point, et avait donné lieu à une tribune d’un écrivain ou journaliste, je n’ai plus tout à fait la référence belge, qui s’était emparé de ça et qui avait fait tout un article, toute une chronique, vraiment une prise de position là -dessus sur la base d’un tweet qui se voulait humoristique, vraiment d’humeur. Et derrière, elle était partie sur tout un truc, sur les parcs éoliens en mer, bla bla bla, etc.
Et là , assez fou, quoi. Sur un truc, mais complètement inattendu, quoi. Et ça, c’était assez remarquable de se dire qu’il y a quand même quelqu’un qui a vu ce tweet qui a quand même rédigé un article conséquent, plusieurs milliers de signes, donc une vraie tribune.
Là , on se dit, des fois, c’est la magie des réseaux.
[Bryan] Alors là , je crois que c’est un objectif de vie de tous les comédiens. [Julien] C’était osé, quand même. Ouais, ouais, ouais. Il avait bien fonctionné, le tweet de base, mais là , ça reprise dans un article publié sur un site, c’est remarquable.Celui-ci, ouais, c’est au Panthéon.
[Gwen] Eh bien, pas mal, pas mal. Et donc, pour terminer, est-ce que tu pourrais nous citer une ou plusieurs personnes que tu aimerais bien entendre dans notre podcast ? [Julien] Français, internationaux ? [Gwen] Français. [Julien] Alors, il y a quelqu’un, je trouve que ce qu’il raconte, c’est… Il fait beaucoup de prises de parole et je trouve qu’il a un avis qui est assez intéressant, assez tactique sur les réseaux. C’est…Même prénom, c’est Julien Montiou de l’agence Antigel et qui est maintenant à créer Super Wax au cours de cet été. Je trouve qu’il a un avis qui est assez singulier, assez déterminé sur pas mal de sujets. Et voilà , je trouve que ça serait intéressant.
Je pense qu’il a pas mal de choses à raconter, il a pas mal d’expériences à partager aussi.
[Bryan] Ok. Très bien. C’est noté.Merci pour le recours. Plaisir. Merci en tout cas.
[Gwen] Eh bien oui, c’est ce que j’allais dire. Merci beaucoup à toi d’être venu. Merci beaucoup à toi d’avoir répondu à toutes nos questions et d’avoir partagé tout ça avec nous. [Julien] J’espère que tu te sens bien quand même malgré toutes nos questions. Pas de problème, on aurait pu continuer. Mais extrêmement sympa comme moment d’échange.Merci beaucoup à vous deux.
[Gwen] Merci beaucoup à toi. Merci à toi aussi Bryan. Toujours à mes côtés. [Bryan] Avec plaisir. [Gwen] Et puis à bientôt j’espère. On aura peut-être l’occasion de t’accueillir de nouveau. [Julien] Complètement. Avec grand plaisir. [Gwen] Merci beaucoup à toi. Bonne journée. [Julien] Bonne journée. Au revoir. [Gwen] Quelques mots avant de se quitter. Tout d’abord, vous pouvez retrouver cet épisode sur le blog de l’agence www.keepitsimple.fr rubrique podcast ou sur nos réseaux sociaux. Ensuite, n’hésitez pas à nous suivre sur les réseaux sociaux LinkedIn, Twitter, Instagram, etc.Nous sommes partout sous le nom Agence Ouest Digital. Et enfin, pensez à vous abonner sur votre plateforme d’écoute préférée pour être sûr de ne rater aucun épisode du pod. Allez, je vous laisse et vous dis à très bientôt pour un nouvel épisode.