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🗣 L’art de vendre sur les rĂ©seaux sociaux : le Social Selling, avec Isabelle Cougnaud

Notes de l’épisode 12 du pOD : pour ce dixiĂšme Ă©pisode, nous Ă©changeons ensemble sur la question du Social Selling, avec Isabelle Cougnaud. Retrouvez ci-dessous les principaux Ă©lĂ©ments abordĂ©s durant cet Ă©pisode (pour rappel, ce sont des notes 😉), ainsi que diffĂ©rents liens et ressources utiles pour approfondir votre rĂ©flexion.

Vignette de l'Ă©pisode 12 du pOD, le podcast qui dĂ©cortique les problĂ©matiques des mĂ©dias sociaux avec une dose de stratĂ©gie, proposĂ© par l’agence Ouest Digital


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Avant-propos

Pourquoi est-ce que l’on a choisi d’aborder ce sujet ? Parce que le social selling est sur toutes les lĂšvres des spĂ©cialistes du marketing et de la communication numĂ©rique. C’est notamment grĂące Ă  l’évolution des diffĂ©rents rĂ©seaux sociaux et de leurs fonctionnalitĂ©s. Mais nous nous sommes demandĂ©s si cette approche Ă©tait vraiment performante, sachant que les contenus promotionnels sont de plus en plus prĂ©sents sur les rĂ©seaux sociaux ? Et si oui, comment s’y prendre pour se lancer ?

Pour cet Ă©pisode, nous avons proposĂ© Ă  Isabelle Cougnaud d’intervenir. Consultante, confĂ©renciĂšre & chroniqueuse sur BFM Business, elle est aussi intervenante dans l’enseignement supĂ©rieur en marketing digital et rĂ©seaux sociaux. Elle est ainsi « Une femme digitale » 😉 

Les intervenants sur cet Ă©pisode de podcast sont donc :

  • Gwen, chef de projet social media Ouest Digital
  • Bryan, co-fondateur Ouest Digital
  • Isabelle, notre invitĂ©e et spĂ©cialiste du Social Selling.

Axe 1 – Social selling : les fondamentaux

Le social selling, c’est l’utilisation des rĂ©seaux sociaux pour :

  • se faire connaĂźtre ;
  • trouver des clients ;
  • vendre des produits et/ou des services.

Le social selling est né grùce aux changements de comportement des consommateurs.

« Avant, les marques produisaient des publicitĂ©s dans l’unique but de vendre et ce, de façon un peu, voire, trĂšs directe. Aujourd’hui, le consommateur est roi, il prend le temps de se forger une opinion via internet et via les rĂ©seaux sociaux » – Isabelle

Les rĂ©seaux sociaux s’utilisent pour communiquer, mais de maniĂšre diffĂ©rente que ce que faisaient les marques auparavant. L’objectif aujourd’hui, c’est de partager du contenu qui a de la valeur pour la cible, en apportant une rĂ©elle information ou en racontant une histoire.

« Il faut vraiment Ă©viter le promotionnel sur les rĂ©seaux sociaux » – Isabelle

Notre avis : Soyez honnĂȘte. Avez-vous envie de consulter un fil d’actualitĂ© plein de publicitĂ©s et de posts promotionnels ? Vous n’ĂȘtes pas des vendeurs de porte Ă  porte 😉

Exemple : si vous suivez l’agence sur les rĂ©seaux sociaux, vous constaterez que nous ne faisons aucun post promotionnel. Pourtant, plus de 80% de nos prospects viennent des rĂ©seaux sociaux. 

Il est important d’essayer de cerner le besoin du consommateur et de rĂ©pondre Ă  son problĂšme avec une solution concrĂšte.

« Les rĂ©seaux sociaux ça marche, vraiment ! Mais pour cela, il faut parler comme sur un rĂ©seaux social : faire un partage humain et authentique » – Isabelle

Les utilités du social selling pour une entreprise : 

  • Être prĂ©sent : Si une entreprise n’est pas prĂ©sente sur les rĂ©seaux sociaux, ça peut ĂȘtre fatal. Sachant qu’une trĂšs grande majoritĂ© des français y est prĂ©sente ;
  • Se faire connaĂźtre : Trouver des clients et/ou dĂ©velopper sa notoriĂ©tĂ© ;
  • Faire face Ă  la concurrence : Si la concurrence y est, ça peut faire mal pour une entreprise de ne pas ĂȘtre prĂ©sente. Elle peut prendre du retard en termes de notoriĂ©tĂ©.

En plus, ĂȘtre prĂ©sent sur les rĂ©seaux sociaux c’est accessible pour tout le monde. L’accĂšs aux plateformes est gratuit, les contenus se crĂ©ent assez facilement, il suffit de se libĂ©rer un peu de temps.

« Quand on pense sa stratĂ©gie dans la durĂ©e, qu’on n’est pas pressĂ© et qu’on sait Ă  qui on s’adresse, ça a un rĂ©el intĂ©rĂȘt. Le contenu, c’est rentable Ă  long terme. » – Bryan

Axe 2 – Social selling : les Ă©tapes clĂ©s

« C’est un ensemble. Les rĂ©seaux sociaux sont trĂšs importants mais il ne faut pas nĂ©gliger son site internet, sa newsletter etc. » – Isabelle

Il faut également penser à son image de marque globale. Quand on crée une stratégie de communication, il faut la réfléchir dans sa globalité et avoir des objectifs précis en face de chaque action à mener.

💡 Par exemple :

  • Vous ĂȘtes prĂ©sent sur les rĂ©seaux sociaux et vous soignez la crĂ©ation de vos contenus. Vous renvoyez les internautes vers votre site internet. Mais votre site ne tient pas la route, n’est pas qualitatif ou n’est pas reprĂ©sentatif de votre travail. Vous risquez de perdre ces personnes qui sont venues sur votre site.
  • L’inverse est aussi vrai. Si vous avez un super site internet, mais que vous ne travaillez pas vos contenus sur les rĂ©seaux sociaux, personne ne viendra sur votre site.

En définitive, il faut avoir une stratégie claire et globale, avec des objectifs précis.

« Si vous devez faire des choix, il vaut mieux ne pas avoir de site web dans un premier temps et se concentrer sur les rĂ©seaux sociaux. PlutĂŽt que d’avoir un site web horrible ! » – Isabelle

Tout le monde ne peut bien évidemment pas avoir un magnifique site internet et une présence de qualité sur plusieurs réseaux sociaux. 

Notre conseil : Allez-y par Ă©tape, en commençant par les rĂ©seaux sociaux. Quand vous aurez les moyens nĂ©cessaires, prenez le temps de crĂ©er un site web qualitatif (ergonomie, contenu, rĂ©fĂ©rencement
).

« Rien ne sert de s’étaler partout, il faut faire des choix ! » – Isabelle

Il faut faire des choix. Rien ne sert de s’éparpiller et d’ĂȘtre prĂ©sent un peu partout, mais en faisant tout Ă  moitiĂ©.

Le choix d’une plateforme se fait au cas par cas. En effet, tout cela dĂ©pend de l’entreprise, de ses produits/services, de lĂ  oĂč se trouve sa cible etc.

« Il y a une citation de Mari Smith que j’adore : Le contenu est roi et l’engagement est reine. Et c’est elle qui dirige ! » – Isabelle

Avoir des abonnĂ©s c’est bien, mais avoir des abonnĂ©s engagĂ©s c’est mieux. Nous savons qu’il est important pour une marque de dĂ©velopper sa notoriĂ©tĂ© et donc de gagner de nouveaux fans. Mais nous faisons partie de ceux qui pensent que dĂ©velopper sa notoriĂ©tĂ© avec des abonnĂ©s fidĂšles est mieux.

Pour savoir si vos fans sont engagĂ©s, vous pouvez surveiller votre taux d’engagement (global ou par publication). Vous verrez ainsi ce qui plaĂźt ou non Ă  vos abonnĂ©s via cette statistique.

Pour aller plus loin : Ă©coutez l’Ă©pisode « Choisir et analyser ses indicateurs de performance sur les rĂ©seaux sociaux, avec Benjamin LaguĂ«s (Le pOD, Ă©pisode #10) »

« Ne pas assez regarder ce qui se fait ailleurs, ainsi que les codes des rĂ©seaux sociaux, pour moi ça c’est une vraie erreur ! » – Isabelle

En effet, chaque plateforme à ses propres codes. Alors, observez avant de vous lancer, cela vous donnera de l’inspiration. 

Axe 3 – Conseils et astuces pour se lancer dans le social selling

Pour récapituler, si vous souhaitez vous lancer dans le social selling :

  1. Ayez une stratégie claire et établie avec de vrais objectifs
  2. Prenez les réseaux sociaux au sérieux
  3. Faites des choix en fonction d’oĂč se trouve votre cible
  4. Observez ce qui se fait sur les réseaux sociaux et ce qui plaßt à votre cible

Cet aspect de « faire plaisir » Ă  sa cible est bien trop souvent nĂ©gligĂ©. Les marques font « comme elles aiment » et non pas « comme leur cible aimerait ». Et c’est une grosse erreur !

Notre avis : C’est un peu comme quand on offre un cadeau Ă  quelqu’un, on choisit en fonction des goĂ»ts de la personne et pas en fonction de ses propres goĂ»ts 😉 

Autre erreur que l’on note souvent : trop publier. Par peur de ne pas se faire une place, certaines marques/personnes publient Ă©normĂ©ment (voire trop). Et personnellement, on ne vous le conseille pas !

« Moi je suis Ă  fond sur la qualitĂ© plutĂŽt que la quantitĂ©. » – Isabelle

Si vous publiez trop souvent vous risquez de vite vous essouffler et de ne plus avoir d’idĂ©es. De plus, il vaut mieux Ă©taler vos prises de parole dans le temps plutĂŽt que de trop publier d’un coup et de ne plus rien avoir Ă  dire au bout d’un moment. 

En définitive, publiez :

  • Suffisamment : ni trop, ni pas assez. Faites-vous conseiller sur le bon rythme Ă  adopter ; 
  • RĂ©guliĂšrement : Ă  intervalle rĂ©guliĂšre
  • Qualitativement : prenez la parole pour partager des choses qui ont de la valeur pour vos cibles

Pour conclure ce sujet

Les maßtres mots pour se lancer dans le social selling sont : 

  • StratĂ©gie : Il faut avoir une rĂ©elle stratĂ©gie ;
  • SĂ©rieux : Il est trĂšs important de prendre les rĂ©seaux sociaux au sĂ©rieux avant de se lancer ;
  • Observation : Observez votre environnement et les tendances ;
  • Contenu : Le contenu est roi sur les rĂ©seaux sociaux ;
  • Valeur : Donnez de la valeur Ă  votre contenu et ne publiez pas pour publier.

Enfin, voici un mĂ©mo fort utile pour vous lancer dans une dĂ©marche de social selling 😉

Infographie - Les étapes clés pour vendre sur les réseaux sociaux - © Agence Ouest Digital

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Source: <a href="https://www.keepitsimple.fr/vendre-reseaux-sociaux-social-selling-isabelle-cougnaud-974819">Keep it Simple - L’art de vendre sur les rĂ©seaux sociaux : le Social Selling, avec Isabelle Cougnaud (Le pOD, Ă©pisode #12)</a>

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Transcription de l’Ă©pisode

[Gwen] Bonjour et bienvenue sur LePod, le podcast qui dĂ©cortique les problĂ©matiques des mĂ©dias sociaux avec une dose de stratĂ©gie proposĂ©e par l’agence Ouest Digital. Durant une vingtaine de minutes, nous Ă©changeons ensemble sur les mĂ©tiers liĂ©s Ă  la communication digitale. Savoir-faire, conseils, bonnes ou mĂȘmes mauvaises pratiques du mĂ©tier, on se dit tout, et on partage nos approches, nos trucs et astuces pour ĂȘtre le plus efficace au quotidien.

Dans l’Ă©pisode d’aujourd’hui, je suis accompagnĂ©e d’Isabelle et de Bryan, et nous allons vous parler de social-selling. Est-ce performant et comment s’organiser pour se lancer ? Un dernier mot avant de vous laisser avec l’Ă©pisode.

Si vous avez l’habitude de nous Ă©couter, faites-nous vos retours sur LePod en nous Ă©crivant Ă  l’adresse podcast.ouest.digital. Nous serions ravis de savoir ce que vous aimez, ce que nous pourrions amĂ©liorer, les thĂ©matiques qui vous intĂ©ressent ou les invitĂ©s que vous voudriez entendre. Allez, je vous laisse avec l’Ă©pisode, c’est parti ! Bonjour et bienvenue dans ce douziĂšme Ă©pisode du Pod.

Aujourd’hui, nous enregistrons Ă  distance, pour la premiĂšre fois. Aujourd’hui, nous allons parler de social-selling ou l’art de vendre via les rĂ©seaux sociaux. Pour aborder ce sujet, je suis bien entourĂ©e, toujours avec Bryan, mais Ă©galement notre invitĂ©e du jour, Isabelle, qui est trĂšs attachĂ©e Ă  ce sujet puisqu’elle prend rĂ©guliĂšrement la parole sur ce sujet lors de confĂ©rences ou d’Ă©vĂ©nements.

Je vais te laisser te prĂ©senter, Isabelle, c’est Ă  toi.

[Isabelle] Oui, il m’a dĂ©jĂ  merci de m’accueillir dans ce podcast. Je suis Isabelle Cougnot, je suis consultante et formatrice et confĂ©renciĂšre sur le sujet de la stratĂ©gie sur les rĂ©seaux sociaux. Je parle Ă©normĂ©ment de social-selling et je suis Ă  Nantes.

Je donne des cours dans l’enseignement supĂ©rieur, je suis aussi chroniqueuse sur BFM Business, je propose pas mal de contenus sur Internet sur le sujet. Bref, je baigne dans les rĂ©seaux sociaux. Super.

[Gwen] Juste un petit mot pour pourquoi est-ce qu’on a choisi d’aborder ce sujet aujourd’hui. Le social-selling, c’est l’utilisation des rĂ©seaux sociaux pour vendre ses produits et services. On en entend beaucoup parler de plus en plus et il se dĂ©veloppe Ă©galement de plus en plus, notamment grĂące Ă  l’Ă©volution des diffĂ©rentes plateformes et des fonctionnalitĂ©s de ces plateformes.

Mais on se demandait si c’Ă©tait vraiment performant, sachant que la publicitĂ© est prĂ©sente un peu partout. Et si oui, comment s’y prendre pour se lancer ? Comme d’habitude, on vous explique tout en toute simplicitĂ© et avec des conseils et des astuces de la part de Bryan et d’Isabelle.

C’est parti ?

[Bryan] C’est parti.

[Gwen] C’est parti. Super. Tout d’abord, Isabelle, qu’est-ce que c’est exactement le social-selling ?

Est-ce que tu pourrais nous expliquer ?

[Isabelle] Je trouve que tu l’as plutĂŽt bien expliquĂ© au dĂ©but. Pour moi, en une phrase, c’est l’idĂ©e de vendre grĂące aux rĂ©seaux sociaux, donc l’idĂ©e de trouver des clients grĂące aux rĂ©seaux sociaux, mais aussi l’idĂ©e de se faire connaĂźtre, surtout en tant qu’entreprise, mais aussi en tant que freelance, si vous ĂȘtes freelance, par exemple. Et pour moi, vraiment, ça arrivait avec le bouleversement des comportements d’achat des consommateurs.

Parce qu’en gros, si je grossis le trait, avant, les marques allaient vraiment vers le consommateur avec des publicitĂ©s tĂ©lĂ©, par exemple. Elles le font toujours, mais elles crĂ©ent vraiment des publicitĂ©s assez directes oĂč l’idĂ©e, c’Ă©tait vraiment de convaincre d’acheter, mĂȘme si la personne en face, le consommateur, n’avait pas forcĂ©ment besoin de ce service ou ce produit, ni envie d’ailleurs, elle allait plutĂŽt acheter, alors qu’aujourd’hui, le consommateur, il est beaucoup plus roi, on va dire, puisqu’il s’efforce vraiment lui-mĂȘme une opinion, que ce soit sur Internet, sur Google ou sur les rĂ©seaux sociaux. Il prend l’information.

Et donc, les marques sont obligĂ©es de s’adapter finalement en prenant une autre position. Et moi, ce que je trouve vraiment intĂ©ressant, c’est qu’elles se positionnent en apportant du contenu, notamment sur les rĂ©seaux sociaux, pour se crĂ©er une communautĂ© Ă  long terme de personnes qui vont Ă©ventuellement se transformer en clients. Donc voilĂ , c’est vraiment une stratĂ©gie beaucoup plus long terme et beaucoup plus douce, on va dire, que ce qui existait il y a dix ans.

[Bryan] Ce que tu veux dire, c’est qu’il faut… Enfin, pour rĂ©ussir, il faut Ă©viter le promotionnel vraiment pur. Il faut essayer d’ĂȘtre un peu subtil, en fait.

[Isabelle] Alors oui, ça oui, complĂštement. Pour moi, il faut vraiment Ă©viter le promotionnel sur les rĂ©seaux sociaux, mĂȘme si on fait de la publicitĂ© payante. Donc pour moi, ce n’est absolument pas contradictoire.

On peut trĂšs bien payer et pousser une publication ou un contenu sur un rĂ©seau social, mais en apportant, en vendant par exemple, je ne sais pas, une campagne, enfin une formation en ligne. On vend une formation en ligne, mais ce n’est pas pour autant qu’on va absolument, comment dire, la pousser d’une maniĂšre trĂšs, trĂšs, trĂšs forte, avec des mots trĂšs forts comme acheter ma formation, moins 50 %. On ne va pas faire ça.

On va essayer vraiment de rendre ça un petit peu plus doux, de mettre des informations autour, de donner de la valeur, de créer une histoire. Voilà, en gros, ça adapte vraiment au code des réseaux sociaux.

[Bryan] Oui, et on se concentre sur le besoin de l’utilisateur. C’est-Ă -dire que si tu vends une formation en ligne, tu vas d’abord te concentrer sur Ă  quel besoin ça rĂ©pond et essayer d’appuyer un peu sur la douleur potentielle pour laquelle tu vas essayer de rĂ©soudre le problĂšme de l’utilisateur. Donc, on n’est pas vraiment dans la dĂ©marche trĂšs commerciale.

On ne fait pas du porte-Ă -porte, quoi, en fait. On n’est pas des vendeurs de porte-Ă -porte.

[Isabelle] On n’est pas des vendeurs de tapis, c’est ce que je dis Ă  chaque fois. On s’Ă©pargne. Parce que des fois, on est tentĂ©.

On arrive sur un rĂ©seau social, mais vraiment, c’est le rĂ©flexe que font toutes les entreprises et je le comprends totalement. On applique des codes qu’on voit partout, je ne sais pas, Ă  la tĂ©lĂ©, dans des affiches, et hop, on le met sur les rĂ©seaux sociaux. Et on teste, et aprĂšs, on dit ça ne marche pas, c’est nul, allez.

Mais non, il faut creuser un petit peu plus. Je vous promets que les rĂ©seaux sociaux, ça cartonne, ça marche vraiment. Mais pour ça, il faut vraiment parler comme sur un rĂ©seau social, comme si


En fait, rappelez-vous, moi, c’est ce que je dis souvent. Rappelez-vous, quand vous ĂȘtes sur Facebook, je ne sais pas, notamment il y a 10 ans, on partageait beaucoup de choses sur Facebook. VoilĂ , on partageait un peu notre vie personnelle.

On est toujours un peu lĂ -dedans, mĂȘme si les codes ont Ă©normĂ©ment changĂ©. Mais l’idĂ©e, c’est de faire un partage trĂšs, trĂšs humain et d’ĂȘtre authentique et dĂ©livrer vraiment du contenu pour vraiment attirer l’Ɠil des internautes. Parce que s’ils voient une publicitĂ© trop directe, ils vont tout simplement zapper.

Et je suis sûre que tout le monde est pareil, en fait. Tous les internautes sont pareils. On voit une pub, on zappe.

[Gwen] Moi, je me demandais
 Tu as parlĂ© d’un point, justement, en rĂ©pondant Ă  ma premiĂšre question, mais quelle est l’utilitĂ© pour une entreprise de se lancer dans le social selling ? Tu t’es entendue dire se faire connaĂźtre.

Est-ce qu’il y a d’autres choses ?

[Isabelle] LĂ , il va falloir m’arrĂȘter, par contre, parce que je vais pouvoir parler pendant des heures. J’ai plein de trucs Ă  dire. J’Ă©tais en train de me dire, quand j’ai vu vos questions, quand vous me les avez envoyĂ©es, je me suis dit que je pourrais en dire au moins 100.

Et j’ai envie de me lancer le challenge. Un jour, je le ferai. Je dirais 100 raisons.

Je ne sais pas qui dira ça. Donc, pourquoi l’utiliser ? DĂ©jĂ , parce qu’il y a vraiment une maudite prĂ©sence dans les rĂ©seaux sociaux aujourd’hui.

C’est vraiment sociĂ©tal, en fait. C’est une tendance globale. Donc, si une entreprise n’y est pas, ça peut vraiment ĂȘtre fatal.

Et en plus, dĂ©solĂ©e de faire le lien avec l’actualitĂ©, mais c’est vrai qu’avec le confinement, avec toutes les entreprises qui doivent fermer, on se lance tous en ligne. On s’intĂ©resse tous un peu plus Ă  un format en ligne. Et les rĂ©seaux sociaux sont une belle rĂ©ponse Ă  ça parce que les internautes sont sur les rĂ©seaux sociaux.

C’est quasiment tous les internautes qui sont sur les rĂ©seaux sociaux en France. Je crois que c’est 98 % des internautes français sont au moins sur un rĂ©seau social. C’est Ă©norme.

Donc, il y a ça. Il y a aussi le fait, Ă©videmment, que la concurrence peut y ĂȘtre. Moi, ce que je vois en ce moment, c’est que quasiment tous les secteurs d’activitĂ© s’y mettent et qu’on peut prendre un retard qui peut ĂȘtre difficile Ă  rattraper s’il y en a un qui se lance vraiment sĂ©rieusement.

Donc, autant s’y mettre dĂšs que possible. Comme ça, c’est fait. Donc, voilĂ .

Ça, c’Ă©tait un petit peu les risques si on ne l’utilise pas. Mais par contre, les points forts vraiment des rĂ©seaux sociaux, c’est que pour moi, c’est un moyen de trouver des clients aussi sans trop investir. Ça ne coĂ»te pas cher.

C’est trĂšs rentable comparĂ© Ă  des campagnes publicitaires classiques. C’est une stratĂ©gie long terme parce que quand on publie quelque chose, ça reste. Ça reste sur Internet.

Admettons une vidĂ©o sur YouTube parce qu’un YouTube est un rĂ©seau social. Ça reste Ă  long terme. Donc, moi, par exemple, quand je publie une vidĂ©o sur ma chaĂźne YouTube, je ne le fais pas pour avoir des vues maintenant, mais je le fais pour avoir des vues dans des mois, voire mĂȘme des annĂ©es.

C’est ça que j’adore aussi. C’est qu’on ne perd pas du temps Ă  crĂ©er du contenu pour juste un moment qui va durer juste quelques heures, quelques jours. Non, on le crĂ©e Ă  long terme.

Donc, voilĂ . Pour moi, c’est un moyen de se faire connaĂźtre et aussi de se positionner en tant qu’expert et puis, bien sĂ»r, de trouver des clients. Et ce que j’adore, c’est que ça donne une certaine Ă©galitĂ© des chances aussi Ă  tous parce que c’est accessible Ă  tous.

On n’est pas obligĂ© d’avoir tous un Ă©norme rĂ©seau avant de se lancer. On n’est pas obligĂ© d’avoir beaucoup d’argent. VoilĂ , ça permet un petit peu tout Ă  plat et tout Ă  Ă©galitĂ©.

VoilĂ , en vrac, c’Ă©tait ça.

[Bryan] C’est vrai que c’est intĂ©ressant ce que tu dis sur le cĂŽtĂ© publicitaire. C’est qu’en fait, le problĂšme de la publicitĂ©, c’est que tu payes, tu es visible, tu arrĂȘtes de payer, tu n’es plus visible. Donc, en fait, tu ne capitalises pas Ă  long terme.

C’est trĂšs court-termiste comme vision. Alors qu’avec le contenu, mĂȘme si c’est du contenu rĂ©seau-sociaux et pour lequel, des fois, on dit que le contenu a une durĂ©e de vie trĂšs limitĂ©e, mais Ă  un moment donnĂ©, on va vraiment pouvoir capitaliser dessus. Et d’ailleurs, on en a parlĂ© dans un autre podcast, mais on peut aussi le recycler, ce contenu.

Une vidĂ©o que tu fais sur YouTube, tu peux la dĂ©couper en petites sĂ©quences pour la mettre sur LinkedIn, etc. Donc, en fait, c’est vrai que quand on pense Ă  long terme, c’est hyper rentable comme approche. Par contre, il faut le produire, le contenu.

Ça, c’est quand mĂȘme une autre difficultĂ©, on en reparlera sĂ»rement aprĂšs. Mais en tout cas, effectivement, quand on n’est pas pressĂ©, quand on pense son produit dans la durĂ©e, quand on sait aussi Ă  qui on s’adresse, c’est vrai que ça peut avoir un intĂ©rĂȘt.

[Isabelle] C’est clair. Pour ça, il faut prendre les choses au sĂ©rieux, mais vraiment, ça peut ĂȘtre trĂšs efficace.

[Gwen] Alors justement, je me demandais quelles plateformes est-ce qu’on peut utiliser pour le social-selling ? On peut toutes les utiliser ou est-ce qu’il y en a certaines Ă  privilĂ©gier ? Ça, pour moi, c’est du cas par cas.

[Isabelle] Je pense qu’on est d’accord lĂ -dessus. C’est vraiment du cas par cas. Pour moi, c’est les rĂ©seaux sociaux, mais c’est pas que ça.

C’est-Ă -dire qu’il faut vraiment l’inclure dans une stratĂ©gie globale. Donc, bien sĂ»r, social-selling, on parle de rĂ©seaux sociaux, mais il ne faut pas oublier tout le reste derriĂšre. Il ne faut pas oublier le site web, il ne faut pas oublier le mailing s’il y a besoin, les avis Google, si on est dans un secteur oĂč vraiment c’est important.

Il ne faut pas zapper tout ça parce que si vous faites une super belle stratĂ©gie de contenu, mais que derriĂšre, les internautes, ils se retrouvent sur une plateforme incohĂ©rente oĂč l’information n’est pas claire, c’est dommage, vous cassez tout votre travail. Donc, il faut que tout soit clair. Et puis aprĂšs, les rĂ©seaux sociaux, lĂ , c’est trĂšs large.

C’est-Ă -dire qu’on peut trĂšs bien choisir un rĂ©seau spĂ©cialisĂ©, trĂšs peu connu, parce qu’on est dans un bon secteur et que notre cible, elle y est vraiment trĂšs prĂ©sente lĂ -dessus. Ou alors, on peut prendre des rĂ©seaux sociaux qui sont les plus connus du moment comme Facebook, Twitter, LinkedIn, Instagram, YouTube, Pinterest, Snapchat, TikTok. Enfin, voilĂ , ça, c’est les plus gros, mais on peut trĂšs bien aller sur cela.

Mais il faut vraiment bien les choisir, par contre. Rien ne sert de s’Ă©taler partout parce que sinon, il faut essayer de perdre du temps et de l’Ă©nergie, surtout.

[Bryan] Par rapport Ă  ce que tu dis, il y a un point que je trouve intĂ©ressant, c’est que beaucoup de personnes pensent que quand on va faire du social selling, on va se concentrer uniquement sur les rĂ©seaux sociaux. Alors, c’est la porte d’entrĂ©e, effectivement. Mais en fait, ce que tu dis, c’est qu’il faut penser image globale.

C’est-Ă -dire que oui, peut-ĂȘtre qu’on va faire rentrer les gens via les rĂ©seaux sociaux dans son univers, mais aprĂšs, il ne faut pas oublier que derriĂšre, l’image qu’on va renvoyer sur son site web, dans ses avis, etc., elle est tout aussi importante. Donc, on ne peut pas considĂ©rer que le social selling, qui est l’art de vendre sur les rĂ©seaux sociaux, ça ne s’arrĂȘte qu’aux rĂ©seaux sociaux. Il faut vraiment penser global.

[Isabelle] Mais vraiment, c’est en plus le premier rĂ©flexe qu’ont les gens. Admettons, moi, je vois un super contenu d’une personne sur LinkedIn, j’adore, je vais assez rapidement avoir le rĂ©flexe d’aller regarder sur Google un petit peu comment ça se passe, surtout si je suis intĂ©ressĂ©e Ă  l’idĂ©e de travailler avec lui. Si je vois des avis horribles, ça casse tout, en fait.

TerminĂ©, je mets des abonnes, hop, salut. Donc, c’est dommage. Enfin, autant…

En fait, le but du jeu, c’est que quand on tape un nom sur Google, tout ce qui ressort soit positif. Donc, ça prend en compte plein de choses. Et je pense aussi au mailing, mĂȘme si ce n’est pas du rĂ©fĂ©rencement, ce n’est pas public, mais c’est un peu plus en sous-marin.

Mais Ă©videmment, si ça peut ĂȘtre intĂ©ressant pour la stratĂ©gie Ă  mettre en place, il faut le mettre en place. Donc, c’est global.

[Bryan] On ne peut pas faire du social selling si l’irrĂ©putation de base n’est pas bonne. C’est presque les fondations Ă  travailler.

[Isabelle] C’est ça. Pour moi, c’est complĂ©mentaire. On n’est pas obligĂ©…

HonnĂȘtement, j’ai des clients, parfois, qui se lancent sur les rĂ©seaux sociaux et qui cartonnent et qui n’ont pas de site web. Mais ce n’est pas trĂšs grave, en fait. Il vaut mieux ne pas avoir de site web plutĂŽt qu’un site web horrible qui va vous tirer une balle dans le pied.

Donc, voilĂ , il vaut mieux avoir des choses vraiment solides. Mais on n’est pas obligĂ© de tout dĂ©velopper d’un coup. Mais en tout cas, pour moi, c’est complĂ©mentaire.

[Gwen] Alors, justement, tu disais quelles plateformes choisir, ça dépend des cas. Pour une entreprise qui souhaite faire du social selling, donc se lancer dans le social selling, quelles sont les bonnes questions à se poser ou comment faire le bon choix de réseau social ? Le bon choix de réseau social ou de réseau sociaux ?

[Isabelle] On me pose tout le temps la question, mais en mĂȘme temps, c’est bien. Ça veut dire que les gens ont conscience qu’il ne faut pas se mettre partout. Donc, pour moi, la plus grosse question, c’est dĂ©jĂ  oĂč est ma cible ?

Donc, avoir une bonne connaissance de sa cible et se demander oĂč elle est parce que vous aurez beau avoir un super contenu sur un rĂ©seau social, si vous ne vous adressez pas aux bonnes personnes, vous allez perdre du temps. Et moi, c’est vraiment ce que je rĂ©pĂšte. Produire du contenu, on va en reparler, je pense, mais comme on l’a un petit peu dit tout Ă  l’heure, ça prend du temps.

Donc, il vaut mieux avoir une stratĂ©gie vraiment solide pour que chaque contenu soit intĂ©ressant et soit adressĂ© aux bonnes personnes. DĂ©jĂ , les cibles, savoir oĂč est-ce qu’elles se positionnent, sur quels rĂ©seaux elles sont, et ça peut bouger. C’est ce que je raconte aussi rĂ©guliĂšrement.

Mais moi, avant, j’Ă©tais trĂšs prĂ©sente sur Twitter et j’ai remarquĂ© que ma cible, elle a bougĂ©. Elle a bougĂ©, elle est plutĂŽt sur LinkedIn maintenant. Donc, j’ai tendance Ă  beaucoup plus privilĂ©gier LinkedIn que Twitter malgrĂ© le fait que ma communautĂ©, enfin, ma plus grosse communautĂ© est sur Twitter.

Donc, c’est aussi ça. Parfois, il ne faut pas hĂ©siter Ă  changer de rĂ©seau mĂȘme si notre grosse communautĂ© allait quelque part. On peut trĂšs bien repartir de zĂ©ro, entre guillemets, mais au moins, on est sur le bon rĂ©seau.

Donc, je m’appuie beaucoup, beaucoup sur la cible, mais aprĂšs, je m’appuie aussi sur les tendances. Quels sont les rĂ©seaux sociaux qui sont Ă  la tendance du moment parce que ça peut permettre de toucher du grand public, mais ça, ça dĂ©pend de la stratĂ©gie aussi. Quels sont les formats prĂ©fĂ©rĂ©s de ma cible aussi parce que s’ils adorent les podcasts, ils sont des plateformes de podcasts, s’ils adorent les vidĂ©os, on va peut-ĂȘtre aller sur YouTube, on va peut-ĂȘtre faire des vidĂ©os sur le rĂ©seau social oĂč ils sont.

VoilĂ . Et puis aussi, si jamais vous ĂȘtes dĂ©jĂ  sur un rĂ©seau, essayez de voir oĂč est-ce que vous avez de l’engagement, oĂč vous avez le plus d’engagement et en gĂ©nĂ©ral, c’est un bon signe.

[Bryan] Oui, oui. L’engagement, c’est un indicateur qualitatif. Si il y a de l’engagement, c’est qu’a priori, le contenu plaĂźt.

Donc, ça peut aussi aider Ă  faire le choix effectivement de la plateforme. En tout cas, ce que tu dis, c’est qu’il faut aussi s’adapter. C’est-Ă -dire qu’on peut choisir un rĂ©seau Ă  un moment donnĂ© ou plusieurs, mais il faut ĂȘtre capable de s’adapter par rapport aux nouveaux comportements.

Il ne faut pas rester arc-boutĂ© sur son rĂ©seau prĂ©fĂ©rĂ©. Il ne faut pas faire ce que je fais, par exemple, il ne faut pas rester sur Twitter. Moi, je n’arrive pas Ă  quitter Twitter.

[Isabelle] Oui, je comprends parce que moi, j’adore ce rĂ©seau aussi et personnellement, je compte y revenir mĂȘme si je sais que ça ne va pas ĂȘtre la prioritĂ© pour moi parce que ce n’est pas lĂ  oĂč je vais viser ma cible. Enfin, ma cible, elle va vraiment bouger, mais parfois, on peut aussi faire des choses juste par passion et juste parce que ça nous Ă©clate et voilĂ . Et ça peut aussi ĂȘtre une bonne mĂ©thode de se dire OK, peut-ĂȘtre que ma cible est plutĂŽt Ă  la fonce sur LinkedIn, mais il y en a quand mĂȘme qui sont sur Twitter et je vois tous mes concurrents aller sur LinkedIn, alors moi, je vais rester sur Twitter.

AprĂšs, il y a plein de possibilitĂ©s. On n’est pas obligĂ© d’ĂȘtre totalement fermĂ©. C’est juste des trames que je propose.

[Gwen] C’est une question que j’ai bien posĂ©e sur les sujets un peu plus techniques, mais du coup, un peu toujours dans la mĂȘme logique. Pour une entreprise qui souhaite se lancer dans le social selling, quelle est un peu la trame Ă  suivre ? Par quoi commencer ?

Pour prendre les choses dans le bon ordre. Bonne question.

[Isabelle] DĂ©jĂ , je le rĂ©pĂšte, mais vraiment prendre les rĂ©seaux sociaux au sĂ©rieux parce que, en fait, depuis quelques semaines, c’est ce que je n’arrĂȘte pas de me dire quand je vois parfois des entreprises se lancer sur les rĂ©seaux, je me rends compte qu’elles ne les prennent pas assez au sĂ©rieux. C’est-Ă -dire qu’elles se disent voilĂ , on va simplement publier sur un rĂ©seau social et puis ça va bien se passer, mais il faut vraiment crĂ©er une vraie stratĂ©gie derriĂšre. C’est comme ça.

Je trouve qu’on a des rĂ©sultats. En tout cas, j’ai la preuve tous les jours avec mon mĂ©tier, mais pour moi, c’est vraiment avec une stratĂ©gie. Et comment on crĂ©e une stratĂ©gie ?

Simplement, dĂ©jĂ , on se demande pourquoi on fait les choses, pourquoi on va aller sur les rĂ©seaux sociaux et si notre pourquoi n’est pas trĂšs clair, si on ne sait pas vraiment pourquoi on fait les choses, ça ne sert Ă  rien d’aller tout de suite. Il vaut mieux savoir vraiment avoir un vrai objectif parce que sinon, vous allez perdre votre Ă©nergie, votre motivation, etc. Et puis suite Ă  ça, sĂ©lectionnez le bon rĂ©seau social avec ce que je vous ai dit pile avant.

Et puis, une fois qu’on l’a fait, observez, vraiment observer parce que chaque rĂ©seau social a ses codes et on ne publie pas du tout de la mĂȘme maniĂšre sur LinkedIn que sur Facebook, que sur Instagram, que sur Twitter. Bref, vraiment observer Ă  fond et ensuite publier. VoilĂ  comment j’agis.

[Gwen] C’est bien. Comme ça, c’est clair. DerniĂšre question un peu technique.

LĂ , c’est la question prĂ©fĂ©rĂ©e de Bryan. Comment mesurer l’efficacitĂ© de ces actions en social, ces lignes ? Parce que c’est bien de faire des choses, mais du coup, il faut savoir si on le fait bien.

Et du coup, comment on fait pour savoir si on le fait bien ?

[Isabelle] Pour moi, il y a deux choses et c’est, on va dire, 50-50. C’est-Ă -dire que vraiment, les deux sont vraiment importants. La premiĂšre chose, c’est l’engagement.

On le rĂ©pĂšte. Ça me rappelle une citation de Mary Smith que j’ai lue il n’y a pas trĂšs longtemps. Je pense qu’en plus qu’elle est connue, mais c’est le contenu est roi et l’engagement est reine et c’est elle qui dirige.

J’adore cette citation. C’est exactement mon cĂŽtĂ© fĂ©ministe qui ressemble. Non, mais vraiment, je suis complĂštement d’accord avec cette citation.

Pour moi, l’engagement, c’est le plus important. Donc dĂ©jĂ , voir si quand vous publiez, les gens rĂ©agissent, mettre des commentaires, mettre des j’aime, etc. Ça, pour moi, c’est vraiment la base.

On n’est pas obligĂ© de faire la course aux abonnĂ©s, mĂȘme si je sais que ça peut ĂȘtre trĂšs, trĂšs tentant. Je ne vais pas vous le cacher, c’est vrai que un compte avec 5000 abonnĂ©s, on le prend peut-ĂȘtre un petit peu plus au sĂ©rieux qu’un compte qui a 300 abonnĂ©s. Ça, c’est l’inconscient, c’est possible.

Mais pour moi, il faut vraiment plutĂŽt avoir un compte qui a de l’engagement. J’en vois tellement des comptes qui ont 40, 50 000 abonnĂ©s et qui ont 100 j’aime par publication et c’est trop peu. C’est trop dommage.

Donc, il ne faut pas ĂȘtre obsĂ©dĂ© par son nombre d’abonnĂ©s. Pour moi, il faut vraiment regarder l’engagement. Et la deuxiĂšme chose et pour moi, c’est la base, c’est regarder les ventes parce qu’on fait ça pour ça.

Est-ce que ce que vous faites sur les rĂ©seaux sociaux dĂ©clenche des ventes ou pas ? Pour moi, c’est la base. Si Ă  l’inverse, c’est plutĂŽt de vous faire connaĂźtre, lĂ , du coup, peut-ĂȘtre qu’en effet, votre nom d’abonnĂ© ou le nom d’interview que vous allez donner va compter.

Mais ça dĂ©pend de l’objectif. Mais pour moi, il faut vraiment regarder l’objectif business que vous avez en tĂȘte et regarder si l’objectif est atteint. C’est la base.

Donc, l’engagement et l’objectif.

[Bryan] C’est vrai que pour revenir sur ce que tu disais sur la course aux abonnĂ©s, on l’a trĂšs rĂ©guliĂšrement. D’ailleurs, quand on prend des briefs de nos clients, souvent, dans les objectifs qui sont annoncĂ©s, c’est avoir plus d’abonnĂ©s Ă  nos comptes de rĂ©seaux sociaux. Et en fait, quand on creuse, on ne peut pas leur en vouloir effectivement parce que le problĂšme, c’est que le nombre d’abonnĂ©s, c’est une donnĂ©e qui est visible, qui est publique et ça agit comme une preuve sociale.

Et donc, psychologiquement, on se dit si cette page-lĂ  a 5 000 abonnĂ©s versus une autre qui en a 300, c’est qu’a priori, il y a plus de monde qui apprĂ©cie ces contenus et donc, je vais m’y retrouver. C’est le mĂȘme principe que quand tu vas dans un restaurant, tu cherches un restaurant, tu te balades dans une rue, tu vois deux restaurants, un avec une terrasse bondĂ©e et l’autre oĂč il n’y a personne. Sans rĂ©flĂ©chir, sans te poser la question, tu vas aller lĂ  oĂč il y a du monde alors que ce n’est pas forcĂ©ment le meilleur.

c’est vrai que et ça, c’est difficile, c’est une idĂ©e reçue qu’on a beaucoup. Le nombre d’abonnĂ©s, ce n’est pas un objectif en soi. L’objectif, c’est est-ce que les gens apprĂ©cient mon contenu ?

Est-ce que du coup, ils vont rĂ©agir, commenter, le partager ? Est-ce que ça leur rapporte quelque chose ? Nous, c’est pareil, on se bat contre la mĂ©trique du nombre d’abonnĂ©s mais pour autant, on nous le demande encore de suivre cet indicateur-lĂ  alors on le fait mais c’est un peu Ă  contre-coeur.

Par contre, je reviens sur ce que tu disais sur la mesure des ventes. Comment on mesure les ventes ? C’est difficile quand mĂȘme pour une personne par exemple qui est spĂ©cialiste d’un service ou un cabinet, etc.

qui se met au social selling. C’est hyper difficile de mesurer les ventes parce que parfois, on n’a pas un site web orientĂ© e-commerce qui permet de mesurer prĂ©cisĂ©ment la conversion. Quel petit truc et astuce on peut mettre en place pour mieux suivre ça ?

[Isabelle] Moi personnellement, je le suis, par exemple pour mon activitĂ©, je le suis assez facilement parce que c’est des personnes qui vont dĂ©jĂ  me contacter via les rĂ©seaux sociaux donc ça dĂ©jĂ  pour moi, c’est un premier facteur. De deux, ils disent assez facilement, il suffit de leur demander, moi j’ai vraiment ce rĂ©flexe-lĂ  et si vous ĂȘtes dans le domaine de service en gĂ©nĂ©ral, franchement, faites-le, posez la question, comment vous nous avez trouvĂ© ? Est-ce que vous avez vu un contenu ?

Ou pas du tout ? Ou en tapant sur Google ? Ça pour moi, c’est un bon moyen aussi de voir si ça vient de lĂ .

Si vous avez un formulaire de contact sur votre site web, peut-ĂȘtre regardez les donnĂ©es de Google Analytics en regardant d’oĂč ça vient, d’oĂč l’audience vient, si ça vient des rĂ©seaux sociaux notamment. Pour moi, c’est ça. Et aussi parce que, par exemple, lĂ  je sors un gros contenu, c’est un peu comme vous avec les podcasts, moi c’est des vidĂ©os, quand je sors une vidĂ©o, c’est un gros contenu, si je vois que j’ai tout d’un coup une montĂ©e des ventes pile aprĂšs, enfin les 3-4 jours aprĂšs, je sais que c’est ça.

Donc il y a ça aussi.

[Bryan] Tu vas regarder est-ce qu’il y a une corrĂ©lation entre la sortie d’un contenu et les ventes. C’est ce que font d’ailleurs les publicitaires qui font des pubs Ă  la tĂ©lĂ©. GĂ©nĂ©ralement, ils vont regarder Ă  quel moment les pubs sont diffusĂ©s et ils vont regarder sur Analytics s’il y a des pics d’audience, du trafic direct.

Alors ce n’est pas idĂ©al, mais ça permet d’estimer quand mĂȘme l’impact.

[Isabelle] C’est ça. Mais bon, le meilleur moyen c’est de demander franchement parce que moi, la plupart des gens, la plupart de mes clients, de toute façon tous mes clients ont trouvĂ© grĂące aux rĂ©seaux sociaux, mais la plupart de mes clients, ils me suivent depuis des semaines, voire parfois des mois, et c’est lĂ  en fait, c’est au bout d’un certain temps qu’ils viennent vers moi. Donc ils ne vont pas pouvoir me dire c’est tel contenu qui a fonctionnĂ©.

C’est un ensemble en fait. Donc pour moi, le meilleur moyen, c’est quand mĂȘme de demander tout simplement. Et si vous avez beaucoup, beaucoup de clients, envoyez un questionnaire par mail ou quelque chose comme ça, un mailing pour avoir des avis, mais vraiment essayer de voir comment ils vous ont connu.

Pour moi, c’est la question primordiale. Enfin, ça doit ĂȘtre une question de base d’ailleurs en communication.

[Bryan] Mais je suis d’accord avec toi. C’est pour ça que je t’ai posĂ© cette question-lĂ . Je me doutais que tu allais rĂ©pondre ça.

Mais en fait, il y a trĂšs peu de gens qui prennent le temps juste de dire comment vous nous avez connus ou trouvĂ©, alors que franchement, la plupart des gens sont trĂšs contents de le dire. Il n’y a pas de secret en fait.

[Isabelle] C’est clair. Mais des fois, ils le disent naturellement. Pas plus tard qu’hier, j’ai eu un prospect d’hier au tĂ©lĂ©phone et il m’a dit directement, il m’a dit honnĂȘtement, c’est grĂące Ă  cette vidĂ©o-lĂ  que je vous ai appelĂ©.

Sinon, je ne vous aurais pas appelĂ© si facilement. Enfin voilĂ , ils le disent vraiment trĂšs, trĂšs facilement. Et je trouve ça, c’est tellement prĂ©cieux en plus.

[Gwen] Alors, pendant qu’on est dans la partie un peu conseils, astuces, est-ce que tu aurais des erreurs Ă  ne pas commettre, Ă  nous partager ?

[Isabelle] Ne pas penser stratégie. Encore. Vraiment, il faut les prendre au sérieux pour moi.

Donc ça, c’est une erreur qu’on fait. Ne pas assez suivre les… Enfin, ne pas assez regarder en fait ce qui se fait.

Pour moi, ça c’est l’erreur de base. Mais la plupart de mes clients, ce que je remarque, c’est que souvent, aprĂšs c’est aussi parce qu’ils n’ont pas le temps, mais ils n’ont pas le temps ou ils ne prennent pas le temps, je ne sais pas, mais de regarder les codes en fait des rĂ©seaux sociaux. pour moi, c’est important de regarder les codes, c’est-Ă -dire de consommer du contenu.

Admettons que vous voulez aller, je ne sais pas, sur LinkedIn, passer du temps sur LinkedIn, mais vraiment regarder sur LinkedIn les contenus qui fonctionnent dans le fil d’actualitĂ©, regarder ce qui gĂ©nĂšre le plus d’engagement, essayer de voir s’il y a des points en commun. Pour moi, c’est vraiment de l’observation. On la sous-estime, je trouve, dans cette sociĂ©tĂ© oĂč tout nous pousse Ă  aller trĂšs trĂšs vite, Ă  passer l’action tout le temps.

Et puis aprĂšs, peut-ĂȘtre aussi trop publier, par exemple, ou pas assez publier. Ça, c’est vraiment l’erreur basique aussi, mais il faut trouver une bonne rĂ©gularitĂ©. Quand on ne publie pas assez, on ne nous voit pas assez, donc ça ne marche pas.

Et quand on publie trop, pour moi, on sous-estime aussi ça, mais quand on publie trop, ça peut vite ĂȘtre lassant pour les internautes. Et en plus, ça peut ĂȘtre absolument contre-productif parce que l’algorithme peut nous pousser, enfin pousser seulement un de nos deux contenus, admettons, si on en partage deux contenus dans le mĂȘme jour, il ne va en pousser qu’un, donc c’est contre-productif, on se cannibalise nous-mĂȘmes.

[Bryan] VoilĂ . C’est clair. Mais c’est vrai que la question de la lassitude, elle est hyper importante.

Le piĂšge, c’est de se dire j’ai plein de choses Ă  raconter, j’ai envie de raconter plein de choses, et du coup, d’ĂȘtre trop bavard, en fait. Et c’est un vrai piĂšge parce que trĂšs vite, on va ĂȘtre lassĂ©, Ă  un moment donnĂ©, on va avoir un contenu, un deuxiĂšme, puis Ă  un moment donnĂ©, c’est bon. Et en plus, c’est de tourner aussi en boucle.

Quand tu prends beaucoup la parole, tu risques de tourner en boucle. l’Ă©quilibre de rĂ©gularitĂ©, il n’est pas simple. C’est vraiment, je pense, un des points les plus critiques.

MĂȘme quand on a l’habitude de faire ce mĂ©tier-lĂ , je pense que trouver le bon Ă©quilibre sur la rĂ©gularitĂ©, c’est le point le plus difficile Ă  avoir.

[Isabelle] Surtout que c’est assez subjectif. Et d’ailleurs, on en parlait pile avant, mais moi, je suis assez aussi Ă  fond sur la qualitĂ© plutĂŽt que la quantitĂ©. Et depuis le dĂ©but, d’ailleurs, et notamment sur Twitter il y a quelques annĂ©es, je sais que la mode, c’Ă©tait plutĂŽt de publier plusieurs fois par jour.

Et moi, je ne publiais qu’une fois tous les trois jours. On n’est pas obligĂ© de suivre la grosse tendance qui est de publier, publier, publier. Alors, ça peut fonctionner.

Il y en a qui le prouvent tous les jours comme Gary V, par exemple, qui publie plusieurs fois par jour partout, etc. Mais on peut aussi prendre un autre chemin si on est plus Ă  l’aise avec ça en se disant OK, moi, je ne vais publier qu’une fois par semaine, qu’une fois par mois, qu’une fois toutes les deux semaines. Et parce que je suis beaucoup plus OK avec ce rythme-lĂ  et en plus, le contenu sera de meilleure qualitĂ©.

Donc, franchement, moi, je trouve que c’est un vrai truc Ă  garder en tĂȘte.

[Bryan] Et puis, ça permet de ne pas se mettre la pression. Si tu dis une fois tous les 15 jours, tu prends le temps de construire ton contenu, de bien réfléchir, de le faire relire aussi. Enfin, toi, demande un avis.

C’est vrai que ça, c’est un point qui est clĂ©. C’est Ă©viter de se mettre la pression et de faire les choses correctement.

[Isabelle] Mais vraiment. Par exemple, si on prend l’exemple de LinkedIn, sur LinkedIn, il n’y en a pas qui disent vous devez publier tous les jours et tout. Mais honnĂȘtement, publier une fois par semaine, dĂ©jĂ , ça fait toute la diffĂ©rence.

Et c’est un super rythme une fois par semaine. Donc, bref, zen.

[Bryan] Oui. Et puis, le risque, il y a beaucoup de personnes qui font ça. Ils publient tous les jours.

Donc, ils vont s’essouffler en plus. Je veux dire, moi, je les admire, ces gens qui arrĂȘtent Ă  faire ça. Mais ça pose deux problĂšmes.

C’est qu’Ă  un moment donnĂ©, ils vont s’essouffler et peut-ĂȘtre arrĂȘter. Donc, ils vont arrĂȘter du jour au lendemain et ils vont disparaĂźtre. Et le deuxiĂšme problĂšme, j’ai oubliĂ© ce que je voulais dire.

Donc, voilĂ .

[Isabelle] Peut-ĂȘtre, la valeur aussi. Enfin, aussi, on peut saouler les internautes Ă  trop publier. Il y a de ça.

Mais il y a un truc aussi qu’on ne prend pas en compte. Moi, j’adore ce thĂšme-lĂ , c’est la valeur. La valeur que l’on a, je veux dire, en tant que personne ou en tant qu’entreprise et notamment le processus de raretĂ©.

Moi, j’aime bien suivre des gens qui ne vont pas forcĂ©ment publier tout le temps. Mais j’aime bien suivre des gens qui vont publier, je ne sais pas, enfin, qui vont publier une fois par semaine, par exemple, qui vont ĂȘtre plutĂŽt rares et c’est pour ça que j’ai envie de les suivre. C’est peut-ĂȘtre pour ça que j’ai envie aussi d’acheter leurs produits ou leurs services parce que justement, ils sont plutĂŽt rares.

Ils ont développé ce truc-là et du coup, ça augmente la valeur aussi. je ne sais pas si vous voyez ce que je veux dire.

[Bryan] Tu sais que quand ils vont prendre la parole, tu ne seras pas déçu.

[Isabelle] C’est ça. En fait, c’est comme dans un groupe. Il y en a un, par exemple, qui va parler Ă©normĂ©ment, qui va prendre beaucoup de place et tout d’un coup, il y aura une personne assez rĂ©servĂ©e qui apprend la parole et lĂ , tout le monde va l’Ă©couter parce qu’elle n’apprend pas souvent la parole et donc, on a plus envie d’Ă©couter.

Et souvent, ça a peut-ĂȘtre plus de valeur. Mais bon, c’est parce que je suis rĂ©servĂ©e aussi. Je ne sais mĂȘme pas moi-mĂȘme.

[Bryan] Ça se voit d’ailleurs que tu es rĂ©servĂ©e. Ça se voit beaucoup.

[Gwen] Quand on va en groupe, vous comprendrez. J’aimerais bien poser une question maintenant que j’aime bien poser Ă  chaque fois un peu en fin d’Ă©pisode. Est-ce que tu aurais une anecdote professionnelle Ă  nous raconter en lien avec le sujet du jour ?

Une anecdote qui t’a fait prendre conscience de l’importance de ce sujet justement.

[Isabelle] La deuxiĂšme question, elle m’amĂšne parce que j’avais plusieurs idĂ©es mais il y en a une vraiment qui me
 En fait, le jour oĂč j’ai eu le dĂ©clic, c’Ă©tait avec Twitter justement. Bryan va ĂȘtre content.

C’Ă©tait avec Twitter. C’Ă©tait il y a quelques annĂ©es. En fait, j’ai utilisĂ© Twitter parce que je voulais trouver un emploi et je n’avais aucun rĂ©seau Ă  Nantes.

Je venais de la VendĂ©e et je n’avais vraiment aucun rĂ©seau et je voulais un boulot Ă  Nantes pour un raisonnement personnel comme professionnel. Du coup, j’ai utilisĂ© Twitter pour me faire marquer sur ce rĂ©seau-lĂ  et j’ai vu en fait au bout de neuf mois que ça a dĂ©clenchĂ© vraiment quelque chose. Je sais qu’on parle de social selling et qu’on parle de se vendre, de vendre un produit, un service.

LĂ , je me vendais moi entre guillemets et j’ai vu vraiment que ça fonctionnait. Au bout de neuf mois, j’ai eu plusieurs propositions d’emploi seulement grĂące Ă  mon compte Twitter. Ce n’est que des gens qui m’avaient dĂ©couvert grĂące Ă  mon compte Twitter et c’est lĂ  oĂč je me suis dit que c’est incroyable, c’est hyper prĂ©cieux.

Aujourd’hui, je le vois tous les jours avec mes clients ou moi-mĂȘme sur les rĂ©seaux. C’est comme ça que je trouve tous mes clients. J’ai des preuves tous les jours que c’est vraiment extrĂȘmement puissant et Ă  la portĂ©e de tous et c’est ça que j’adore.

J’adore ce cĂŽtĂ© un peu Ă©galitĂ© des chances. On ne peut partir de rien et en fait, il faut juste dĂ©marrer avec les bonnes armes et les armes, c’est quoi ? C’est les connaissances.

Mais voilĂ , on peut vraiment y arriver. On peut tous y arriver. Merci.

C’est un super exemple.

[Bryan] Non, mais c’est vrai. Ça permet de dĂ©passionner un peu le sujet parce que parfois, ça m’arrive quand je parle avec des clients de leurs concurrents par exemple, en leur disant tel concurrent, il va bien se servir des rĂ©seaux sociaux pour dĂ©velopper son activitĂ©. La rĂ©ponse, c’est oui, mais eux, ils ont dĂ©jĂ  beaucoup d’audience, beaucoup d’anciennetĂ©, etc.

Sauf qu’Ă  un moment donnĂ©, tout le monde a bien commencĂ©. Il faut bien commencer quelque part et en fixant des bons objectifs en Ă©tant rĂ©gulier, ça peut aller trĂšs vite. Donc, il ne faut pas se comparer aux autres en disant oui, mais toi, tu as dĂ©jĂ  de l’avance.

Non. On peut y arriver.

[Isabelle] Mais vraiment. Moi, je suis un petit peu folle en plus dans ma tĂȘte parce que j’ai dĂ©jĂ  des communautĂ©s sur les rĂ©seaux comme notamment sur Twitter. J’ai une petite communautĂ© sur LinkedIn, sur Instagram.

J’ai une petite communautĂ© aussi plus petite qui est lĂ . Et pourtant, j’ai dĂ©cidĂ© de me lancer sur YouTube et je pars de zĂ©ro. Mais alors vraiment parce que les gens, ils ne font pas trop la transition entre un autre rĂ©seau et YouTube.

Donc, j’ai l’impression d’ĂȘtre une bĂ©bĂ© YouTubeuse et il ne faut vraiment pas hĂ©siter Ă  repartir de zĂ©ro. Il ne faut pas hĂ©siter. MĂȘme s’il y en a qui ont des dizaines de milliers, centaines de milliers d’abonnĂ©s, ce n’est pas grave.

En fait, on commence tous un jour. Et on va tous apporter quelque chose de diffĂ©rent et surtout, le marchĂ© est grand quand mĂȘme globalement. AprĂšs, je ne sais pas dans quel secteur sont les personnes qui nous Ă©coutent, mais en gĂ©nĂ©ral, il y a suffisamment de clients pour tout le monde donc, il ne faut pas avoir peur.

Il ne faut pas se mettre une pression d’en faire.

[Gwen] Alors Isabelle, maintenant, je vais te demander si tu veux bien nous faire la conclusion de cet Ă©pisode en trois mots ou en trois phrases. À chaque fois, je demande pour avoir un petit rĂ©sumĂ© concis. Donc, quelles sont les trois mots-clĂ©s, les trois maĂźtres-mots ou les trois phrases Ă  retenir par rapport Ă  ce sujet ?

[Isabelle] Alors, challenge. J’adore les challenges. Alors, du coup, je vais partir sur les mots.

C’est plus compliquĂ©, j’aime bien. Les mots Ă  retenir, je dirais sĂ©rieux. SĂ©rieux, stratĂ©gie parce que, par exemple, il fallait prendre au sĂ©rieux, vous m’avez compris.

Stratégie, vraiment, contenu. Oui, vraiment contenu. Pour moi, le contenu est roi sur les réseaux.

Valeur. Ça me fait penser Ă  la citation de Gary V. J’adore donner les citations qui dit donne de la valeur, donne de la valeur, donne de la valeur et ensuite par le business.

VoilĂ , je pense que tout est dit.

[Gwen] C’est vrai.

[Isabelle] Donc, voilĂ , contenu, valeur. Qu’est-ce que j’ai dit ? Ouais.

Sérieux. Valeur, sérieux, stratégie. Et là, déjà, vous partez sur des bonnes choses.

Observation aussi, ça fait du bien d’observer. VoilĂ . Super.

[Gwen] Eh bien, aujourd’hui, nous aurons eu six mots pour la conclusion. Super. Ça fait une phrase.

Eh bien, merci beaucoup Ă  toi, Isabelle, d’avoir acceptĂ© de venir au micro du Pod. Avec plaisir, c’Ă©tait chouette.

[Bryan] Merci, Isabelle. J’espĂšre qu’on aura l’occasion d’Ă©changer Ă  nouveau sur le sujet ou peut-ĂȘtre sur notre plan.

[Gwen] Bah, carrément. Avec grand plaisir, franchement. Merci à toi aussi, Bryan.

Merci, Gon. Comme toujours. D’ĂȘtre toujours lĂ  Ă  mes cĂŽtĂ©s.

Je sais. Eh bien, je vous dis bonne journée à tous les deux et bonne journée à nos auditeurs et à trÚs bientÎt pour un prochain épisode du Pod.

[Bryan] Bonne journée.

[Gwen] Bonne journĂ©e Ă  tous. Quelques mots avant de se quitter. Tout d’abord, vous pouvez retrouver cet Ă©pisode sur le blog de l’agence www.keepitsimple.fr rubrique podcast ou sur nos rĂ©seaux sociaux. Ensuite, n’hĂ©sitez pas Ă  nous faire vos retours sur le Pod en nous Ă©crivant Ă  l’adresse podcast arrobase ouest point digital. Nous serions ravis de savoir ce que vous aimez, ce que nous pourrions amĂ©liorer, les thĂ©matiques qui vous intĂ©ressent ou les invitĂ©s que vous voudriez entendre. Merci beaucoup pour cet Ă©change.

Je vous dis Ă  trĂšs bientĂŽt pour un nouvel Ă©pisode du Pod.

À propos Gwendoline Moreau

Je conseille et accompagne les clients de l’agence Ouest Digital (entreprises, collectivitĂ©s et associations) dans le dĂ©veloppement de leur prĂ©sence sur les mĂ©dias sociaux. Je contribue Ă©galement Ă  la stratĂ©gie de communication social media de l'agence et Ă  la crĂ©ation de nouveaux projets internes.

Un commentaire

  1. Merci beaucoup pour les conseils et astuces.
    Ma visite sur votre site n’est pas inutile.

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